elodie, auteur sur Grand-Mercredi

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Les aider à bien choisir leurs activités

Les bienfaits du sport

Vos Petits-Enfants passent 6 heures par jour sur les bancs de l’école. Ils ont donc besoin de se défouler ! Le sport leur permet de garder la forme, de se muscler mais également de prendre confiance en eux. Ils vont devoir se frotter à la compétition et développer leur esprit d’équipe. C’est aussi une école de vie où l’on apprend à persévérer et gérer ses échecs.

S’exprimer par une activité artistique

Un de vos Petits-Enfants a un profil plutôt rêveur et doux ? La poterie ou le dessin seront mieux adapté que le terrain de foot. Il pourra s’exprimer de manière concrète et travailler sa concentration dans le calme. Le chant est aussi conseillé pour vos Petits-Enfants qui sont maladroits. Chanter ne demande aucune manipulation et libère en plus son trop-plein d’énergie.

Et votre rôle dans tout ça ?

Vous les super Grands-Parents, vous n’êtes pas seulement là pour accompagner vos Petits-Enfants à leurs activités du mercredi. Vous êtes aussi là pour veiller à ce que ce moment de la semaine soit pour eux une source d’épanouissement et non une corvée ou un moment de compétition qui serait mal vécu. Encouragez chacun de vos Petits-Enfants à choisir une activité qui lui sera propre et non la même que celle du grand frère ou de la petite sœur, afin d’éviter toute concurrence au sein de la fratrie.

Si vous voyez que votre petit-fils rechigne à aller à son cours d’escrime ou que l’idée d’aller au cours de danse angoisse votre Petite-Fille, il faut se demander si l’activité est bien adaptée ou si le professeur a un enseignement qui lui convient.

Halte aux préjugés

Votre petit-fils veut se mettre à la danse et votre petite-fille au foot ? Accompagnez-les dans leur choix et aidez les à se protéger des éventuelles moqueries des autres enfants en mettant en valeur leur propre personnalité.

Les activités extra-scolaires donnent lieu à des moments de partage en famille. Un concert improvisé lors d’un déjeuner dominicale, une soirée match de foot avec les banderoles et les pop corn pour aller encourager votre champion de foot en herbe, une exposition de peinture dans votre salon… on vous le dit, cette année avec vos petits-enfants va être encore enrichissante !

Le confinement est l’occasion pour les équipes des résidences services de démontrer tout leur professionnalisme qu’elles mettent chaque jour au service des senior isolés dans leurs appartements.

Les seniors qui vivent dans des résidences services ont été les premiers à devoir se confiner. Depuis le 9 mars, les équipes sont sur le pont nuit et jour. Leur priorité absolue : zéro risque pour leur résidents sur lesquels ils veillent comme sur leur propre famille.

En effet, les équipes des résidences (directeur.trice, animateurs, chef cuisinier…) doivent, en plus d’assurer leur travail quotidien, s’occuper de chaque résident pour qui leur visite quotidienne est leur seul contact physique avec l’extérieur.

Chaque jour, elles apportent les repas, les journaux et les précieux mots croisés, le courrier, tout ceci dans des conditions sanitaires drastiques. Elles veillent également de très près au passage du personnel tel que les infirmières, les kinés et les assistantes de vie.

Au delà d’assurer le bon fonctionnement de la vie de la résidence, les équipes redoublent d’imagination pour distraire les résidents qui passent les journées entières seuls dans leur appartement.

Certaines résidences organisent des jeux en invitant les résidents à y participer en ouvrant leur porte et rester sur le palier. Les jardins et cours des résidences sont devenus une vraie place de village. Les résidents se mettent à leur fenêtre pour chanter tous ensemble ou suivre un cours de sport pour rester en forme.

Il y a bien sûr les applaudissements pour le personnel soignant tous les soirs à 20 heures. Ce rendez-vous est devenu  leur participation citoyenne à la vie de leur pays.

Le plus important pour les seniors, c’est de garder la notion du temps qui passe. On n’oublie pas de souhaiter les anniversaires des résidents, de fêter Pâques, l’arrivée du muguet… Et on garde les bonnes habitudes de la résidence : La soirée cinéma hebdomadaire qui est remplacée par un quizz cinéma, l’apéritif du dimanche soir qui devient le verre au balcon.

Ainsi les équipes des résidences services senior démontrent en cette période de confinement tout leur savoir-faire : humanité, responsabilité et bienveillance.

« L’hiver dernier, je suis restée clouée au lit pendant deux mois à cause d’une cheville cassée. Je n’ai presque pas vu mes petits-enfants qui étaient tous les mercredis chez ma mère avec leur nounou. C’est à croire que je n’ai plus de rôle à jouer » nous raconte Simone, une grand-mère dépitée.

Hier rares, les arrières grands-parents font aujourd’hui partie intégrante du paysage familial. L’existence de cette 4e génération dans une même famille est inédite dans l’histoire de l’Humanité, leur rôle est à donc à inventer. Et ce rôle doit trouver sa place au milieu des autres acteurs de la famille.

Car avec le prolongement de l’espérance de vie, être arrière grand-parent permet pour certains de jouer un rôle non négligeable auprès de leurs arrières petits-enfants. Quand on a été une grand-mère proche de ses petites-enfants, c’est tout naturellement que les arrières petits-enfants continuent à entretenir une relation tout aussi semblable.

Mais il faut également savoir laisser ses enfants jouer leur rôle de grand-parent. Même si on est soi-même grand-parent depuis longtemps, il faut les laisser inventer leur rôle.

« Parfois, quand on a eu un parent très autoritaire, malgré l’âge, on a encore du mal à s’imposer face à lui et à jouer son rôle auprès de ses petits-enfants. Tout dépend du passé des relations au sein de la famille » explique Jéremy Lelac, thérapeute familial.

A contrario, quand ses enfants deviennent grands-parents, on se sent exclu de cette joie familiale, on a l’impression de devoir laisser sa place de grand-parent alors qu’on reste grand-parent pour toute la vie.  Les grands-parents doivent bien veiller à aider leurs parents à garder leur place dans la famille en faisant le lien avec les autres générations.

Mais alors, quel rôle pour chacun ?  » Les parents trouvent parfois que les grands-parents jouent le bon rôle, de ceux qui gâtent et ne punissent jamais » nous explique Anne Caron une psychologue qui reçoit des familles dans son cabinet. « Imaginez un peu le rôle des arrières grands-parents ! Ils sont juste là pour profiter de leur progéniture. C’est souvent avec eux que les enfants sont le plus libre car il n’y a plus de jugement de leur part. Les grands-parents veillent encore aux bonnes manières quand les arrières grands-parents sont passé à autre chose ».

Plus que de rivalité, il faudrait parler d’ajustement. L’arrière grand-parent reste celui qui rassemble et qui représente le toit de la maison familiale. Quel que soit l’endroit où il vit, c’est un rôle qu’on ne peut pas lui enlever. Mais l’aura dont il est entouré ne doit pas empêcher les autres de trouver leur place.

C’est une réalité, les petits-enfants d’aujourd’hui ont la bougeotte, ce sont des citoyens de monde ! Ils prennent l’avion comme leurs parents prenaient au même âge le train et leurs grands-parents la voiture ! 

Les chiffres sont là pour le prouver : En 2018, il y avait 1 821 519 de français qui vivaient à l’étranger. Les français partent en général pour faire leurs études ou booster leur carrière.

 

C’est dire le nombre de grands-parents et d’arrières grands-parents qui ont dû réorganiser leur vie de famille et se mettre aux technologie modernes pour pouvoir suivre la vie de leur progéniture ! 

Car effectivement, les moyens modernes permettent de se parler d’un bout à l’autre du monde : Skype, whatsapp, Messenger sont autant d’outils qui ont révolutionné la vie de famille ! 

Autre chose qui a changé dans notre société actuelle, c’est qu’avant, les familles vivaient souvent sous le même toit. Les grands-parents prenaient part à l’éducation des enfants. Aujourd’hui, même une famille unie vit chacun de son côté tout en se donnant des nouvelles très souvent.

Les liens entre les générations ont aussi beaucoup changé. Avant, les grands-parents avaient une image statutaire. Aujourd’hui, ils ont endossé le rôle de confident et de rassembleur.

Alors pourquoi vos enfants vont-ils voir moins souvent vos parents ? C’est justement parce que leurs relation a changé ! On s’appelle plus souvent, on se donne des nouvelles pour savoir si tout va bien. Les liens se tissent d’une manière différente. 

De leur côté, les grands-parents vivent plus longtemps autonomes, notamment grâce aux solutions comme la résidence services où ils sont entourés d’une équipe qui veille sur eux tout en ayant un appartement où ils vivent de manière indépendante. Cela leur permet de vivre leur vie de famille plus facilement en se rapprochant de leur famille tout en gardant leur vie à eux.

J’ai été grand-mère assez jeune, et j’ai toujours gardé un lien particulier avec mon petit-fils aîné. J’aime tous mes petits-enfants, mais j’ai vraiment forgé mon rôle de grand-mère avec Eric. C’est aujourd’hui un père de famille comblé avec deux enfants adorables. 

L’année dernière, j’ai voulu changer de lieu de vie car je ne me sentais pas bien toute seule dans mon appartement. Oh, je n’ai pas été habiter bien loin, je suis restée dans le même quartier pour garder mes habitudes, mais je me suis installée dans une résidence services. Le bonheur ! J’ai de nouveaux amis et je n’ai plus de soucis d’intendance.

Toute ma famille est venue m’aider à déménager. Mon petit-fils m’a aidée à brancher ma télévision dans mon nouvel appartement et a bien vérifié avec la directrice de la résidence que mon téléphone était branché comme il faut. “Ma grand-mère est le dernier des dinosaures, elle n’a ni portable ni internet chez elle” a raconté en plaisantant Eric. Je ne me suis pas vexée car c’est vrai, je ne suis pas très branchée par les technologies.

Un jour, Eric est venu me voir à la résidence pour me dire qu’il avait une grande nouvelle à m’annoncer. “Grand-mère, j’ai eu une belle promotion dans mon travail. Je suis muté à Londres et j’emmène toute ma petite famille vivre là-bas !”. 

Sur le coup, j’étais heureuse pour lui, mais ensuite, je me suis dit que je n’aurai plus jamais de nouvelles d’Eric et de mes arrières petits-enfants. Moi qui n’ai qu’un téléphone, ça allait être compliqué de continuer à s’appeler aussi souvent.

Eric m’a ensuite tendu un paquet tout plat. Intriguée et encore sonnée par la nouvelle, je l’ai ouvert. “Grand-mère, je t’offre une tablette. Maintenant tu es obligée de te mettre aux nouvelles technologies pour pouvoir continuer à communiquer avec moi chaque semaine”. Je n’ai pas compris ce qu’il m’offrait mais après quelques séances de formation, j’ai compris tout ce que cette tablette allait pouvoir m’apporter : avec la caméra, j’allais voir Eric, sa femme et ses enfants presque en vrai, et nous allions nous parler facilement, sans que ça me coûte très cher. 

Eric est maintenant installé depuis un mois à Londres, et nous avons déjà eu nos rendez-vous hebdomadaires. Au début, il se moquait de moi car je n’étais pas très au point. Mais j’ai vite progressé, notamment grâce à la directrice de la résidence qui est venue m’aider pour notre premier appel. J’arrive maintenant à recevoir des photos et à les regarder facilement.

Dire que j’ai failli passer à côté de ces moments précieux avec ma famille. Vive la technologie actuelle ! 

J’ai 92 ans et après avoir eu une belle vie bien remplie, j’ai décidé de m’installer il y a deux ans en résidence service. Je m’y suis tout de suite plu, et ça, grâce au groupe de trois amies que je me suis rapidement fait. 

Nous avons nos petites habitude : à quatre heures, nous nous retrouvons dans le salon de la résidence et installées à une table devant la baie vitrée, nous jouons aux cartes. C’est l’occasion de bavarder tout en regardant les passants dans la rue et suivre la vie du quartier.  

Un peu avant Noël, alors que nous étions en pleine partie de belote, nous avons été surprises par un bruit sur la baie vitrée. C’était une petite fille, accompagnée de sa mère, qui tapait sur la vitre pour nous dire bonjour. Nous avons répondu à ses signes, très amusées. Les jours suivants, elle est revenue nous saluer chaque jour à la même heure. Nous nous sommes même surprises à l’attendre quand l’heure approchait. C’était devenu un jeu.

La directrice de la résidence, voyant le manège qui se déroulait depuis quelques jours, a elle aussi attendu la petite pour lui proposer d’entrer dans la résidence. En arrivant avec sa maman, et s’est présentée sans aucune timidité, comme si nous faisions partie de la même famille : “Je m’appelle Yasmine et je vais à la maternelle” nous a t-elle dit.   

Le lendemain, je suis partie lui acheter un petit cadeau au nom de tous les résidents. Je lui ai choisi un petit père Noël en céramique. Et la semaine suivante, sa maman nous a apporté de délicieuses pâtisseries qu’elle avait faites elle-même.

La maman de Yasmine était enceinte et nous avons pu observer depuis notre baie vitrée l’avancée de sa grossesse. Quand le printemps est arrivé, nous n’avons pas vu Yasmine pendant quelques jours. Elle était partie chez sa grand-mère pendant que sa maman était à l’hôpital. Un jour, nous l’avons vu réapparaître, tenant fièrement la poussette où dormait paisiblement son petit frère Diego. Elle tenait à venir nous le présenter elle-même ! 

Quand je repense à cette histoire, je mesure la chance que j’ai de vivre dans une résidence senior située au coeur d’un quartier animé ! C’est une manière de nouer des relations amicales pour le moins insolites ! 

J’ai toujours adoré cuisiner pour ma famille. Les grandes tablées, les conversations animées, la préparation des repas où on se transmet ses astuces de cuisine, c’est tout ce que j’ai toujours aimé ! 

Mais depuis que j’ai perdu mon mari, je me suis retrouvé seule dans notre grande maison. Cette grande maison que nous avions choisie pour accueillir toute notre famille mais qui au fil des années est devenue trop lourde à porter. Trop loin des commerces, trop loin de mes enfants qui sont partis vivre ailleurs pour leur travail. Je n’avais plus le goût pour la cuisine, je n’avais plus le courage. Et mon moral a commencé à baisser.

C’est là que ma vie a changé en l’espace de 15 jours. Un dimanche après-midi, des amis de mes voisins sont passés me voir pour me dire que si un jour je voulais vendre ma maison, ils seraient intéressés. J’ai tout de suite été séduite par l’idée. Mais je me suis reprise immédiatement en me disant : oui, mais où vais-je vivre ? 

Le lendemain, ma fille m’appelle pour me dire que son cours de yoga en plein air (ma fille a des activités un peu farfelues) se passe dans un parc près de chez elle. On y aperçoit entre les arbres une jolie résidence avec une piscine. Au départ, elle pensait que c’était des habitations classiques, mais elle s’est rendu compte qu’en réalité, c’était une résidence pour seniors.

La semaine suivante, poussée par la curiosité, j’ai été visiter cette fameuse résidence. Et je m’y suis même installée !  J’ai désormais une belle vue sur le parc où je peux voir ma fille participer à son cours de yoga. C’est notre nouveau rituel hebdomadaire. Après son cours, elle vient déjeuner chez moi où, dans ma cuisine spacieuse et fonctionnelle, je lui prépare de bons petits plats. Comme au bon vieux temps ! 

 

 

 

J’ai deux fils, tous les deux proches de la retraite, qui sont de vrais papas poules avec leurs propres enfants. Depuis que j’ai perdu mon mari il y a 3 ans, ils se sentent responsables de moi. 

Nous habitons loin les uns des autres et quand j’ai eu des soucis de santé, ils sont venus souvent me voir. Les trajets devenaient lourds à gérer. C’est là que je me suis posée la question de me rapprocher d’eux. Sans rien leur dire, j’ai fait des recherches sur internet et j’ai trouvé l’endroit idéal qui allait changer notre vie de famille.  

Deux semaines après, j’ai convié mes deux enfants chez moi, et quand nous nous sommes retrouvés à table, j’ai fait tinter mon verre avec mon couteau. Le silence s’est fait. Emue, je n’ai réussie qu’à leur dire : “Mes chéris, je vais changer de vie”. 

“Quoi, maman ? Tu te remaries ?”, m’a tout de suite dit l’aîné. “Mais non voyons, je vais déménager pour me rapprocher de vous et je m’installe dans une résidence services ! Elle est à côté de chez vous et en plus c’est direct en bus pour aller au cinéma et au théâtre. Moi la féru de culture, je vais être comblée !”

Ils ne voulaient pas y croire. J’allais quitter la maison où, avec leur père, nous nous étions installés pour notre retraite pour partir vivre dans un endroit uniquement habité par des personnes âgées. 

De prendre cette décision sans leur demander leur avis s’est même retourné contre moi : ils m’ont laissée me débrouiller toute seule pour mon déménagement ! Heureusement, j’ai pu compter sur mes fidèles amis pour m’aider à faire les cartons et pour emménager. 

Le week end qui a suivi l’emménagement dans ma résidence, j’ai invité mes enfants et mes petits-enfants à venir déjeuner dans ma résidence. Quand ils ont découvert mon joli appartement lumineux et fonctionnel, écouté les blagues de Lionel – le bout en train de la résidence – et goûté à la blanquette de veau du chef, ils ont été rassurés.  

J’ai compris plus tard que mes fils avaient peur de me voir vieillir et pensaient que j’allais vivre dans un endroit triste et isolé du monde. Depuis qu’ils ont vu combien cet endroit est idéal, ils passent me voir plusieurs fois par semaine. Ils trouvent ma résidence paisible et se prennent parfois à rêver de venir y habiter avec moi ! 

Notre maman vivait seule depuis plusieurs années, dans la grande maison où nous avons grandi. La maison était devenue très lourde à gérer pour elle, trop grande et un peu vide. D’autant plus que nous n’avions pas souvent l’occasion de rendre visite à notre mère : nous avons tous construit nos vies dans le sud de la France, alors que la maison est en région parisienne. 

D’un commun accord, avec mes frères et sœurs et maman, nous avons décidé de vendre la maison. Il nous fallait trouver une solution pour notre mère. Elle pensait que nous lui avions trouvé un appartement en centre ville. En vérité, mes frères et sœurs et moi avions prévu en cachette de faire un magnifique cadeau à notre mère, qui a toujours tout donné pour les autres. Il était temps qu’on lui rendre la pareille, et qu’elle puisse enfin penser à elle.

C’est pourquoi nous avons décidé de lui offrir la chance de vivre en résidence services. 

Là, on s’occupe d’elle et elle n’a plus qu’à se laisser faire. Bien sûr, elle peut décider quand elle veut de faire la cuisine ou le ménage, mais globalement, elle n’a plus qu’à profiter de la vie… Et de ses nouveaux amis ! 

L’effet de la nouvelle résidence sur elle a été incroyable ! Elle qui vivait seule depuis si longtemps s’est retrouvée un dynamisme sans pareil depuis qu’elle s’est faite de nouvelles amies. 

Elle a retrouvé le sourire, et surtout, nous pouvons lui rendre visite bien plus souvent : nous lui avons choisi une résidence proche de chez nous. Nous passons beaucoup plus de moments ensemble et nous sommes très heureux d’être enfin tous réunis, autour de notre mère en pleine forme.

Ma passion a toujours été la même, d’aussi loin que je m’en souvienne. Ce sont mes parents qui m’en ont donné le goût. Dès tout petit, ils m’ont emmené avec eux, dans tous leurs voyages, et j’ai tout de suite été piqué. L’Egypte, l’Espagne, l’Autriche, les Etats-Unis… Ils m’ont emmené partout. En grandissant, j’ai continué de mon côté. Je suis allé sur tous les continents. J’ai même eu la chance de me rendre en Arctique. 

Bref, vous l’aurez compris : je suis un grand voyageur. Mais depuis quelques temps, quand je rentre à la maison après mes voyages, je me sens seul, surtout après les moments passés en joyeuse compagnie pendant mes excursions. 

Quand j’ai vu mon généraliste pour la dernière fois, je lui ai parlé de mon sentiment de solitude qui ne faisait qu’augmenter. Il m’a alors suggéré de m’installer dans une résidence service. Par chance, il y en avait une près de chez moi. J’ai écouté son conseil et me suis alors installé. 

C’est fou comme cela m’a changé la vie. J’ai retrouvé le goût de mes voyages, et n’angoisse plus de partir, ni de revenir ! 

Au contraire, j’adore rentrer à la résidence, où je sais que l’on attend mes récits avec impatience ! J’ai même trouvé un futur compagnon de voyage : Pierre, mon voisin de palier, va m’accompagner dans ma prochaine aventure. C’est formidable de sentir cette effervescence autour de mes voyages et de ce que j’en rapporte. J’ai à nouveau le sentiment d’exister, et d’avoir un vrai chez-moi, entre deux aventures. 

Certains soirs, nous organisons, avec les autres résidents, un moment spécial, où je montre sur une petite estrade pour leur raconter mes péripéties, dont ils sont plus que friands. Je songe d’ailleurs à écrire un livre pour compiler toutes mes expéditions. Et je sais déjà que mes premiers lecteurs seront les membres du Club de Lecture de la résidence ! 

J’ai toujours eu l’habitude de déménager. Je crois que dans ma vie, je n’ai jamais habité au même endroit plus de 5 ans. Seulement voilà, avec l’âge, je commence à apprécier le fait d’avoir mes petites habitudes. Je vis dans le même quartier depuis 3 ans maintenant et je me suis vite attachée aux commerçants, à l’ambiance générale et surtout à mon médecin. C’est la première fois, je crois, que je me sens autant en confiance avec un professionnel de santé, et que j’ai l’impression de tout pouvoir lui dire. Il pose de très bons diagnostiques et a vraiment une approche bienveillante de son métier. Cela faisait quelques mois que je lui confiais que ma “bougeotte” me revenait. J’avais envie de changer d’atmosphère, mais je me sentais un peu trop fatiguée pour me lancer à la recherche d’un nouvel horizon. En plus, le quartier me plaît chaque jour de plus en plus. Sans m’y attendre, c’est mon médecin qui a trouvé la solution à mon problème. 

 

Il m’a conseillée de me diriger vers une résidence services, et de m’intéresser notamment à celle qui se trouve près de son cabinet, en plein coeur de la ville. J’étais quelque peu sceptique, au premier abord : moi, la grande voyageuse, en résidence services ? Mais j’étais quand même curieuse, car je sais que mon médecin me connaît bien, et qu’il ne m’aurait jamais conseillé un tel endroit s’il ne pensait pas que je pourrais m’y plaire. 

Un après-midi, je me suis donc décidée et je suis allée visiter la résidence. La surprise a été assez grande pour moi. L’endroit m’a plu tout de suite. La modernité des appartements, du salon et du restaurant et la sympathie de l’accueil m’ont charmée en un instant. J’ai décidé de m’installer pour une semaine, pour voir comment je me sentirais en habitant ici. Cette semaine, c’était il y a 4 mois… et j’habite toujours là !

 

La proximité avec les commerçants que j’appréciais, la chaleur de la résidence, qui est devenue un véritable foyer pour moi, l’amitié des résidents et l’ensemble des prestations ont fait de moi une véritable résidente ! Je ne remercierais jamais assez mon médecin, qui a su entendre mes envies et me pousser vers l’inconnu. Je suis surtout très contente de continuer à pouvoir voir mon médecin facilement, et à être soignée par quelqu’un en qui j’ai 100 % confiance. 

Heureux celui qui possède une cheminée car le Père Noël va pouvoir lui apporter des cadeaux.

Dommage que chez Cogedim Club, la seule cheminée de la résidence se trouve dans le salon commun, car on peut être senior et croire au Père Noël. Mais comment va-t-il faire pour cheminer jusqu’à nous  ? Par les escaliers ? Par les ascenseurs ? Par les fenêtres ?

Moi, je lui ai demandé plein de choses : une meilleure santé, d’arrêter de fumer, de gagner au Loto, de gagner au Scrabble… Mais je me demande comment il va m’apporter cela.

Comme disait mon ex : «Tu crois au Père Noël ? » Et bien oui, j’y crois dur comme fer. Je suis sûr qu’il m’apportera quelque chose, et rien que de l’espérer, je suis bêtement heureux. Croyez, croyez, dites-vous que c’est possible et ça se réalisera peut-être.

Celui qui croit au Père Noël est un sage. Car que nous reste-t-il si nous n’avons plus de projets, d’envie, de désir  ?

Alors chantons tous en cœur. Petit papa Noël quand tu descendras du ciel avec tes jouets par milliers n’oublie pas de prendre l’escalier.

Lettre d’Yves, résident à Massy

Noël, c’est un peu comme ouvrir une huître ou faire une mousse au chocolat : il y a 1 000 façons de le fêter.
Et cette année, chez les Grands-Parents & Résidents, nous avons décidé qu’il n’y aurait pas de maux, pas d’exclusion, juste de la joie et beaucoup de solidarité. Voici 5 idées pour faire évoluer de manière positive vos habitudes de Noël.

1 – Faire un bon plan de table

Le plan de table par âge

Que ce soit pour les repas de Noël en résidence ou en famille, faites le plan de table en fonction des âges. Le ou la doyenne au centre et en partant de sa droite, on se place en âge décroissant. Histoire de voir quelle tranche d’âge est la plus sage de la table !

Le plan de table Génération

Pour les Noël en famille, les arrières petits-enfants d’un côté de la table, les grands de l’autre et que ça saute !

Follement amusant et pas encore trop vu, ce plan de table permet à chaque jeune d’échanger avec son voisin d’en face, naturellement d’une autre génération.

Le seul risque auquel vous vous exposez  : être obligé de dire à votre petit-fils de 37 ans qu’il est devenu un adulte.

Les chaises musicales

Celui-là, tout le monde le connaît, mais personne ne l’applique. Pourtant, la rumeur dit que c’est une arme secrète qui garantit un déjeuner zéro conflit.

Le principe est simple : à chaque plat, et au signal du chef de la résidence, tout le monde change de place en s’assurant d’avoir deux nouveaux voisins.

Inconvénient : cela ne marche que si vous prévoyez « entrée, plat, fromage, dessert ». Avantage : personne n’a le temps d’aborder les sujets qui fâchent.

2 – élargir le cercle

En résidence : invitez à la résidence des personnes isolées à venir prendre un chocolat chaud le jour de Noël ou proposez-leur de participer au club de lecture des Grands-Parents & Résidents. Faites profiter de la chaleur de votre résidence aux personnes de l’extérieur.

En famille : donnez le bon exemple et proposez à vos petits-enfants d’inviter leurs amis ou des personnes de leur quartier qui se retrouveraient seuls le jour de Noël.

3 – écrire des mots doux

Le sapin de la résidence ou celui qui est chez votre fille est un terrain idéal pour échanger en douce avec votre entourage. Vous pouvez glisser dans les branches des petites enveloppes qui contiennent des mots doux du type :

« Mon petit-fils, tu as des enfants magnifiques qui grandissent bien ».

Ou encore :

« Martine, contrairement à ce que je te disais lors de notre atelier tricot, l’écharpe que tu as tricotée est bien plus belle que celle que j’ai faite ».

4 – Venir avec un secret

Cette année, vous savourez de pouvoir profiter du repas de Noël sans avoir eu la lourde charge de l’organiser. Mais votre mission ne s’arrête pas là pour autant. Vous allez demander à chacun de venir au déjeuner de Noël, en famille ou à la résidence, avec un secret que personne ne connaît et qui va faire rire toute la table. Après toutes ces années passées ensemble, vous pourrez toujours créer la surprise dans votre entourage. Et les secrets ont le pouvoir de resserrer les liens familiaux et amicaux.

5 – La première bûche de Noël à faire en équipe

Voici une bûche à réaliser avec 6 membres d’une même famille ou 6 résidents gourmands et joyeux.

Temps de préparation : 15 minutes

Temps de repos : 30 minutes

Ingrédients pour 10 personnes

• 25 cl de lait entier

• 10 tranches de pain d’épices

• 10 petits-suisses

• 1 gousse de vanille

• 30g de sucre en poudre

• 50g de copeaux de chocolat au lait

1er cuisinier

Étalez les tranches de pain d’épices à l’aide d’un rouleau à pâtisserie et réservez.

2e cuisinier

Faites chauffer à feu moyen le lait entier dans une casserole.

3e cuisinier

Ajoutez les graines de la gousse de vanille.

Laissez infuser pendant 25 minutes.

4e cuisinier

Démoulez les petits-suisses, puis mélangez-les avec le lait entier à la vanille et le sucre en poudre.

5e cuisinier

Répartissez la crème à la vanille sur les tranches de pain d’épices
Roulez-les de façon à former des bûchettes.

6e cuisinier

Recouvrez les bûchettes de crème à la vanille et parsemez de copeaux de chocolat au lait.

Réservez au frais jusqu’au moment
de servir.

Le Noël des Grands-Parents & Résidents est placé cette année sous le signe de la solidarité. Vaste programme !  Voici 5 exemples d’actions toutes simples qui peuvent être menées par des Grands-Parents & Résidents.

Fabriquer

Tricoter des moufles pour son arrière petit-fils qui part en classe de neige pour qu’il ait chaud et qu’il sache que vous pensez à lui depuis votre résidence. Et comme être Grand-Parent & Résident, c’est rire au moins deux fois par jour, vous pouvez aussi lui tricoter le plus kitch des pulls de Noël que la résidence ait connu et lui demander de le porter fièrement lors du déjeuner de Noël.

L’astuce de Grand-Parent & Résident : On vous donne ici plein d’idées de motifs qui vont faire fureur : www. lepullmoche.fr

Motiver

Appeler ou envoyer un mail à ses petits-enfants ou neveux pour les inciter à trier les jouets de leurs enfants et venir les déposer à la résidence pour qu’ils soient donnés à une association. La vie de ces jouets – qui doivent être en bon état – sera prolongée et feront la joie d’enfants dans le besoin.

L’astuce de Grand-Parent & Résident : Voici des exemples d’associations qui récoltent des jouets  : La Croix-Rouge, Le Secours Populaire, Emmaüs et Les Restos du Coeur.

Accompagner

Proposer au libraire du quartier d’organiser dans la résidence une soirée lecture pour les enfants du quartier et mettez-vous à côté de ceux qui ont du mal à suivre pour qu’ils profitent au maximum de l’histoire.

L’astuce de Grand-Parent & Résident : On dit que de nombreux résidents font régulièrement du soutien scolaire auprès des enfants du quartier de leur résidence. Pourquoi pas vous ? Les parents seraient heureux de savoir que leur enfant apprend à lire selon une méthode qui a fait ses preuves !

Echanger

Organiser un Noël canadien dans sa résidence. Le principe est que chacun fabrique un petit cadeau pour un autre résident ou en achète un à moins de 5 euros. Les cadeaux sont mis dans un grand panier et on tire au sort dans un chapeau le nom d’un résident qui aura été inscrit sur un bout de papier.

L’astuce de Grand-Parent & Résident : Les cadeaux les plus faciles à fabriquer :

• Si vous cuisinez, fabriquez des sablés.

Mélangez 250 g de farine, 125 g de beurre, 125 g de sucre, 1 oeuf et  1 pincée de sel. Pétrissez le tout et étalez la pâte. Prenez des emporte-pièces de formes différentes et découpez la pâte. Enfournez 10 minutes dans un four à 180 degrés.

• Si vous êtes proche de la nature, fabriquez une pomme de pin porteuse de message.

Rendez-vous dans le parc à côté de la résidence à la recherche de la plus belle pomme de pin. Faites la sécher puis peignez-la.
Vous pouvez y accrocher une petite carte avec un mot doux.

Dorloter

Votre petite-fille ou votre voisine d’appartement à la résidence a l’air soucieuse ? Offrez-lui un « Bon pour une soirée où l’on a le droit de raconter tous ses soucis ».

 

Noël approche et toute la famille est sur le pied de guerre pour préparer les fêtes. Dans la famille, on adore cette période, et on s’y prend toujours assez tôt. Sauf que cette année, patatra ! En pleine installation du sapin chez mon fils, j’ai trébuché dans les escaliers, et je me suis fait une grosse entorse à la cheville. Résultat : 2 mois d’immobilisation pour reposer ma cheville. Après quelques jours à l’hôpital, il a bien fallu que je sorte. Mais avec ma blessure, pas question que je retourne dans mon appartement. Mes enfants ont alors eu l’idée de m’installer en résidence service, près de chez eux. Je n’étais pas spécialement emballée par cette idée, mais il est vrai que je n’avais pas trop le choix. Cela fait maintenant quelques semaines que j’y suis et je dois avouer que j’ai été très agréablement surprise. 

J’ai mon propre appartement, mais en même temps tous les avantages de ne pas habiter seule. Je n’ai pas besoin de me faire la cuisine au déjeuner, par exemple, car je peux profiter d’un bon repas servi à la salle à manger et avec ma cheville, c’est assez pratique ! Mais j’ai surtout vraiment pris goût à la vie en résidence service. Je suis vraiment très bien installée, je me sens entourée et très en sécurité. Je sais qu’au moindre problème, l’équipe de la résidence est là pour moi.  Et puis il faut dire que l’ambiance est vraiment au rendez-vous. Je me suis fait un petit groupe d’amis, avec lesquels je partage beaucoup de centres d’intérêts. J’adore cette idée d’être chez moi, mais de pouvoir voir mes amis dès que je sors de mon appartement ! 

Finalement, j’ai pris la décision de m’installer dans la résidence définitivement. J’ai déjà entamé les démarches pour vendre mon appartement. En plus, mon nouveau chez-moi est à 5 minutes en voiture de chez mon fils, ce qui veut dire que je vais voir mes Petits-Enfants plus souvent ! Et ça, ça n’a pas de prix.

Mes voisins se sont fait cambrioler il y a quelques mois. Et depuis, je vis dans la crainte que la même chose m’arrive. Dès que je suis à la maison, je sursaute au moindre bruit : j’ai très peur de rester seule. Mes voisins, eux, ont carrément décidé de déménager. Ils se sont installés dans une résidence service, en plein centre-ville. Quand ils sont partis, j’étais assez triste, car nous nous connaissions depuis des années et nous nous entendions très bien. Une fois qu’ils ont été bien installés, je suis allée leur rendre visite. 

Je dois dire que j’ai été assez impressionnée par leur nouveau logement ! Tout y est très beau, moderne et très propre. Ils ont leur propre appartement, qu’ils ont aménagé à leur goût, et ils sont vraiment contents d’avoir retrouvé la sérénité. C’est vrai que dans leur résidence, tout est fait pour que les habitants se sentent en sécurité. Quelqu’un est présent toute la journée, 7 jour sur 7, et même la nuit, en cas de problème. J’ai vraiment vu mes voisins revivre. 

Ils sont tellement bien dans leur résidence, qu’ils ont réussi à me convaincre de les rejoindre. Je suis en train de tout mettre en ordre pour déménager le plus vite possible ! J’ai hâte de retrouver les joies de notre voisinage, la sérénité en plus !

Cette année, ma fille m’a annoncé vouloir offrir à son mari et ses enfants un voyage pour Noël. Malheureusement pour moi, c’est pour fêter leurs 40 ans de mariage et je ne serai donc pas de la partie. Bien sûr, je me réjouis pour eux et pour les belles aventures qui les attendent, mais j’avoue que j’étais très déçue de savoir que nous n’allions pas passer les fêtes ensemble cette année. 

La nouvelle a d’ailleurs été très dure à encaisser. Pendant quelques jours, j’ai été un peu déprimée, un peu absente, en repensant à tous les bons souvenirs de Noël que j’avais avec toute cette petite tribu que j’aime tant. Je crois que c’est la première fois que ma fille et moi ne serons pas ensemble à cette période de l’année. 

Et puis, à la résidence, les fêtes ont commencé à s’organiser. Petit à petit, on a accroché des guirlandes et des couronnes un peu partout, on a décoré le sapin, commencé à entonner des chants de Noël … L’ambiance des fêtes s’est installée et mon moral est vite remonté ! 

J’ai aussi découvert que la plupart de mes amis restaient eux aussi à la résidence pour les fêtes. Mon très bon ami, Jean, va d’ailleurs recevoir sa famille, et il m’a invitée à leur repas, le 26. Nous avons également organisé un Père Noël Secret tous ensemble et nous allons nous offrir des petits cadeaux les uns aux autres. Marianne, qui était cheffe cuisinier avant sa retraite, va nous apprendre à cuisiner ses spécialités de Noël.

Finalement, je suis ravie de rester à la résidence, et je sais que je vais bien m’amuser. Noël ne sera pas aussi déprimant que ce que je m’étais imaginée… Mais ça, je ne l’ai pas encore dit à ma fille : elle culpabilise et je vais encore la faire tourner un peu en bourrique avant de lui dire de ne pas s’inquiéter pour moi !

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