grand-mercredi, auteur sur Grand-Mercredi - Page 12 of 128

grand-mercredi


Article

Des femmes qui existent

Elles s’appellent Oleksandra, Farzaneh ou Asli.
Elles ne vont pas au yoga, ne font plus les courses, ont oublié ce qu’était leur métier, les repas de famille et les dates des prochaines vacances scolaires.

Il arrive que leur mari leur manque à en pleurer, que leur fils n’ait pas donné de nouvelles depuis longtemps, que leur père exige qu’elles se couvrent la tête.

Elles sont ukrainienne, iranienne ou turque. Elles vivent dans un pays en guerre, aspirent à la révolte ou survivent au milieu des décombres.

Parlez-leur de leurs droits – les mêmes que les vôtres – et elles se demanderont toutes, sans exception, ce que ceux-ci sont devenus. Celui de pouvoir apprendre, de jouir d’un toit comme d’un abri, de voyager seule pour découvrir un peu plus que le coin de la rue, d’allumer la radio pour ne plus se contenter du chant des oiseaux. Une mélodie que les armes, parfois, ont réussi à faire taire.

Alors, il y a ce truc tout bête que PartAge voulait vous dire. C’est qu’à défaut de pouvoir les serrer dans vos bras, vous pouvez penser à toutes ces femmes, aujourd’hui. Leur envoyer un peu de cette liberté qui vous tient la main depuis 50 ans au moins, quoique vous fassiez, où que vous alliez. Et croiser les doigts pour qu’un jour, elles aussi, puissent crier “Liberté chérie !”.

P.S.: Et pour vous rafraîchir la mémoire et/ou celle des autres, ne passez pas à côté de :
– L’interview de Gisèle Halimi chez Bernard Pivot, il y a 50 ans. Déjà.
– La passionnante exposition sur l’enseignement pour les femmes artistes en 1900, au Musée Camille Claudel.
– L’intégrale de “Culottées”, les BDs de Pénélope Bagieu, qui croque mieux que personne les femmes “qui ne font que ce qu’elles veulent”.

Cinquante ans et plus, côté miroir, c’est un peu l’âge fatal. On remarque ce qu’on ne voyait pas avant – au choix : une cabine avancée à la place du ventre, un cou de pélican sous le sautoir et des ailes de chauve-souris les bras levés – et, parfois, ça nous dérange. De là à passer sur le billard pour gommer ce que l’on perçoit comme des “atrocités”, il y a un pas que beaucoup n’osent pas franchir. La peur du bistouri et le regard des autres sur la chirurgie esthétique y sont pour beaucoup. PartAge a pourtant identifié 3 raisons qui pourraient vous aider à vous sentir mieux. Découvrez-les ci-dessous !

– Le bistouri, c’est fini !
Les avancées médicales de ces dix dernières années ont remisé au placard l’antique lifting remontant bien haut derrière les oreilles. La médecine esthétique (et non la chirurgie) permet aujourd’hui des actes beaucoup moins invasifs et sans anesthésie, comme par exemple la pose de fils tenseurs pour lisser les rides, l’utilisation du laser sur les pattes d’oie sans perturber le cycle de vieillissement naturel de la peau, ou encore la cryolipolyse pour se débarrasser de bourrelets apparus sur le tard. Même les injections font profil bas du côté de la seringue ! Votre seule préoccupation : choisir un professionnel de confiance et fuir les charlatans qui font florès en repulpant les lèvres des ados influencé(e)s par les réseaux sociaux.

– C’est bon pour le moral
Nez ingrat, peau fripée, tâches cutanées que l’on camoufle maladroitement … : nombreux sont les “petits défauts” avec lesquels on peut avoir du mal à vivre ou cohabiter. S’il est réfléchi, le choix d’un acte esthétique visant à les corriger vient aussi réparer une blessure psychologique. Adieu le complexe, bonjour le bien-être et l’estime de soi retrouvée !

– Le tabou au vestiaire
Il fut un temps (que vous avez connu!), où le moindre passage sur le billard pour quelques sillons regonflés devait impérativement être classé secret défense. Certes, les hommes cédant aux sirènes des injections et autres discrètes corrections sont encore rares ! Mais, entre femmes quinquagénaires, on n’hésite plus à en parler comme du dernier body à la mode. Mieux : on fait ouvertement de la pub au génie qui a boosté notre confiance en nous !

Vous ne vous en sortirez pas comme ça. Pour en savoir plus, PartAge vous conseille :

un livre pour tout comprendre
un podcast pour mettre un terme aux idées reçues
et un compte Insta (très, très fiable) pour voir comment ça se passe en vrai

Oui – trois fois “oui” – vous avez le droit de vous trouver beau !

La générosité, l’entraide, le sens du partage… : vous êtes d’une génération où, à l’école comme à la maison, on vous a toujours appris à donner (de vous-même, de votre temps, etc.) Mieux : il y a fort à parier pour que vous ayez transmis ces mêmes valeurs à vos enfants, puis à vos petits-enfants (pour ceux qui en ont déjà). Félicitations ! Sauf que, cette semaine, PartAge vous apprend… à faire tout l’inverse ! Pourquoi ? Tout simplement parce que ce que les spécialistes de la santé mentale appellent “l’égoïsme sain” est EXCELLENT pour l’équilibre intérieur. Et ça, après 50 ans, on en a forcément besoin. La preuve par trois :

– Il nous apprend à dire “non”

Pas facile d’adhérer au concept quand on veut “faire plaisir à tout le monde”, mais tellement confortable quand on y parvient enfin. Savoir décliner une invitation à un anniversaire ou refuser de jouer la baby-sitter de secours permet, peu à peu, de se détacher de ce que l’on perçoit comme une obligation, et de la peur de décevoir qui va avec. Plutôt que de répondre à l’attente de l’autre, on s’écoute et on prend 2 minutes pour statuer sur son envie profonde, selon son degré de fatigue ou son aspiration du moment. Croire que notre seule présence peut satisfaire un tiers est une erreur ; faire passer son bien-être en premier préserve le sentiment de liberté.

– Il aide à faire la différence entre “besoin” et “désir”

Avez-vous, ce soir, un besoin fondamental de voir vos amis ou le désir d’être entouré ? Ressentez-vous la nécessité d’aller à l’aquagym ou l’envie de faire bonne impression auprès de votre belle-fille en assurant la sortie d’école ? L’exercice est ténu mais mérite d’être mis en pratique dès que le dilemme se pose. Il n’y a que la connaissance de soi qui aide à poser des limites vis-à-vis de l’extérieur, sans culpabiliser.

– Il rend plus souple

Que les allergiques à l’égoïsme pur et dur se rassurent : l’égoïsme sain ne dispense ni de l’empathie, ni de l’altruisme. Tout est une question de compromis, de juste équilibre entre “tout pour les autres” et “tout pour moi”. Exemple concret : “Non, je ne t’accompagne pas au ciné ce soir car j’ai besoin de me reposer. En revanche, je serai plus en forme demain pour aller faire une balade, si tu veux”. Et le tour est joué!

©Shutterstock

Elle se fait appeler “la déesse du glucose”. Elle a épluché l’absolue intégralité des études qui existent sur la façon dont les pics de glycémie influent sur le métabolisme, l’humeur, la prise de poids, le mental. Son dernier opus explique tout sur tout ; et, le pire (!), c’est qu’on pige au quart de tour comment il faut faire. Aussi téméraire que curieuse, la rédaction de PartAge a donc voulu éprouver “dans la vraie vie” – qui est aussi un peu la vôtre – la méthode de Jessie Inchauspé. Choses vues, choses vécues, choses entendues : retour sur 1 mois de pérégrinations sur le chemin du bien-être alimentaire !

Jessie a dit : “Ma méthode repose sur 4 piliers”. Soit !

Le jour J, on dévore son bouquin avec la boulimie d’un hamster face à des fanes de carottes. 1ère impression : “Ouh la ! Ça va nous faire bizarre…” 2ème impression : “C’est pas bête, ce qu’elle dit …” 3ème impression : “Ok, je me lance…!”

Commandement après commandement, voici les impressions de nos cobayes volontaires. 

– Un petit-déjeuner salé, tu prendras

Ce que dit Jessie : “Si vous stabilisez votre glucose dès le matin, le reste de votre journée se passera beaucoup mieux que dans le cas inverse (…) Les protéines sont le pilier d’un petit déjeuner salé. Ce sont elles qui garantissent la stabilité de notre glycémie et notre satiété”.

Comment on l’a vécu : pour celles qui étaient perfusées au trio pain/beurre/confiture, il y eut d’abord le temps du deuil (très bref et quasi-indolore, ouf!). Pour les autres, tout fut une question d’anticipation : choper le réflexe de caser du concombre, des avocats mûrs à point, des rillettes de thon et des épinards dans le frigo à l’heure du 1er café, tout en se gardant 6 oeufs de côté pour la semaine. Autant dire tout un art ! Mais on s’y fait. Et ça passe tellement bien qu’on en oublie jusqu’à la forme du croissant.

Bilan des courses : à l’unanimité, une sensation de satiété longue durée (4 heures au moins, si c’est pas cinq,  entre le petit-déjeuner et le repas de midi) et zéro coup de barre dans la matinée. Celles qui craquaient jadis à 10h pour trois chouquettes ou un quignon de pain boulotté en douce n’en sont toujours pas revenues. Humeur de pinson et batteries à bloc : un doublé gagnant pour démarrer la journée.

– Une cuillère à soupe de vinaigre, par jour tu avaleras

Ce que dit Jessie : “Boire une cuillère à soupe de vinaigre avant de manger sucré ou avant de manger des féculents atténue considérablement le pic de glucose. (…) La boire diluée 10 minutes avant le repas est le délai optimal”.

Comment on l’a vécu : Déjà, on a très vite intégré que le petit verre de rosé de 12h15 ne comptait pas pour du vinaigre (mouah ah ah!). Ensuite, on s’est rendu compte qu’on n’avait que du “mauvais” vinaigre à la maison. Isa a lâché la rampe d’emblée, trompant l’ennemi avec un jus de citron. Hélène a cassé sa tirelire pour s’acheter un vinaigre à la limite du grand cru classé (quitte à “souffrir”…). Amandine a pigé que ça passait mieux dans un grand verre d’eau glacée, bu à la paille (l’émail des dents, à 50 ans comme à 30, c’est important).

Bilan des courses : une baisse notable des ballonnements d’après-repas, les sujets les plus réceptifs aux bienfaits de l’acide acétique passant du niveau “montgolfière” à celui de “poche à douille”. Mais, à n’en point douter, le breuvage bu en temps et en heure a le mérite de fluidifier la digestion. Rentre-t-on pour autant dans un leggin taille 38 au bout d’un mois ? Non, “mais c’est pas le but”, vous dirait Jessie.

– Par les légumes, tu commenceras

Ce que dit Jessie : “Ajouter une assiette de légumes (cuits, crus, assaisonnés ou nature) en entrée, au début de l’un des repas de la journée, limite l’absorption des molécules de glucose et permet d’exploiter le pouvoir des fibres qu’ils contiennent”.

Comment on l’a vécu : Fastoche ! Certaines – fines mouches – le faisaient déjà. Les autres ont très vite pris le pli, troquant l’imparable duo “salade-fromage” de fin de repas par une mise en condition 100% fibres. Le supplice ne tient d’ailleurs pas tant au temps de préparation, qu’à la tentation de zapper la case “chou fleur” lorsque fume sur la table une pleine assiette de pâtes carbonara attendant son tour…

Bilan des courses : lorsque 30% du repas est composé de légumes crus ou cuits ingurgités en amont, la satiété est plus précoce. Même les plus gourmandes, tendance bec salé, ont noté qu’elles mangeaient leur plat en plus petite quantité et étaient moins tentées par le sucre. Rusée, la Jessie !

– Après chaque repas, tu bougeras

Ce que dit Jessie : “Bouger durant 10 minutes après le repas, dans les 90 minutes qui suivent, est un moyen efficace d’aplatir les courbes de glycémie. En effet, une partie du glucose absorbé est utilisée par les cellules musculaires”.

Comment on l’a vécu : disons-le tout net, il a fallu revoir deux-trois basiques, comme par exemple faire une croix sur le début du film du mardi soir au profit de 10 minutes de marche. Pour, finalement, se rendre à l’évidence : le ventre plein, on a envie de tout sauf de courir / se gainer / remuer. Sans conteste le commandement le plus difficile à respecter, même si on en connaît une qui est sur le point de s’acheter un chiot en guise de motivation post-apéro.

Bilan des courses : on s’est dit qu’il fallait trouver une parade. Caser son ménage entre midi et deux, rentrer d’un déjeuner entre ami(e)s à vélo, bref : qu’on intègre petit à petit cette nouvelle habitude. Non sans compter sur les bons conseils de Jessie, qui a plus d’une idée dans son leggin !

Après 28 jours à tester la méthode Jessie, la rédaction de PartAge est unanime : on tient là l’anti-régime parfait, dont le seul objectif est d’abord de se réconcilier avec soi-même, son ventre, et son mental.

©Shutterstock

“Tous les matins, je commence ma journée avec une salutation au soleil, puis j’enchaîne avec des postures asana !”. S’il y a dans votre entourage des personnes qui pratiquent le yoga, vous avez très certainement déjà dû entendre ce genre de phrase. Vous aussi, lancez-vous : car non il n’est jamais trop tard, bien au contraire. Commencez par exemple avec le hatha, la forme la plus traditionnelle du yoga avec des postures qui allient douceur et engagement. Voici trois exemples de postures simples de hatha, que l’on vous explique avec Le Tigre Yoga, qui permettront, en plus, de venir soulager votre dos. Ou comment joindre l’utile à l’agréable !

– La cascade : la posture pour retrouver la sérénité

La cascade ou la puissance de l’eau… un élément apaisant qui favorise le calme et la détente. C’est justement le cas de cette première posture, qui permet la relaxation intense et fait travailler la circulation sanguine (principalement pour celles et ceux qui ont les chevilles gonflées), en plus d’être excellente pour soulager le dos.

Comment réaliser la posture ?

N’hésitez pas à vous procurer une brique de yoga ou un coussin pour l’exécuter tout en douceur. Cette posture inversée consiste à allonger le dos au sol, nuque dans le prolongement de la colonne, et à maintenir les jambes en l’air à 90° ou plaquées contre un mur. Si vous optez pour cette seconde option, veillez à rapprocher vos fessiers de la surface pour trouver une verticalité parfaite. On peut alors placer la brique ou le coussin pour mieux libérer le bassin et ne mettre aucune tension musculaire et abdominale pour tenir la posture. Puis respirez calmement et fermez les yeux pour plus de sérénité.

– Le chien tête en bas : la posture pour étirer tous vos muscles 

C’est LA posture la plus emblématique du yoga ! Et – oui !- elle va vous faire ressembler à un chien qui s’étire, mais qu’importe. Cette posture permet le renforcement musculaire des bras, des jambes, des mollets, du dos, et des épaules.

Comment réaliser la posture ?

Commencez par vous mettre à 4 pattes sur votre tapis de yoga, et posez vos mains à plat sur le sol, les doigts bien écartés, dans le prolongement des épaules. Les pieds sont écartés à la largeur des hanches. Sur une expiration, remontez vos hanches (bassin) vers le ciel pour vous installer dans une posture de montagne. La colonne est allongée, les ischions vers le ciel, bras et jambes bien tendus. Idéalement, les talons doivent descendre vers le sol. Tenez 5 cycles de respirations profondes.

– Le triangle : la posture idéale pour soulager votre dos

La posture du Triangle n’a rien à voir avec celui des Bermudes, et ne devrait pas être dangereuse pour vous ! Celle-ci se pratique souvent en début de séance dans la série des postures debout. Allonger votre colonne vertébrale, dénouer vos tensions du bas du dos, renforcer vos muscles du tronc et des jambes… le triangle va favoriser tout cela.

Comment réaliser la posture ?

Debout jambes écartées, on ouvre les bras à l’horizontale et on bascule le torse dans un mouvement latéral en gardant la colonne longue, pour poser la main sur le pied, ou la cheville, ou au sol. L’autre main se lève vers le ciel dans une ligne droite parfaite, le regard se tourne vers cette main (si aucune douleur dans la nuque n’est présente). On presse bien  les pieds pour étirer tout le corps dans cette grande ouverture et on imagine que le dos est posé sur un mur imaginaire pour rester aligné dans l’espace. On change ensuite de côté en repassant par la verticale.

Et pour aller plus loin dans cette pratique, découvrez notre interview d’Elodie Garamond, auteure du livre « Yoga, un art de vivre » aux éditions Flammarion et fondatrice du Tigre Yoga Club. Namasté !

Le plein de vitamine D, c’est fait !

La cure de légumes frais du marché, aussi.

Il paraît même que certains ont profité de l’été pour arrêter de fumer et ressortir le tapis de gym. Sauf que… c’est bientôt septembre. Et là, ça rigole plus ! PartAge a fait le choix de s’incruster dans la bibliothèque de ses abonnés pour les mettre sur la voie du bien-être mental ET physique. Alors giclez vos romans feel good et plongez vos demi-lunes dans ces trois bouquins qui font avancer !

Un esprit bof dans un corps pas ouf” (Flammarion). Dit comme ça, il y a de quoi s’enterrer vivant sur une plage bretonne à marée basse. Erreur funeste ! L’humoriste Anne-Sophie Girard nous explique en 192 pages tout l’intérêt de l’imperfection. Non, la positive attitude 24/24h n’est pas un passage obligé ! Et “oui!”, le bonheur passe par une bonne dose d’indulgence… avec soi-même !

– “Se donner toutes les chances” (Albin Michel). Un cardiologue, une pro de la génétique, un psychiatre et même un ex-chirurgien urologue : pour nous dire à quel point la médecine peut aider ceux qui ont mal (au corps ou à l’âme), Natacha Calestrémé convoque ici le haut du panier médical. Son but ? Nous encourager à être actifs de notre santé, en commençant par se faire confiance.

“Il n’est jamais trop tard pour éclore” (J’ai Lu). Avis à tous les PartAgeurs qui se sentent à côté de leurs mules à bride ou de leurs mocassins : votre heure de gloire est proche ! En tant que “late bloomer” (espèce à floraison tardive, donc), il se peut que le temps qu’il vous reste soit celui de l’accomplissement et de l’harmonie. Il suffit juste de chercher – en soi ! – ce qui vous porte. Le mode d’emploi est dans ce best-seller signé Catherine Taret.

On se trompe ou ça va déjà un peu mieux là-dedans ?

Après deux mois perfusés au rosé, PartAge vous met à l’eau ! Et pas uniquement dans l’intérêt du taux de glycémie qui est le vôtre, a fortiori après 50 ans. Qu’elle soit douce ou marine, l’eau – ici, l’environnement aquatique dans sa globalité – revêt mille vertus. On en a gardé 3, essentielles, qui devraient vous convaincre pour le grand plongeon de la rentrée en mode croisière. Le bonus : pour vous revigorer après l’été, PartAge vous fait gagner une escapade en péniche à vous faire chavirer !

– L’eau, c’est la liberté

Embarquer à bord d’un bateau et larguer les amarres, c’est prendre le large par rapport à tout ce qui nous retient sur la terre ferme. Son patron casse-bonbons, un petit souci de santé, un différend familial… et toutes ces réjouissances de l’âge mûr. En choisissant de naviguer, on laisse à quai ses problèmes, ses questions existentielles, ses contraintes du quotidien. Le sentiment de paix procuré par la flottaison aide quant à lui au recentrage sur soi, sur ses aspirations profondes et ses besoins fondamentaux. Plus rien d’autre ne compte… sinon avancer droit vers l’horizon. 100 fois plus efficace qu’un tour de pâté de maisons avec Poupette à la nuit tombée !

– L’eau, c’est la découverte

Quand on est sur l’eau, on ne voit plus le monde de la même manière et les habitudes “terrestres” s’éclipsent instantanément au profit des souvenirs. Pour vous faire goûter au plaisir d’une escapade sur l’eau, PartAge vous invite à embarquer à bord d’une péniche moderne et tout confort ! À gagner ? Une croisière pour 2 personnes pour sillonner les plus beaux canaux de France. Trinquez au bar installé sur le pont, laissez-vous bercer par les clapotis de l’eau et barbotez dans le jacuzzi en admirant en toute quiétude les vignobles de Champagne, les marais salants de Camargue ou encore les bocages chers aux peintres impressionnistes.

– L’eau, c’est un bain de nature 

Comment ne pas être en communion avec les éléments lorsque le grand air fait partie de notre quotidien ? Loin des néons du bureau et des souterrains du métro, tous les sens du PartAgeur au pied marin sont soudain en éveil. Une énergie saine, à puiser entre vent, clapot, soleil et senteurs changeantes, qui tous procurent une “bonne” fatigue. Le calme des paysages environnants, lui, se charge de garantir aux heureux navigants des nuits réparatrices, à l’issue desquelles la vue s’ouvre sur des paysages au charme éclatant (et l’on ne parle pas ici de votre partenaire de cabine !).

Ultime avantage : sur le pont principal d’une péniche, jamais aucun avis de tempête en vue !

Trois bonnes raisons pour lesquelles PartAge ne saurait trop vous recommander de mettre illico le cap sur votre bien-être. Un petit tour sur l’eau avant l’automne et vous tiendrez bon la barre de l’épanouissement !

©Pexels

“Jamais de ma vie je n’aurais pensé franchir le pas !”. Ces mots sont ceux de Patricia, 56 ans,  ayant accepté de raconter à PartAge comment ce qu’elle appelle son “nouvel objet de plaisir” est venu sublimer son rapport à la sexualité. Loin des tabous, elle lève le voile sur les 5 atouts majeurs du sextoy. Si, pour rien au monde, elle n’y renoncerait, c’est d’abord parce que …

“Il m’a appris à mieux connaître mon corps”

Se donner du plaisir avec un sextoy, seul(e) ou à deux, même après 50 ans, c’est découvrir son corps une nouvelle fois. Certaines zones, que l’on a longtemps cru moins sensibles, bénéficient d’un éveil inédit que même un as du doigté n’aurait jamais pu détecter ; les explorer pour mieux les connaître permet également de parler plus facilement à l’autre du plaisir que l’on prend une fois la lumière éteinte (et comment on le prend). Et surtout, pas de jaloux : même si le sextoy a été rebaptisé “Jean-Loïc”, il est là pour le bien de tous !

“Il booste mon excitation” 

Que ce soit pour stimuler la libido (qui a tendance à s’amenuiser avec le temps) ou prendre du plaisir jusqu’à l’orgasme, l’utilisation du sextoy est un excellent “préparateur physique” au rapport sexuel. Mieux qu’une vidéo de laveurs de carreaux tous triceps à l’air, il excite autant le corps que l’imagination ; il incite aussi à provoquer le rapprochement avec l’autre, pour un moment de complicité capable de faire jaillir… des étincelles !

“Il pimente ma vie sexuelle” 

La tenue de bunny a vécu ? Le faux scénario du plombier incandescent tombe à plat ? Certains couples, plus libérés sexuellement avec l’âge, n’hésitent pas à inclure le sextoy dans leurs ébats coquins. Un accessoire synonyme de nouveauté, qui ne fait qu’une bouchée de la routine et des habitudes depuis trop longtemps ancrées sous la couette.

“Il intensifie mon plaisir” 

Il existe autant de modèles de sextoys que de profils anatomiques intimes ! Trouver le sien, c’est appuyer là où ça fait du bien (beaucoup de bien!), jusqu’à encourager l’orgasme à durer encore plus longtemps. En cas de sécheresse vaginale, par exemple, le sextoy est préconisé pour ses pouvoirs lubrifiants ; contre les problèmes érectiles, l’anneau pénien a quant à lui largement fait ses preuves. Ça chauffe déjà un peu, non ?

Bien sûr, si vous redoutez de ne pas savoir dompter ou apprivoiser la bête qui s’apprête à vous faire chavirer, l’article “Comment utiliser des sextoys confortablement ?“ vous aidera à utiliser un sextoy (quel modèle choisir ?, dans quelle position?, avec quels accessoires ?…). Plus d’excuses pour ne pas céder à la tentation !

“Il me rend belle” 

Libérées au moment de l’orgasme, l’endorphine et la dopamine ont un effet “sex glow” indéniable. Plus on jouit… plus on vit ! Les tensions sont libérées, les muscles se relâchent ; même le plancher pelvien (périnée) profite de l’expérience, en gagnant peu à peu en tonicité (et ce n’est pas Monsieur qui s’en plaindra, au moment de faire son entrée … en scène!). Dès lors, l’épanouissement moral est complet !

Sauf erreur de notre part, on ne voit donc aucun inconvénient à s’amuser avec un sextoy après 50 ans !

©Istock

Éclipsées, les guiboles format jambon de Bayonne !
Au vestiaire, la mine gyrophare au beau milieu de l’apéro !
Ouste, le sac-banane en guise de tour de taille ! À force de ne voir que les désavantages de la ménopause, les femmes proches de la cinquantaine en oublient ses principaux atouts. PartAge s’est faufilé jusque dans le cabinet d’Eliane D., gynécologue et sexologue à la retraite, pour en savoir plus. On vous laisse découvrir toutes les belles choses qui vous attendent. Mais sachez d’ores et déjà, Mesdames, que … vous allez kiffer !

– “Game ovaires” pour les règles 

Alors ça, avouons-le, c’est la quille ! Surtout quand on sait que la disparition des cycles menstruels signe, du même coup, celle des troubles qui pouvaient y être liés (douleurs utérines, migraines, seins douloureux…). “Aux alentours de 50 ans, tous ces symptômes deviennent de l’histoire ancienne. Et si, en plus, la femme prend conscience qu’elle aborde la seconde moitié de sa vie sans ce qui a pu être supporté durant des lustres comme un fardeau, alors le sentiment de libération est encore plus fort”, témoigne notre experte.

– La féminité en pole position 

En même temps que les tampons et autres serviettes hygiéniques, stérilet, implant et pilule trouvent direct leur place dans la benne ! Le fait de ne plus avoir besoin de contraception détourne presque aussitôt la femme de son rôle purement maternel au profit de sa propre personne.

Conjugué au départ des enfants devenus grands et à une meilleure connaissance de son corps, ce changement se traduit naturellement par : “Avant, c’était les autres en premier ; maintenant, c’est moi d’abord !”. D’où “une relative sérénité quant à la vie sexuelle”, assure Eliane D., qui se rappelle avoir reçu “beaucoup de patientes ménopausées qui s’autorisent enfin à lâcher la bride niveau plaisir, en sachant exactement – souvent avec un haut degré d’exigence – ce qu’elles veulent et comment elles le veulent”.

Une fois passés les désagréments de la pré-ménopause et l’appréhension des changements physiques qui en découlent, la femme se recentre aussi sur son corps pour en prendre soin (reprise du sport, rendez-vous intensifs chez le coiffeur ou l’esthéticienne…). D’autres assouvissent des envies – artistiques, professionnelles, créatives … – qu’elles n’ont jamais pu concrétiser. Bref : c’est la fête du slip à tous les étages !

– Côté poils, rien à cirer ! 

Aisselles, bras, jambes, menton… : tous les poils ayant fait leur retour en force au moment des poussées de testostérone en phase de pré-ménopause se font enfin la malle. Comme quoi : le dérèglement hormonal a finalement des vertus en termes de pilosité.

Le mot de la fin, Eliane ? 

“Bien vivre sa ménopause, c’est admettre que l’on ne retrouvera pas le corps de ses 20 ans et accueillir la nouvelle vie qui s’offre à soi. Trop de femmes pensent encore que cette période signe la fin des haricots, alors qu’elle est le champ de tous les possibles. À 50 ans et plus, on n’est pas vieille !”.

Cette année, à la question “T’aimerais quoi pour Noël ?”, PartAge vous interdit formellement de répondre : “J’ai besoin de rien” / “Noël c’est pour les enfants” / (ou, pire) “J’ai déjà tout”. Avant de dire “bye-bye” à 2023, voici notre prescription : faites-vous (offrir) un cadeau qui se vit À FOND ! On en a listé 5 qui vous feront passer par tout l’arc-en-ciel des émotions et celui des sens, sans aucun effet secondaire sinon celui de vous sentir bien vivant. À vous de choisir le bon… !

– POUR VIBRER

Ni avion, ni parachute, mais la sensation divine d’une chute libre indoor parfaitement encadrée : votre heure de gloire est arrivée ! Réservée à ceux qui ont toujours rêvé de voler, l’expérience fait très vite oublier la combi de mécano et le casque dont on se retrouve affublé, le tout sous l’œil admiratif d’ados shootés à l’adrénaline. Les 60 plus belles secondes de votre vie, c’est maintenant ! À réserver ici  ou là.

– POUR SENTIR

S’incruster dans l’atelier de poterie de Pierre-Antoine pour se muer en Demi Moore dans Ghost, souffler son propre service en verre, pêcher l’anguille dans la Garonne ou même se coudre une culotte en dentelle extensible : du bout des doigts, il est grand temps de révéler votre côté touche-à-tout ! Mais attention, ça fait comme pour les clémentines : quand on commence, on ne peut plus s’arrêter. La preuve ici

– POUR RIRE (ET CHANTER)

C’est scientifiquement prouvé : un PartAgeur n’a jamais rien contre une bonne dose de feel good en perfusion. Grâce à ce show – joué, dansé et chanté par des artistes déjantés revisitant les meilleurs tubes mondiaux -, on rit à s’en faire pâlir bridges et couronnes. Notre conseil : se faire une photo avant/après et constater à quel point on est plus beau quand on est heureux. Pour l’effet sublimateur, suivez ce lien.

– POUR S’ÉMOUVOIR

On reconnaît aux larmes trois vertus : celles de protéger l’œil, de libérer le corps de l’hormone du stress (cortisol) et de booster les endorphines. Boîte de mouchoirs bienvenue, donc, au moment de feuilleter vos meilleurs souvenirs, compilés dans un album-photos n’ayant rien à envier aux plus chics livres d’art. Début de la séquence nostalgie juste là !

– POUR BOUGER

N’en déplaise aux adeptes du maillot dos-nageur, l’aquagym attendra. Quitte à ce qu’on vous qualifie de “perché(e)”, autant que ce soit dans les airs et suspendu(e) au plafond par un élastique. Outre une franche partie de rigolade, le bungee fait travailler toutes les articulations et tous les muscles comme aucune autre discipline de fitness. La meilleure façon de s’envoyer en l’air… et pas uniquement au moment des fêtes ! La preuve en images !

©BoxOffice

Non, ce n’est pas la diminution de votre activité sexuelle (1,2 rapport hebdomadaire en moyenne après 50 ans) qui nous a donné l’idée. Mais… le calendrier ! En cette Journée mondiale de l’orgasme, on se voyait bien réveiller votre libido, vous titiller les hormones, caresser vos fantasmes dans le sens des poils. Car, dans 1 heure, 100 millions de personnes dans le monde auront atteint le nirvana. Et vous ? Avant de sauter à corps joints dans vos draps de satin, direction la bibliothèque. Cinq surprises émoustillantes vous y attendent…

Jouissance Club – Une cartographie du plaisir, de Jüne Plã (Marabout)

Il n’y a pas de hasard : ce best-seller a déjà été traduit… en plusieurs langues. Vulve, gland, tétons, clitoris, fesses… : tout le monde y passe, le but étant de guider le lecteur / la lectrice dans la (re-)découverte de ses zones érogènes, parfois insoupçonnées. Schémas à l’appui, plus d’excuse pour ne pas essayer !

Connais-toi toi-même, de Clarence Edgar-Rosa (La Musardine)

Un précieux manuel d’auto-exploration de la sexualité féminine, qui milite gentiment pour le plaisir solitaire, mais pas qu(eu)e. Dix chapitres qui sont autant de visites guidées très didactiques. Au passage, quelques petits tutos pour repérer les anomalies, rougeurs ou signes suspects.

Sexplorer en couple, de Masha Sexplique (Mango)

Il y autant de désirs qu’il y a d’individus : tel est l’un des credos de cette blogueuse passée maîtresse dans l’art de décrypter la libido de son partenaire. Très décomplexant pour celles et ceux qui mettent parfois du temps à grimper aux rideaux, ce livre contient également des fiches pratiques. À lire sur l’oreiller.

Petit guide de la masturbation féminine, de Julia Pietri (Gang du clito)

La ceinture anti-masturbation mise sur le marché au XVIIIe siècle ne passera pas par vous ! Aujourd’hui, vous êtes 24% à vous caresser dans la salle de bain avec la douchette et 11,1% à vous frotter lascivement contre votre couette, en étouffant (ou non) quelques gémissements. Histoire, anatomie, psycho, socio, pratico-pratique… : se toucher, c’est gagner !

Plutôt jouir, de Swann Meralli (Albin Michel)

Y a-t-il un âge pour jouir ? Ô que non ! La preuve avec Michèle, 75 ans, qui – à défaut pouvoir enfourcher un Apollon – grimpe sur son vélo, direction Amsterdam. Parce qu’il faut bien en rire, cette BD zéro tabou évoque sans tabou la quête échevelée du plaisir chez les plus seniors d’entre nous.

Ravis d’avoir offert ce croustillant réassort à votre table de chevet. Désormais, à vous de faire trembler les murs et grincer le sommier !

©Unsplash

Piquée à la chef US Carrie Solomon (@carrie_in_paris), cette recette d’huîtres sauce cébette, gingembre et citron vert est un hymne à l’éveil des sens.

  • Émincer une cébette jusqu’à la tige.
  • Mélanger avec 2 cas de gingembre râpé, 3 cas de sauce soja, 2 cas d’huile de sésame, le jus d’1 citron vert, 1 cas de coriandre, 1 cas de sucre en poudre.
  • Placer au frais et ouvrir les huîtres
  • Verser la sauce dessus et parsemer de vert de cébette finement coupé.

Promis : vous ne tiendrez pas jusqu’au dessert…

© Crédit photo : Carrie Salomon

Non, lundi prochain ne sera pas le jour le plus déprimant de l’année ! Laissez le “Blue Monday” aux rabat-joie de 2024 et cochez plutôt la case “tout va bien se passer”. En suivant comme des traces dans la neige ces 5 conseils venus d’ailleurs, vous traverserez l’hiver sans encombre. Parmi eux, il y a à boire et à manger, mais surtout un régal pour le corps et l’esprit ! On vous en sert une p’tite louche ?

– Le “sbiten”, la boisson qui vous veut du bien. Surnommé “le vin chaud de Sibérie”, ce breuvage à base d’eau chaude, miel, épices et citron n’a pas son pareil pour stimuler le système immunitaire des 50 ans et plus. Forcer sur la dose de clou de girofle et de gingembre, ennemis des bactéries, et admirer à quelle vitesse vos réserves de magnésium grimpent en flèche. Chauffe, Marcel ! Voici la recette. 

P.S.: soucieux de bien s’hydrater eux aussi tout en ménageant leurs tendons, les Suisses optent sagement pour une alternance entre eau plate et eau pétillante, dont les carbonates neutralisent les inflammations. Vos articulations vous feront la hola !

– Quelques gouttes de bonheur. En Allemagne, chacun cache quelque part chez lui en hiver un petit flacon d’huile essentielle de verveine odorante (i.e. citronnée). Arme fatale mais naturelle contre les coups de mou, elle opère en quelques gouttes un rééquilibrage du système nerveux. Y compris quand il fait nuit bien avant l’heure de l’apéro. Pour que la morosité ambiante glisse sur vous, c’est par ici que ça se passe.

– En manque de vitamines ? Que dahl ! On a cessé d’essayer de savoir comment ça s’écrivait, mais ce plat indien serait bien inspiré de venir coloniser votre piano de cuisson. De New Delhi à Jaïpur, toutes les familles raffolent de cette spécialité toute simple à base de légumineuses (lentilles, pois chiches…) et d’épices ; servie fumante sous nos latitudes, elle réconforte autant qu’une raclette, les calories et le gras en moins ! On se lance sans hésiter en suivant ce lien !

– Technique anti-gel. Moins de muscles, circulation sanguine en grève, hypothalamus au ralenti (notre petit thermomètre interne)… : plus les années passent, moins on parvient à se réchauffer. Imitez donc les Scandinaves et leur technique dite “de l’oignon”, à savoir : superposer sur soi des vêtements judicieusement choisis. Couche 1 : un lainage fin / Couche 2 : un pull ou une surchemise / Couche 3 : une doudoune sans manches / Couche 4 : un coupe-vent. Le printemps à même la peau, sans attendre le mois de mars !

– Adopter l’oubaitori. Au Japon, la philosophie selon laquelle il vaut mieux ne jamais se comparer aux autres est un art. À quoi bon envier les Lagarde, partis se dorer la couenne aux Canaries ? Lorgner sur le canapé en lin lavé de vos nouveaux voisins n’est-il pas un frein à votre propre confort ? Bon pour le moral, l’estime et l’image de soi, l’oubaitori s’exerce en douceur, en valorisant son propre parcours et en se servant de celui des autres comme d’un moteur. Et il n’y a pas d’âge pour s’y mettre !

©Shutterstock

Dans une vie où l’on est tous habitué à regarder loin devant soi, il arrive qu’on en oublie de jeter un œil dans le rétroviseur. Pourtant, pleurer à chaudes larmes sur un album-photos ou plomber un repas de famille en évoquant ceux qui ne sont plus là tout en se gondolant comme au bon vieux temps peut avoir du bon. Les psys sont unanimes : les souvenirs sont un réservoir de bonheur. Encore faut-il savoir s’en servir pour vivre mieux. Un mode d’emploi, ça vous dit ?

– Un souvenir, c’est quoi ? 

En langage psy, les souvenirs forment ce qu’on appelle notre “mémoire autobiographique”. La bonne nouvelle, c’est que nous avons tous une, quel que soit notre âge. C’est même elle qui, au fil du temps, forge notre identité, façonne nos préférences, nos goûts, notre caractère, nos talents, mais aussi nos peurs. Traduction : si vous êtes un maniaque du rangement ou une phobique des souris, si la gravure sur bois n’a pas de secret pour vous et que vous n’êtes rassuré(e) qu’en arrivant à la gare 1h30 avant le départ du train, c’est qu’il a dû vous arriver quelques bricoles autrefois. Et c’est tant mieux.

– Pourquoi les souvenirs sont utiles ? 

Sans eux – promis, juré! –  impossible d’écrire notre destinée. Ils sont l’ingrédient indispensable au chemin que l’on trace toute sa vie durant. Ce que l’on a vécu avant détermine ce que l’on sera / aimera / détestera, comme le style de vie que l’on se choisira. Mais attention : si les bons souvenirs nous font avancer, les mauvais peuvent être un frein à notre évolution. Un tri s’impose, donc, mais vous avez interdiction formelle de tout mettre sous le tapis au motif que la nostalgie n’est pas votre tasse de thé.

– Comment bien s’en servir ? 

Puisque les souvenirs donnent du sens à ce que nous sommes, il ne faut jamais hésiter à aller les chercher (excellent entraînement anti-Alzheimer, au passage!).

Que ce soit à travers une musique, un texte, le récit d’une anecdote, une image, une vidéo … : se rappeler d’un moment particulier nous renseigne sur l’émotion ressentie dans l’instant présent, décodeur et sous-titres inclus. Car – oui ! – il est sain de se rappeler que Bernard vous donna son premier baiser sur “Imagine” de John Lennon. Cerise sur le gâteau : si un souvenir que l’on croyait enfoui ressurgit à un moment précis, c’est que l’ascenseur de l’inconscient tourne à plein régime et qu’il a un message à délivrer, souvent constructif. Ne vous en déplaise, tous les souvenirs ont des énergies cachées.

– Faut-il ne garder que les bons ? 

La nostalgie n’a rien d’un vilain défaut ! Réconfort, sérénité, … : elle est la maîtresse de cérémonie de tous les moments qui nous ont rendus heureux. Dans son livre “Vivre avec son passé. Une philosophie pour aller de l’avant”*, notre philosophe- chouchou Charles Pépin explique qu’il est possible de “se réchauffer à la flamme des bonheurs passés, savoir les faire revenir au présent jusqu’à effacer la nostalgie finalement et la remplacer par une mémoire vivante”. À vous, donc, les dîners avec les anciens du lycée ou de la fac, les cousinades hilarantes et les œillades avec d’anciennes amours, en pole position pour cultiver “l’avant”. Quant aux “mauvais” souvenirs, si cohabiter avec eux s’avère trop douloureux, il existe toujours une solution à l’efficacité démontrée : les “déposer” quelque part, après les avoir écrits sur une lettre et glissés dans une enveloppe. À vous de choisir leur sanctuaire !

©Shutterstock

“Less is more”, disent les minimalistes. “Débarrassez-vous du superflu !”, nous intiment les ascètes. “Bureau bien rangé, cerveau bien ordonné”, serinent les maniaques. Et si, au contraire, notre joyeux foutoir était une ode au bien-être, voire au lâcher-prise ? Qui a dit que ranger, trier, jeter, classer, alléger, était un passage obligé ? Arrivé à un certain âge, on peut tout bonnement avoir envie de s’entourer d’un décor fait de repères bienfaisants. La preuve avec ces 4 cris du cœur qui donnent raison aux (bienheureux) bordéliques… Vous y reconnaîtrez-vous ?

1) “Je suis bien dans mon bordel !”. On donne mille fois raison aux pros du binz, qui puisent dans cette façon anarchique d’aménager leur bureau / leur dressing / leur cabane de jardin un épanouissement teinté de liberté. Le regard désapprobateur des adeptes de l’ordre ? Ils s’en moquent, assumant sans rougir avoir presque besoin de ce capharnaüm pour se sentir bien. Et gare à ceux qui entreprendraient in situ un tri drastique ou une virée en déchèterie : chasse gardée, au risque d’être accusé d’ingérence.

2) “C’est ma façon d’être !”. Mieux : une or-ga-ni-sa-tion. La vôtre ! À mille lieues du sempiternel “Range ta chambre !” parental, certes, mais dans laquelle vous êtes le premier à vous repérer. Cette faculté à mettre la main en un temps record sur un avis d’imposition antique enfoui sous trois piles de magazines ou sur le couteau à huître planqué derrière un monceau de bougies chauffe-plat a même le don d’épater vos congénères. Un duo de chercheurs américains a d’ailleurs prouvé que les as du rangement mettaient 36% de temps supplémentaire par rapport aux autres à s’acquitter d’une tâche. Conclusion : vous pouvez être fier !

3) “Ça peut toujours servir…”. On parle ici du célèbre penchant à l’accumulation. Comme un écureuil amasse les noisettes, vous gardez certaines choses “au cas où”. Sans faire de vous pour autant une victime du syndrome de Diogène, cette tendance est tout simplement révélatrice d’un besoin d’être rassuré. Une autre façon de gérer votre anxiété, donc, mais aussi de vous éviter de devoir choisir entre “garder” et “jeter”. Mais – et, là, vous pouvez goûter votre plaisir … – quelle immense satisfaction le jour où vos enfants vous réclameront pour une soirée à thème votre masque maya qui prend la poussière ! Celui qu’ils avaient justement voulu bazarder six mois plus tôt. Victoire.

4) “Laissez-moi avec mes babioles !”. Un hibou en cristal auquel il manque un œil. Le ruban de satin récupéré à Pâques 2019. Un miroir de poche en étain rapporté du Népal. Un paquet de cartes de visite à votre nom (avec n° de téléphone à 7 chiffres, cru 1982). Superflus et inutiles ? Peut-être. Sauf pour faire vivre votre histoire, celle / celui que vous êtes, et tracer un joli trait d’union entre passé et présent. Après tout, ça dérange qui ?

Et pour finir sur une note encore plus positive en hommage aux “imparfaits” que vous êtes, n’oubliez pas une chose : être désordonné, c’est aussi être plus adaptable. De mémoire de scientifique, on n’a encore pas trouvé mieux qu’un “cas” comme vous pour faire preuve d’imagination et se sortir d’une situation a priori inextricable pour le féru de rangement !

©Unsplash

“Pour vivre heureux, vivez généreux” est un proverbe que PartAge aurait bien aimé inventer. Pas seulement parce qu’on est persuadé que le don de soi est une force, mais aussi parce qu’il a été prouvé scientifiquement que faire le bien prolonge l’espérance de vie (Soeur Emmanuelle, si tu nous écoutes…!). Si vous doutez encore de l’intérêt pour vos artères et votre moral de rendre service à une voisine ou d’être bénévole au sein d’une association, lisez ce qui suit. On parie, qu’après, vous ne serez plus vraiment les mêmes…

– Agir, c’est guérir 

Au moindre geste de générosité, l’amygdale du cerveau est aussitôt stimulée. Dopamine, sérotonine, ocytocine et endorphines se bousculent au portillon avant d’être libérées en masse. C’est un peu la fête cérébrale des hormones, dont le bénéfice n°1 est de stabiliser la tension artérielle. Cerise sur les hémisphères : la gratitude de l’autre – ou même celle que l’on éprouve vis-à-vis de sa petite personne ! – atténue l’apparition de certains troubles physiques bénins. Alors, prêts à tout contre la toux ?

– Donner, c’est bouger

Une étude californienne a démontré que les personnes actives au sein d’un cercle tourné vers autrui se dépensaient entre 10 et 30% de plus que les autres. Et vous savez tout le bien qu’on pense de l’activité physique  ! Une fatigue positive couplée à un meilleur sommeil, et c’est de l’énergie en plus dans vos batteries.

– Écouter, c’est se soigner

Il y a dix ans déjà, dans le Michigan, le Dr Stephanie Brown et son équipe ont passé sur le grill plusieurs dizaines de couples d’un certain âge pour évaluer le temps qu’ils avaient passé, dans leur vie, à venir en aide aux autres, à soutenir leurs proches, ou simplement à les écouter. Au final, il n’y avait pas photo : leurs risques de décès avaient diminué de 50% ! Précision : l’inverse n’est pas vrai, puisque malheureusement recevoir n’a aucune incidence sur l’espérance de vie 😉

– S’investir, c’est s’aimer 

Avis à toutes celles et ceux qui rêvent de redonner un coup de pep’s à leur dose d’estime de soi : le mieux, c’est d’aller vers les autres avant de se tourner vers son miroir ! En mesurant ce que l’on est capable d’apporter, et l’impact que cela produit sur un tiers, on frôle une forme d’extase appelée “euphorie de l’aidant”, qui influe positivement sur l’humeur. La preuve avec le témoignage poignant d’Alexandra, impliquée au sein d’une association.

– Aider, c’est respirer 

Sous le nom barbare de “voie mésolimbique” se cache une machine diaboliquement efficace qui, dans le système cérébral, fait la pluie et le beau temps entre le bon et le mauvais. Concrètement : elle booste la motivation et bloque les signaux de douleur. Un acte altruiste, donc, et c’est tout le système qui se met en marche, éjectant illico les risques de dépression et les troubles anxieux. Ouf !

Cet article vous est proposé par PartAge & Flex by La Salvetat. Flex, c’est une plateforme lifestyle et santé destinée aux 50-65 ans agiles et engagés, bien dans leur âge et leur époque. Retrouvez-y sans tarder mille et un conseils, idées, recettes, podcasts et portraits, pour cheminer avec inspiration !

 

©Freepick

Vous ne le savez sans doute pas mais, même après 50 ans, le corps humain active quotidiennement quelque 400 récepteurs olfactifs capables de transformer un message purement chimique en influx nerveux. De la cavité nasale jusqu’aux cils, messieurs-dames, vous SEN-TEZ ! Et cela n’est pas sans conséquences sur votre humeur, comme sur vos émotions. Embarquement immédiat pour l’étonnant pays des odeurs…

– Souvenirs, souvenirs… Qu’il s’agisse du parfum que dégage un sous-bois en plein automne ou une gaufre à mi-cuisson, le moindre fumet agit comme un trait d’union émotionnel entre passé et présent. Ainsi, qu’une odeur particulière soit associée à un moment agréable ou, a contrario, à un traumatisme de l’enfance, elle perdure comme telle invariablement. En résumé : le cerveau se met au diapason du nez.

– Sens longue durée. Directeur de recherches en neurosciences au CNRS, Hirac Gurden l’explique très bien dans son livre captivant “Sentir. Comment les odeurs agissent sur notre cerveau” : ce sens, qui apparaît bien avant notre naissance (dès le 3e trimestre in utero), a un pouvoir longue durée qui bat tous les records. “L’odorat est un compagnon sensoriel et cérébral qui nous accompagne toute notre vie”, dit-il. Autrement dit : même lorsque vous aurez 2 fois votre âge, le parfum diffus de votre premier doudou senteur vanille demeurera intact. C’est beau, non ?

– 5 cm2 de bonheur (ou pas). C’est la taille de la muqueuse olfactive chez l’être humain. Pour repérer ce fameux cortex orbito-frontal, sachez qu’il se situe en haut de chaque cavité nasale, entre vos deux yeux, pile à l’endroit sur lequel se posent vos lunettes (si vous en portez). 5 petits centimètres carrés (vs 200 cm2 chez le chien !) qui se renouvellent tout au long de l’existence. Et, qu’on le veuille ou non, c’est lui qui régule une partie de nos émotions (attraction / répulsion). Bad news : après 50 ans et derrière l’audition, l’odorat est le sens qui se détériore le plus vite… Vous n’aimiez pas la cannelle à 15 ans ? Vous l’aimerez peut-être à 55…

– Bon nez, bon point ! Le cheminement des odeurs jusqu’à notre cerveau entretient une logique de récompense qui peut mener jusqu’à l’apprentissage. Tel fut le cas, notamment, lorsque vous tétiez enfant le sein de votre mère : habitué à libérer de l’ocytocine, votre cerveau a intégré ce réflexe comme source de plaisir, jusqu’à automatiser la succion comme geste nourrissant. S’il en est autrement aujourd’hui avec votre partenaire, désolé mais on n’a pas la réponse… (scientifique, du moins !)

– Un antidépresseur qui a du flair. Les odeurs peuvent être utilisées pour lutter contre la dépression, dès lors qu’elles replongent le patient dans l’une des 6 émotions associées à l’olfaction : le bien-être, la sensualité, le dégoût, le réconfort, la vitalité, la nostalgie. Des chercheurs américains ont notamment prouvé, en début d’année, que les odeurs permettaient aux patients dépressifs de se reconnecter plus facilement à des émotions enfouies et, donc, d’accélérer la guérison.

©Shutterstock

Vous aimerez aussi...