Jeremy Mingot, auteur sur Grand-Mercredi

Jeremy Mingot


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L’Enquête senior : les Grands-Parents et les transports en commun

Le 15 avril dernier, le président Emmanuel Macron s’est exprimé sur le sujet de l’accessibilité des transports en communs parisiens, lors d’une interview donnée à BFM et déclarait : “On n’est pas totalement à la hauteur et au rendez-vous. On le sait très bien (…) Notre force, c’est que le réseau de métro parisien est le plus dense au monde et notre faiblesse c’est qu’il est aujourd’hui l’un des plus anciens.”. Les transports en commun, une véritable galère pour tous les Grands-Parents et les seniors français ?

Le réseau de transports en commun français

La France, tout comme de nombreux autres pays développés, fait face à un vieillissement de sa population. Selon plusieurs études et projections démographiques, la France comptera en 2050 plus de 20 millions de personnes âgées de plus de 65 ans. Rien que pour la région du Grand Paris par exemple, un habitant sur cinq aura plus de 65 ans en 2040 ! Cette tendance démographique va alors soulever des défis importants en matière d’infrastructures urbaines et de services publics, afin que ces seniors puissent se mouvoir à leur guise sur tout le territoire dans les prochaines années. Et notamment en ce qui concerne les transports en commun. Bus, tramway, train, métro… aujourd’hui dans les grandes métropoles françaises, l’offre de transports en commun est plutôt conséquente. Si l’on se concentre sur le métro, actuellement il y a en France six villes qui bénéficient d’un réseau souterrain, à savoir : Paris, Lyon, Toulouse, Marseille, Lille et Rennes. Le métro joue un rôle crucial dans la mobilité quotidienne des citoyens français, mais son accessibilité n’est pas encore à la hauteur, notamment pour les seniors, les Grands-Parents et les personnes handicapées.

Les difficultés rencontrées par les seniors dans le métro

Pour de nombreux seniors, l’utilisation du métro peut être une expérience difficile et souvent même décourageante. Les stations de métro, celles de la capitale notamment, sont souvent dotées de longs escaliers raides. Heureusement, pour les personnes les plus fragilisées, des escalators existent… mais ces derniers sont souvent hors-service. Rien que pour accéder au quai de son arrêt, c’est une aventure que bien des seniors ne veulent même pas tenter ! Que ce soit pour les Grands-Parents qui accompagnent leurs Petits-Enfants, ou bien même des personnes âgées avec des problèmes de mobilité, le métro parisien n’est pas adapté à tout le monde. Les retards fréquents et les rames bondées peuvent également accroître le stress et l’anxiété des personnes fragilisées lors de leurs déplacements. Le manque de places assises dans les wagons constitue également un défi, surtout pour ceux qui doivent rester debout pendant plusieurs minutes.

Et n’oublions pas non plus les problèmes d’incivilité, tels que le manque de politesse envers les personnes âgées, qui peuvent également contribuer à rendre l’expérience du métro désagréable pour ce public. Bousculades, vols à l’arraché, cris et autres énervements sont autant de mauvaises expériences pour tous les utilisateurs des transports en commun. Pourtant, si vous avez l’habitude de les utiliser, vous savez que des signalisations (trop petites !) sont affichées directement dans les rames. En février 2024, la RATP a mis en place une campagne contre les incivilités du quotidien, face à une montée importante de ce genre de mauvais comportements en société. Il n’est pas certain cependant que ce genre d’initiative permet de réellement faire baisser cette impolitesse. Face aux incivilités, c’est à chacun de faire des efforts pour respecter les autres passagers, notamment les plus fragiles. C’est essentiel pour créer un environnement plus agréable et inclusif. Car ces incidents laissent souvent une marque durable sur ceux qui en sont victimes, renforçant alors le sentiment d’exclusion et d’insécurité…

Comment améliorer l’expérience du métro pour les seniors ?

En réponse aux défis rencontrés par les seniors dans les transports en commun, notamment dans le métro, la France a pris des mesures significatives pour améliorer l’accessibilité des infrastructures urbaines. La loi Chirac, adoptée en 2005, a marqué une étape importante en matière d’accessibilité dans les services publics, y compris les transports en commun. Cette législation exige que les infrastructures de transport soient progressivement adaptées pour répondre aux besoins des personnes handicapées et des seniors. Elle prévoyait notamment que les lieux et transports publics soient accessibles à tous avant 2015… Nous sommes très loin du compte.

Certaines grandes villes ont malgré tout réalisé des travaux conséquents avec l’installation d’ascenseurs, la rénovation des escalators et l’aménagement des stations de métro afin de les rendre plus accessibles aux personnes âgées et à mobilité réduite. Seulement, à Paris le pourcentage de stations adaptées aux personnes fragilisées reste très très peu élevé. Par exemple, 93% des stations du métro parisien sont inaccessibles aux personnes handicapées. Il reste encore beaucoup à faire pour garantir un accès équitable aux services publics pour tous les citoyens, quel que soit leur âge ou leur condition physique. La région Île-de-France souhaiterait par exemple que le Gouvernement et la Mairie de Paris l’accompagnent dans le financement de certains travaux très onéreux. L’un des projets en discussion est notamment celui de l’accessibilité de la ligne 6, un chantier estimé à 2 milliards d’euros. Si le budget est aussi conséquent, c’est surtout parce que le métro parisien a plus de 100 ans, et le rénover entièrement n’est pas sans risque pour le sol de Paris déjà très fragilisé.

En attendant, et heureusement, de nombreuses villes de France ont lancé des pass seniors à destination des personnes âgées de plus 65 ans ; ces derniers bénéficient alors de réductions sur leurs abonnements de transports en communs. Néanmoins, il reste beaucoup à faire pour rendre nos villes plus engageantes et accessibles, dans le but de créer des environnements urbains inclusifs et accueillants pour tous.

Et vous chers Grands-Parents, que pensez-vous des transports en commun et notamment du métro ? Les utilisez-vous ? Sont-ils adaptés à vos besoins ? Dites-nous tout à l’adresse mail suivante : courrier@grand-mercredi.com

Âgé de 86 ans, l’acteur français est décédé dans sa demeure située dans la commune de Cavaillon (Vaucluse), où il passait des jours heureux. L’annonce a été faite ce vendredi 15 décembre, les deux Enfants de l’acteur ont annoncé la triste nouvelle via l’AFP.

Acteur, chanteur, musicien… un artiste complet !

C’est en mai 1937, à Paris, que né Guy Marchand d’un père ferrailleur et d’une mère au foyer. Avant de se lancer dans le cinéma, l’homme se passionne avant tout pour la musique. Jazz, blues ou encore tango, il chante pour son plaisir, avant de sortir en 1965 un premier morceau nommé La Passionata, qui connaîtra un beau succès estival cette même année. Il sortira d’ailleurs, au cours de sa vie, près d’une vingtaine d’albums. Le cinéma va arriver dans sa vie quelques années plus tard, dès le début des années 70, où il commence d’abord par jouer de petits rôles.

En 1981, il obtient l’un des rôles principaux du film Nestor Burma, détective de choc de Jean-Luc Miesch. C’est Michel Serrault qui y interprète le rôle-titre. Mais 10 ans plus tard, Guy Marchand reprend le rôle et va gagner en popularité grâce à la série éponyme, diffusée durant 8 saisons sur France 2. Il remporte en 1982, le César du meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation dans le film Garde à vue de Claude Miller. Les Sous-doués en vacances, Coup de torchon, Ripoux contre ripoux ou encore Ma femme s’appelle Maurice sont certains de ses films les plus célèbres.

Qui étaient Jules et Ludivine, les deux Enfants de l’acteur ?

Assez discret sur sa vie privée, Guy Marchand a été marié à la comédienne Béatrice Chatelier, qu’il rencontre sur le tournage du film Les Sous-doués en vacances, Ensemble, ils ont eu deux enfants, Jules et Ludivine. Le premier suit les traces de son père et se lance dans la comédie. La seconde a choisi le droit comme vocation et est avocate en droit social. Mais aussi la compagne du réalisateur Quentin Reynaud (5ème set avec Alex Lutz). Ensemble ils ont eu un petit garçon en 2015 prénommé Balthazar.

Avec lui, Guy Marchand devenait Grand-Père pour la première fois… avant d’accueillir dans la famille la petite Charlie, la première fille de Jules, née en septembre dernier. S’il restait toujours très pudique, Guy Marchand osait malgré tout glisser quelques jolis mots sur ses « deux enfants sublimes » lors de trop rares interviews. Soyons certains qu’il était aussi un Grand-Père comblé ! Toutes nos condoléances à sa famille et ses proches.

Après son ex époux David Hallyday il y a quelques jours, c’est Estelle Lefébure qui déclare tout son amour à son Petit-Fils, Harrison. La mannequin a posé avec lui sur son compte Instagram et a reçu une vague d’amour en commentaire.

Une Grand-Mère complètement gaga de son Petit-Fils

Elle est devenue Grand-Mère pour la première fois, en juillet 2022. Ilona Smet, la fille aînée d’Estelle Lefébure et la Petite-Fille de Johnny Hallyday, a en effet accouché d’un petit garçon l’an passé. Prénommé Harrison, le garçon a célébré son premier anniversaire durant l’été 2023 et était entouré de tous ses proches, notamment Emma et Cameron Smet, la sœur et le frère d’Ilona, et enfants de David Hallyday. Depuis, tous les membres du clan Hallyday déclarent leur amour au petit bout de chou. Sa Grand-Mère, Estelle Lefébure en tête…

Un cliché plein de tendresse

C’est sur son compte Instagram que la mannequin et égérie de la marque Mixa a posté le tendre cliché sur lequel on l’aperçoit, de dos, tenir la main de son Petit-Fils. Tous les deux profitent d’une sortie au grand air, au bord de la mer, pour nouer de jolis liens Grand-Mère/Petit-Enfant, qui resteront probablement gravés dans leur mémoire. En légende de la photo, on peut lire : « Family first forever », soit en français “La famille d’abord, pour toujours”. Qu’importe son quotidien et ses préoccupations, Estelle Lefébure annonce là que le petit Harrison sera toujours sa priorité. Comme ses trois enfants. Et visiblement le message est bien passé puisque la photo recueille déjà plus de 10.000 “j’aime” auprès de sa communauté !

Grand-Mercredi est sûr que, pour vous aussi chers Grands-Parents, ce mantra rythme votre vie.

La période des fêtes est synonyme de joie, de chocolat, de retrouvailles, de tendres câlins avec vos Petits-Enfants, d’un peu de magie aussi… mais quand ces derniers grandissent, arrive alors l’heure de découvrir la vérité. Et là, c’est le drame : que faut-il leur répondre quand ils vous posent LA fameuse question, celle liée à l’existence du mythe du Père-Noël ? Grand-Mercredi a demandé conseil à une psychologue clinicienne et psychothérapeute, Marie-Violette Vellutini, qui exerce dans le 14e arrondissement de Paris.

Que faire quand votre Petit-Enfant vous pose LA fameuse question : le Père-Noël existe ou pas ?

Nous avons posé la question à Marie-Violette, qui nous a répondu : “Le lien que l’on a avec un Enfant a déjà une importance : qui est-on pour lui ? Son Parent, son Grand-Parent, un oncle, une tante, etc. ? La “responsabilité” ne sera pas la même. En fonction de l’âge de votre Petit-Enfant, et de ses capacités de réflexion, il peut être intéressant de lui renvoyer la question : “Et toi, qu’est ce que tu en penses ?”. Il est probable que s’il s’interroge, c’est qu’il perçoit d’ores et déjà la possibilité que le Père-Noël n’existe pas. Autrement, pourquoi viendrait-il vous questionner ? Ainsi il peut être intéressant d’avoir son point de vue, d’observer l’évolution de sa pensée ; est ce qu’un camarade de classe lui a dit qu’il n’existait pas ? Est-ce que des doutes commencent à émerger de son côté ? Il pourra vous poser des questions du genre : “Comment un Père-Noël peut-il distribuer tous les cadeaux en une nuit ?”, “Les rennes ne volent pas”, “J’ai reconnu Grand-Père sous le déguisement”, etc. Mais il n’y a pas nécessairement de bonne ou de mauvaise réponse à lui apporter. Si des questionnements naissent de son côté, c’est d’abord à ses Parents de choisir le bon moment pour le mettre sur la voie de la vérité et d’en discuter en premier lieu avec lui. En tant que Grand-Parent, vous devrez respecter et suivre la communication souhaitée par les Parents de votre Petit-Enfant” nous raconte-t-elle.

Avant de poursuivre : Là où votre Petit-Enfant pourrait se trouver en difficulté, c’est si une réponse telle qu’un simple “Oui” ou “Non” lui était formulée, et ce sans explications. Peut-être aura-t-il besoin de connaître les raisons du pourquoi de cette croyance, ou sur des aspects plus techniques, comme par exemple trouver des réponses aux questions suivantes : “Qui se cachait sous le déguisement du Père-Noël ? Qui mangeait les gâteaux près du sapin ? Qu’en est-il de la petite souris ?”. Il a avant tout besoin de sentir que son questionnement est légitime et entendu par l’adulte en face de lui, que la réponse soit décevante ou non. Le principal est que celle-ci soit accompagnée par l’adulte, qu’un espace de parole lui soit offert pour répondre à ses interrogations.”.

Que se passe t’il dans la tête de votre Petit-Enfant au moment de découvrir la vérité ?

Selon Marie-Violette Vellutini, il est important de “faire confiance à la capacité de réflexion et d’évolution de votre Petit-Enfant”. Pour la psychologue, “Il est tout à fait en mesure de distinguer les croyances entretenues par ses Parents, ou ses Grands-Parents, dans le but de faire fonctionner son imaginaire (le Père Noël, la petite souris, le lapin de Pâques…), des mensonges bruts qui pourraient altérer sa confiance en l’adulte. Comme par exemple le fait de mentir sur la mort d’un animal de compagnie : “Ton chat te fait des gros bisous, il est parti se promener et il revient vite !”. Il finira bien par découvrir le décès de son compagnon plus tard. Pour ce qui est du mensonge lié au Père-Noël, il peut amener à une déception chez votre Petit-Enfant, mais bien souvent celle-ci est temporaire, et sans conséquences sur son développement psychique.

Ce à quoi elle ajoute : “Tout dépend aussi de la façon dont cette croyance a été partagée par le Parent et son entourage. Le Père Noël devient-il comme un membre à part entière de la famille qui aurait des sentiments négatifs ou positifs à l’égard du Petit-Enfant en fonction de son comportement ? : “Sois sage, sinon le Père-Noël ne va pas t’apporter de cadeaux”. Il peut être judicieux de veiller à ce que le Père-Noël, ou toute autre figure fictive, ne soit pas investi comme une figure d’attachement chez votre Petit-Enfant, car à ce moment-là, découvrir qu’il n’existe pas pourrait troubler son développement et sa confiance en l’adulte. Et puis, si la vérité de la non-existence du Père-Noël engendre chez votre Petit-Enfant de la tristesse, un léger repli sur soi, ou de la colère, n’hésitez pas à communiquer avec lui. Si ses réactions semblent disproportionnées, en termes de durée et d’intensité, il ne faut pas hésiter à envisager une consultation chez un ou une psychologue.”.

Dire la vérité à vos Petits-Enfants, est-ce important ?

Vous sentez-vous coupables quand vous mentez à vos Petits-Enfants ? Ou bien estimez-vous que cela fait aussi partie intégrante de son apprentissage ? Pour Marie-Violette Vellutini, “il est important de distinguer ce qui peut relever d’un mensonge lié à une croyance entretenue par la société comme le Père-Noël, d’un mensonge concernant votre Petit-Enfant lui-même et sa vie de tous les jours, son entourage familial, etc.”.

Selon la psychologue, votre Petit-Enfant a besoin de vérité et d’authenticité de la part de ses Parents et de ses Grands-Parents pour se construire, et cela n’est pas incompatible avec la construction d’un monde imaginaire auquel il pourrait adhérer et croire jusqu’au moment où son âge et ses capacités cognitives lui permettront de le remettre en question. En d’autres termes, il n’est pas opportun de mentir à votre Petit-Enfant sur une situation familiale, comme par exemple lui dire : “Ton Grand-Père est toujours vivant, il est simplement parti en voyage”, alors que ce dernier est décédé. Tandis que lui dire : “Un Père-Noël va venir déposer des cadeaux sous le sapin” participe davantage à entretenir un monde imaginaire que l’enfant peut, dans tous les cas, construire seul et de son plein gré ; à un âge où la pensée magique a une place importante, et où la frontière entre le fantastique et le réel est assez floue.”.

Rassurez-vous donc, chers Grands-Parents, vous ne perturbez pas vos Petits-Enfants en les faisant croire au Père-Noël ! Votre Petit-Enfant a les capacités de bien vivre avec cette croyance et de s’en détacher le moment venu, sans que cela ne représente une trahison pour lui ; a contrario d’un réel mensonge lié à sa propre vie par exemple. Il est tout à fait envisageable pour vous de participer à la construction du monde imaginaire de votre Petit-Enfant, lorsque cela est amené avec bienveillance, et n’est pas détourné de sa fonction première : lui apporter de la joie !

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