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La perte d’un parent : bien appréhender votre douleur


Lorsqu’on a la tristesse d’apprendre la perte d’un parent, il convient de suivre certains conseils qui permettent d’affronter cette douleur et le chagrin qu’il engendre.

Grand-Mercredi et Groupama vous conseillent dans cette délicate étape de la vie.

La cérémonie est un moment-clé. En effet, lors d’un décès, la première réaction est la sidération: un choc, une information difficile à intégrer.
Certes, assister à la cérémonie permet de rendre un ultime hommage au défunt, mais c’est aussi un moyen de « visualiser » cette perte, et de commencer progressivement son processus de deuil.

Une cérémonie dans laquelle il convient de s’impliquer pour exprimer ses sentiments. A l’écrit, à travers un petit mot, ou en musique; peu importe la forme.
Colère, révolte, mélancolie : perdre un proche provoquera chez vous des émotions diverses, mais toutes sont naturelles, liées à l’amour que vous portiez au défunt. Ne bridez pas ces accès de sensibilité : au contraire, essayez de les comprendre en vous interrogeant.

Parlez-en autour de vous, évoquez votre peine, livrez-vous. Ne pensez pas que vous êtes assez fort pour enfouir vos sentiments et entourez-vous. Un membre de votre famille, un ami proche, un collègue : c’est vous qui décidez, il n’y a pas de règle.

“Il ne faut pas hésiter à exprimer ses besoins, préconise Josée Masson (auteure de Mort, mais pas dans mon cœur – aux éditions Logiques). C’est ainsi que vous pourrez bénéficier d’un soutien efficace de la part de vos amis.”
Compensez votre douleur en vous tournant vers les autres. Aider des gens en souffrance est un formidable moyen de se sentir utile.

Prenez le temps du deuil. Ne vous laissez pas guider par les diktats de notre société moderne, où tout va si vite. Aller à son rythme est nécessaire pour réussir son deuil. « Faire l’expérience du deuil, c’est aussi cela : une étape supplémentaire vers la maturité », selon le philosophe Damien Leguay.

Ne culpabilisez pas. Au moment de la perte d’un proche, il est courant d’être envahi d’un sentiment de culpabilité : « j’aurais dû lui téléphoner, être plus présent… » Cette culpabilité n’a plus lieu d’être et, si jamais elle devient trop présente, parlez-en autour de vous, proches et amis sauront vous écouter et vous conseiller.

Pour apprivoiser l’absence et combler le manque d’un être cher, appuyez-vous sur les albums-photos, les petits mots, les objets qui vous le rappellent.
Entourez-vous d’objets associés à des moments complices, heureux. Une forme de nostalgie positive.

C’est finalement à vous qu’il revient la lourde tâche d’entretenir son souvenir.

Et pour annoncer la perte d’un parent à vos enfants ou Petits-Enfants, surtout, utilisez des mots simples, et imagés. Ne parlez pas de « mort » mais de paradis. N’éludez pas les questions : tâchez d’y répondre clairement sans heurter la sensibilité des plus jeunes.