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Entre grand-mère maternelle et paternelle…

Plus je vous lis, mieux je comprends. Je ne vais pas tourner autour du pot ni vous la faire à  l’envers: « l’autre » Grand-mère est, pour vous, un vrai sujet. Pas tabou (sinon vous n’en parleriez pas, ou si peu) ; juste un sujet. Une petite musique tantôt douce, tantôt exaspérante qui vous taquine nettement, a fortiori si entre Grand-mère paternelle et maternelle vous n’êtes pas les meilleures amies du monde.
Plongée dans le courrier des lectrices de Grand-Mercredi, j’y ai trouvé quelques témoignages, qui vous feront dire que vous n’êtes pas seule à  craindre ou envier la maman de votre belle-fille ou gendre ou, au contraire, à  avoir trouvé en elle votre double, comme une soeur. Dans tous les cas, vous faites au mieux pour vos Petits-Enfants et avoir la une belle relation avec eux !

Mon conseil : certes, vous n’avez pas le même ADN. Et si tout vous sépare, n’oubliez jamais que vos Petits-Enfants sont un lien indéfectible, et que vous êtes toutes les deux Grand-mères. Autrement dit, vous avez un rôle clé au sein de votre famille, et dans la vie de vos Petits-Enfants. Et puis d’abord avez-vous au moins vérifié que cette autre Grand-mère était inscrite à Grand-Mercredi ?
Bonne lecture à  toutes !

Être Grand-Mère à distance

« J’habite à  800 kilomètres de Paris et suis devenue Grand-mère sur le tard (à  65 ans). Lorsque mon premier petit-fils est né, j’ai eu peur de moins le voir que la Grand-mère maternelle, qui vit près d’eux. Elle le gardait le soir, le promenait, le gâtait, l’emmenait même chez le médecin. Elle était toujours à la maison. Pour faire « aussi bien » qu’elle, je multipliais les aller-retours en train, parfois même pour 48h à  peine. J’ai vite compris que ça n’apporterait rien et, aujourd’hui, je m’arrange avec ses parents pour garder mon petit-fils sur de plus longues périodes. Seule, et chez moi et c’est aussi bien pour créer un lien spécial entre l’enfant et moi ».
Eliane (Cannes).

À chaque Grand-mère ses méthodes éducatives

« Nous avons beaucoup d’affection pour le mari de notre fille et notre bonheur aujourd’hui est d’être les Grands-Parents de trois magnifiques Petits-Enfants. En revanche, leur Grand-Mère paternelle dit « oui » à  tout, cède au moindre caprice et fait d’eux le centre du monde. J’ai essayé d’en parler à  ma fille mais elle pense que j’exagère. Du coup, je continue à  suivre les mêmes principes éducatifs que ceux que nous avons utilisés pour nos propres enfants. Même si j’ai le sentiment que, derrière, « l’autre » Grand-mère sabote tout ».
Marie-France (Lille).

Les Grands-mères différentes sont encore plus fortes !

« Françoise et moi étions le jour et la nuit. Lorsque nos enfants se sont mariés, elle plaidait pour une cérémonie à  la campagne; moi au bord de la mer. Je disais blanc, elle disait noir. Elle ne jurait que par les mondanités; je préférais l’intimité familiale. Je me disais que la vie de famille n’allait pas être simple ! La naissance de nos Petits-Enfants (des jumeaux) a tout changé. Sur le terrain de l’affection et de la générosité, c’est comme si nous nous étions retrouvées. Nous partons même en vacances ensemble et les Grands-pères s’adorent ! Nous sommes des Grand-mères amies, comblées et complètement gaga de nos Petits-Enfants. Nous avons créé une grande famille !».
Sybille (Paris).

Savoir composer pour les parents des Petits-Enfants

« Je suis la première à  le regretter mais, il y a un an, de trop grandes dissensions avec la mère de mon gendre ont donné lieu à  une fâcherie qui n’est toujours pas résolue. Parce que nous avons la chance d’être à  l’aise financièrement, nous pouvons offrir chaque année un grand voyage au soleil à  nos enfants et Petits-Enfants réunis. Ce moment en famille, c’est notre plaisir. Pour pouvoir nous accompagner pas facile de s’organiser quand on est 17 , ma fille et son mari avaient dû décaler leur séjour chez les autres Grands-Parents. Ceux-ci l’ont mal pris, jusqu’à  nous dire que l’on « achetait » l’amour des enfants, comme des parents. Je n’ai pas compris et ne comprends toujours pas. Depuis, je l’évite soigneusement, en attendant des excuses qui ne viendront peut-être jamais. C’est surtout dommage pour les Petits-Enfants».
Elisabeth (Paris).

À chaque Grand-mère son rythme !

« Comme j’étais encore dans la vie active lorsque je suis devenue Grand-mère, et que l’autre Grand-mère était déjà  retraitée avec d’autres Petits-Enfants, il a fallu que je m’adapte. Elle avait le temps et l’expérience; pas moi. Sans doute en voulant m’aider, elle s’est mise à  m’appeler pour me donner des conseils quand j’avais la joie de jouer la baby-sitter le week-end, m’indiquer des squares  où aller balader ma seule petite-fille. Puis, elle a fait pareil lorsque le petit-frère est né. Son côté « donneuse de leçons » m’agaçait de plus en plus. Il a suffi que j’en parle au père,  mon fils pour que tout s’arrête. Morale de l’histoire : je reste persuadée que les Grand-mères maternelles et paternelles sont complémentaires. Chacune a un rôle et fait à  sa façon et le principal est que les Petits-Enfants soient heureux avec elles ».
Nadine (Le Blanc-Mesnil).

Si vous voulez en lire plus, « Le livre des grand-mères géniales : Pour être celle que les enfants préfèrent !» est une référence en la matière. Tout un chapitre est consacré à  « l’autre Grand-Mère » et à son rôle. Qui sait, vous y trouverez peut-être des solutions pour améliorer vos rapports et créer un vrai lien, pour le bonheur de vos Petits-Enfants ?
Encore un livre indispensable et jubilatoire en hommage à  toutes les supers mères et Grand-Mères que vous êtes.

Inscription à la lettre de Granny

Ô joie ! Ô bonheur infini ! La deuxième quinzaine d’août, toute la smala rempile pour quelques jours supplémentaires chez moi. Une nouvelle couche de félicité absolue, là où – me dis-je, presque coupable – « l’autre » grand-mère, Monique n’aura pas vu l’ombre d’une paire de brassards de tout l’été.

En préparant mon mini-tournoi olympique, mon pique-nique flottant au clair de lune et mon critérium à vélo avec cérémonie de clôture dans la meilleure crêperie du coin, je m’en voudrais presque de la savoir privée de tant de joies estivales. Certes, Monique et moi ne sommes pas copines comme cochons ; certes, elle affectionne le point de croix et moi le poker, se pique de vouloir organiser un goûter géant quand tout le monde est déjà casé. Pour autant, nous n’en sommes pas moins grand-mère elle et moi !

Et, si je devais un jour décrocher le gros lot, c’est bien volontiers que je luis offrirais la petite bicoque avec pergola et volets vert d’eau dont elle rêve pour accueillir sa jeune tribu. Peut-être même serions-nous voisines, tiens… ! Lors de la tombola, je n’ai malheureusement remporté qu’un ballon gonflable, ce qui fait bien peu pour des vacances en famille et les souvenirs qui vont avec.

Je me console donc – et je le lui concède même au téléphone quand elle m’appelle ! – en me disant que l’essentiel est que nous puissions, elle comme moi, connaître cette chance inouïe qu’est celle, avant tout, d’être grand-mère.

Ici ou ailleurs. Avec ou sans parasol pour abriter tout l’amour qu’on porte à nos petits-enfants.

Signature Granny

 

Bouton inscription lettre de Grand-Mercredi

 

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