5 conseils à appliquer à vos Petits-Enfants - Grand-Mercredi
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5 conseils à appliquer à vos Petits-Enfants

Chut faut pas le dire

« Chut ! Faut pas le dire ! ». Combien de fois, nous, Grand-Mères, avons-nous recueilli dans le creux de l’oreille les petits et grands secrets de nos Petits-Enfants ? Du doigt trempé dans le pot de confiture à la grosse bêtise risquant de mettre en pétard les parents, nous y avons toutes eu droit. Et, sur le sujet, mes plus proches ami(e)s ont des anecdotes plein leur sac. Petit tour d’horizons et conseils concrets en 5 cas pratiques.

Cas n°1 (inspiré par mon amie Nicole) : Alma, 3 ans, confie à sa Grand-Mère avoir « un amoureux à l’école ». « Même qu’il s’appelle Adrien. Je le dis qu’à toi ».

  • A consigner illico dans votre carnet de souvenirs et à ne répéter à personne, pas même aux cousins. A 3 ans, un secret, c’est magique. Et sacré.

Cas n°2 (inspiré par Brigitte, ma voisine) : A 6 ans, Joseph est un petit garçon plutôt remuant. Et pas toujours obéissant. Un mercredi, profitant de l’inattention de sa Grand-Mère adorée, il a chipé un bonbon à la boulangerie. Pris de remords, il a confessé son larcin.

  • Réaction de Brigitte : « Faute avouée à demi-pardonnée ». Et pour l’autre moitié ? A cet âge, l’enfant commence à avoir conscience du bien et du mal, mais joue avec ses Grands-Parents la carte de la connivence. Rien ne vous oblige à en parler aux parents, mais profitez-en pour lui faire (gentiment) la leçon et obtenir la promesse que plus jamais il ne recommencera.

Cas n°3 (inspiré par François, un ancien collègue) : Chaque jeudi à 17h, ce Grand-Père passe chercher son Petit-Fils Benoît devant le collège pour aller faire un tennis. L’autre jour, à la sortie, personne. L’ado de 14 ans a finalement expliqué son retard d’un simple : « J’étais pas en cours. Je sèche les maths, la prof me déteste ».

  • Typique du mensonge aux parents que l’adolescent veut faire passer pour un secret. Ne pas paniquer et essayer plutôt de comprendre pourquoi votre Petit-Enfant adopte un tel comportement, s’il rencontre des problèmes en classe, si sa confiance en lui s’émousse (ce qui n’est pas rare à cet âge). Si vous percevez un mal-être, parlez-en aux parents.

Cas n°4 (inspiré par Catherine, ma belle-sœur) : Très proche de sa première Petite-Fille (17 ans déjà !), Catherine garde son portable allumé 24/24h. Le week-end dernier, coup de fil en pleine nuit de la jeune Sophie : « J’ai un secret hyper important à te dire mais, promis, tu ne dis rien aux parents… ».

  • Réflexe conditionné de la Grand-Mère : « D’accord, mais si c’est grave, je leur répèterai ». La jeune fille avait eu un petit accident de scooter mais était indemne. Catherine a vite compris que sa Petite-Fille comptait sur elle pour jouer les intermédiaires. Un secret confié par un autre, cela a quelque chose de rassurant. Et permet d’atténuer la colère des parents. Jouez le jeu !

Cas n°5 (inspiré par Betty, ma coiffeuse) : Changement de décor : ses deux Petits-Enfants ne lui disent RIEN. Jamais. Elle en souffre et se demande si elle est une bonne Grand-Mère, elle qui travaille beaucoup, même le week-end.

  • Une seule solution : multiplier les occasions de créer du lien. J’ai dit à Betty d’instaurer de petits moments seule à seul avec ses Petits-Enfants, d’organiser des activités qui leur plaisent et qui les mettront davantage dans le bain des confidences que les déjeuners du dimanche avec toute la famille. Un investissement gagnant !

Bonus (inspiré par Marcel Rufo, pédopsychiatre, auteur du « Dictionnaire amoureux de l’enfance et de l’adolescence ») : Vos secrets sont VOS secrets. En tant que Grands-Parents, ne faîtes pas de vos Petits-Enfants les réceptacles de vos « histoires de grands ». Ils ont assez à gérer avec leur propre vie, parfois aussi chahutée.

J’espère que ce petit mode d’emploi vous sera utile pour la suite. Et n’oubliez pas : vous avez le plus beau rôle !

 

 

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