Suivre ses Petits-Enfants sur les réseaux sociaux : pour ou contre ? - Grand-Mercredi

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Suivre ses Petits-Enfants sur les réseaux sociaux : pour ou contre ?

Vous hésitez à cliquer sur “S’abonner” sur le compte Instagram de votre Petite-Fille ? Vous vous demandez si suivre votre Petit-Fils sur TikTok est une bonne idée… ou une porte ouverte aux malentendus ? Rassurez-vous : la question, beaucoup de Grands-Parents se la posent. On a interrogé des familles, écouté des ados, observé les bons (et les mauvais) réflexes… et voici enfin le VRAI pour et contre.

Suivre vos Petits-Enfants : un lien de plus… mais pas n’importe comment

On ne vous l’a jamais dit, mais les ados aiment secrètement que leurs Grands-Parents s’intéressent à leur univers. Voir que Mamie “comprend” qu’ils postent une story ou que Papi sait ce qu’est un Reel, ça les amuse… et ça les touche.
Mais attention : suivre ne veut pas dire surveiller. Si vous les ajoutez juste pour “voir ce qu’ils font”, l’ado le sent tout de suite. 

Pour : Cela crée une passerelle entre vos mondes

Être sur leurs réseaux, c’est comprendre un peu mieux ce qui les fait rire, ce qui les inspire, ce qui les occupe. Ce que cela leur apporte ? Le sentiment que vous faites un pas vers eux. Ce que cela vous apporte ? Des sujets de conversation tout trouvés : “J’ai vu la photo de ton match, vous avez gagné ?” “C’est toi qui as fait ce montage vidéo ? Tu m’épates !” Pas besoin de commenter tout, pas besoin de liker compulsivement : un petit signe de temps en temps suffit à nourrir la complicité.

Contre : Le risque de franchir la ligne (sans vous en rendre compte)

Voici le piège dans lequel tombent beaucoup de Grands-Parents : le commentaire de trop.
Le “Oh comme tu as grandi !” sous une photo. Le “Et cette robe, elle n’est pas un peu courte ?” sous une story. Pour un ado, ce genre de remarque peut devenir catastrophique. Et cela suffit parfois pour qu’il vous bloque du jour au lendemain. Souvenez-vous : sur les réseaux, tout se joue en public. Ce que vous écrivez est vu par leurs amis. 

Pour : Un moyen discret d’être présent “au cas où”

La majorité des ados ne veulent pas que leurs Grands-Parents soient envahissants, mais ils aiment les savoir accessibles. Les réseaux sociaux permettent ça : être là, sans être sur leur dos. Ils voient que vous existez en dehors du cadre familial traditionnel. Vous voyez qu’ils vont bien, qu’ils vivent, qu’ils créent, qu’ils rient. C’est un fil invisible, mais il compte.

Contre : Ce n’est pas là que se construit le lien

Il faut le dire haut et fort : rien ne remplacera vos tête-à-tête, vos balades, vos discussions sans filtre. Les réseaux sont un complément, pas une relation. Ce que veulent vraiment les ados ? Un adulte d’expérience, pas un follower assidu, une présence dans la vraie vie plutôt qu’un like sur une photo.
Si vous sentez que les réseaux créent trop de distance ou de malentendus, faites un pas en arrière : votre rôle dépasse largement le virtuel.

Comment faire si vous voulez les suivre… sans faire d’erreurs ?

Voici la règle d’or : demandez-leur. “Dis-moi, si je te suis sur Instagram, ça te va ? Promis, je ne commenterai rien sans ton accord.” Les ados adorent qu’on respecte leur territoire. Et si la réponse est non ? Acceptez-le avec le sourire. Cela ne dit rien de la qualité de votre relation. 

En résumé : suivre ou pas ?

Il n’y a pas de bon ou de mauvais choix. Il n’y a que des familles, des personnalités, des sensibilités.
Ce qui compte, ce n’est pas d’être sur leurs réseaux, mais d’être dans leur vie. Et ça, aucun algorithme ne pourra le remplacer. Alors, suivez-les si cela vous rapproche. Ne les suivez pas si cela complique. Dans tous les cas : restez ce repère solide, discret et précieux dont ils ont tant besoin.

 

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