Garder ses Petits-Enfants malades : pour ou contre ? - Grand-Mercredi

À la maison

Garder ses Petits-Enfants malades : pour ou contre ?

Votre fille vous appelle, la voix un brin paniquée : “Maman, Louis a de la fièvre mais je dois aller travailler, tu peux le prendre ?” Et vous voilà face au grand dilemme des Grands-Parents modernes. D’un côté, l’envie de sauver la mise. De l’autre, cette petite voix qui vous rappelle que vous n’avez plus 30 ans. On décrypte cette question épineuse sans langue de bois ! 

Ce qu’on ne vous dit jamais : les vrais risques

Commençons par les faits. Les jeunes enfants peuvent être contagieux jusqu’à 14 jours après le début des symptômes. Chez les personnes de plus de 60 ans, le tableau clinique de la grippe est souvent trompeur avec une fièvre et une toux absentes dans un cas sur trois. Autrement dit : vous pourriez attraper la grippe sans même vous en rendre compte tout de suite !

Pour la gastro, c’est encore plus sournois. Moins de 100 particules virales suffisent à vous infecter, alors qu’une personne malade en rejette des milliards. Et le virus reste actif jusqu’à 2 semaines sur les surfaces. Vous voilà prévenus : garder un Petit-Enfant malade, ce n’est pas anodin pour votre santé.

Le paradoxe que personne n’ose dire

Voici la vérité qui fâche : les Grands-Parents n’osent souvent pas dire leur fatigue alors qu’ils sont dans l’épuisement, par peur de voir moins souvent leurs enfants et Petits-Enfants. On préfère se taire, jouer les super-héros, et finir épuisés plutôt que de décevoir. Rappelez-vous, reconnaître ses limites, ce n’est pas être égoïste, c’est être réaliste.

Quand dire OUI (sans culpabiliser)

La situation n’est pas la même avec des Grands-Parents en pleine forme qu’avec des Grands-Parents plus fragiles. Si vous êtes en bonne santé et que votre Petit-Enfant a juste un rhume carabiné ou une petite fièvre sans gravité, go ! Mais établissez des règles claires : les parents déposent l’enfant à la porte, pas de bisous prolongés. Le risque majeur pour les Grands-Parents est le contact d’adultes à adultes avec les parents qui amènent l’enfant. 

Quand dire NON (sans aucune culpabilité)

Si vous êtes fragile (diabète, problème cardiaque, plus de 75 ans…), garder un enfant avec une vraie grippe ou une gastro, c’est prendre un risque déraisonnable. Et puis il y a un critère souvent oublié : votre état émotionnel. Les tout-petits sont des éponges émotionnelles, même quand les angoisses ne sont pas exprimées. Si vous êtes angoissé à l’idée de garder cet enfant malade, il le sentira et ça n’aidera personne. Dire NON, c’est OK !

Les règles d’or si vous dites oui

Adoptez les gestes barrières : lavage des mains, mouchoirs à usage unique, port d’un masque si besoin, aération régulière. On sait, ce n’est pas glamour, mais c’est infiniment plus prudent qu’une semaine au lit après ! Et limitez dans le temps : une journée en dépannage, c’est gérable. Trois jours d’affilée ? C’est l’épuisement assuré. Proposez une garde courte ou partagée avec l’autre Grand-Mère si possible.

La solution que personne n’envisage

Parlons AVANT que la crise n’éclate ! Organisez une discussion franche avec vos enfants sur vos limites. “Je peux dépanner pour un petit rhume, mais pas pour une gastro. Je peux garder une journée, mais pas trois d’affilée.” Ces phrases-là, dites avec bienveillance mais fermeté, évitent les malentendus. Et proposez d’aider autrement : “Je ne peux pas garder Louis malade, MAIS je peux te faire tes courses” ou “MAIS je paie la moitié de la garde malade à domicile”. Vous restez présent, utile, généreux… sans vous mettre en danger.

Alors, pour ou contre ? La vraie réponse, c’est : ça dépend. De votre état de santé, de la gravité de la maladie, de l’urgence réelle, et surtout de votre ressenti. Ne laissez personne vous culpabiliser si vous refusez. Vous n’êtes pas un mauvais Grand-Parent parce que vous protégez votre santé. Prenez soin de vous, vous avez encore tellement de moments magiques à vivre avec eux… en bonne santé !

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