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Cours de Yoga enfants

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Donnez-leur un cours de Gym’

Je ne sais pas si c’est le scrupule (trop de crêpes, trop de gressins chez l’italien, trop de gratin de coquillettes, bref trop de mercredis) ou ce satané « mens sana in corpore sano » revenu à la surface de mon subconscient, mais je m’y suis mise. Re-mise, en fait. A la gym.

Pas d’emballement !
Pour l’instant, j’ai juste réuni mes habits de lumière : mon legging (tiens, il a encore son étiquette ?), mon t-shirt en micro-fibres antiperspirant (au cas où je force…) et mes socquettes coton-mohair (sidérées de voir la lumière du jour).

De façon parfaitement décomplexée, j’ambitionne désormais de convier autour de moi mes plus fidèles supporters, j’ai nommé : mes petits-enfants.

Organisée entre les voltaires et la cheminée du salon, notre première séance de rattrapage collective s’annonce toutefois chaotique. Si tous se gondolent déjà dans une tenue idoine en me demandant « Pourquoi t’es déguisée, Granny ? », l’ado de la fratrie raille ma playlist zen.
Comble de l’amateurisme, je n’ai pas assez de tapis de sol pour tout le monde. La rotule digne, je me dévoue : appui sera pris sur le caillebotis de la salle de bain, que je rapatrie vitesse lycra dans le séjour. De tête, j’accommode d’anciens mouvement d’aquagym à la sauce Véronique & Davina. On me rétorque que c’est « moins bien qu’à l’école » et « moins fun qu’avec Boris » (le coach de leur très chère mère); je balaie la critique d’un revers de poignet-mousse et m’échine à faire le papillon.

Un autre regrette l’absence d’haltères ? J’opère une distribution de canettes de soda et de briques de jus de pomme. Même pas le temps de finir une série de ciseaux à plat dos qu’un concours de galipettes s’improvise sur mon kilim.

Mon endurance a des limites, ma patience aussi. On dira que l’expérience m’aura au moins permis de leur apprendre deux de mes préceptes préférés : « c’est l’intention qui compte » et « l’important c’est de participer ».

Pour vous préparer (mieux que moi) à les faire pousser droit quel que soit leur âge grâce à quelques exercices maison, mille idées et conseils hyper-faciles sont à trouver dans ce tout nouveau livre : Zen, un jeu d’enfant (Flammarion). Piquez un sprint chez votre libraire chéri ou cliquez ici !  Un passe-temps longue durée à ajouter sur votre liste déjà longue des choses à faire en famille pendant les vacances !

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Ça m’a pris comme ça, un soir. Un peu comme une bonne et sage résolution avant l’heure.

Cette année, c’est MOI qui choisis les cadeaux de Noël. J’entends par là: sans attendre la liste des parents, ni la lettre au Père Noël faite d’une mosaïque de catalogue de jouets découpé à la hâte. Car dans ma tête, et dans mon coeur de Grand-Mère, il existe une valeur sûre dont je sais qu’elle fera plaisir à chacun : Corolle.

Un doudou pour le petit dernier, un poupon pour sa « grande » petite soeur, une poupée à coiffer pour leur cousine et même un baigneur quasi amphibie pour le casse-cou de la tribu.

Avantage n°1: pas besoin de piles !
Avantage n°2: pas de jaloux !
Avantage n°3: c’est un cadeau qui dure (plus encore qu’un dictionnaire)
Avantage n°4: à l’âge de raison et bien après les premiers passages de la petite souris, ils y joueront encore, seul ou à plusieurs.

Ainsi, pas peu fière d’avoir déniché le consensus parfait à glisser sous le sapin, j’ai mis la main sur la collection la plus à même de mettre tout ce petit monde d’accord au moment des fêtes: elle s’appelle « Trésor des Neiges » et décline tous les modèles dans des tons beige et rouge, bonnet ou corsage à tête de chat inclus !

Le 25 décembre est encore loin, certes…mais il n’est jamais trop tôt pour bien faire !
Croyez-moi et inspirez-vous de mon idée de génie juste ICI. Le simple fait de les imaginer réunis dans le salon en train de jouer à la dînette avec leurs nouveaux amis senteur vanille me fait frémir de bonheur…et de soulagement !

 

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LA PLATEFORME COLLABORATIVE QUI FAVORISE LA TRANSMISSION DE SAVOIR-FAIRE ENTRE GÉNÉRATIONS !

Les Talents d’Alphonse est une plateforme collaborative qui favorise le transfert de savoir-faire entre générations. La plateforme met en relation les personnes qui souhaitent apprendre un savoir-faire manuel (les Curieux) auprès de jeunes retraités dynamiques et passionnés (les Alphonses )! 
Alphonse et Alphonsine transmettent leur expérience dans la couture et le tricot, le bricolage et la rénovation d’intérieur, la mécanique auto-moto, la photographie, la cuisine ou encore le jardinage, etc…

S’épanouir par la transmission de savoirs
Dans un contexte d’éclatement des familles, les retraités se retrouvent de plus en plus souvent isolés. Le partage étant un facteur essentiel dans la construction non seulement d’une personne, mais aussi d’une société, Les Talents d’Alphonse veulent favoriser la rencontre intergénérationnelle.
La transmission de savoir-faire est une opportunité permettant de réunir des personnes de tous âges autour d’une passion.

les-talents-dalphonse-couture

Pourquoi choisir les Talents Alphonse ?

Pour Alphonse et Alphonsine Pour le « Curieux »
– Rencontrer de nouvelles personnes autour de sa passion – Apprendre le savoir-faire d’un Alphonse ultra-compétent, fruit de l’expérience d’une longue carrière
– Être valorisé en transmettant son savoir-faire – Partager un moment convivial et intergénérationnel
– Bénéficier d’un complément financier pour profiter pleinement de sa retraite. – Bénéficier de tout cela à un tarif très abordable : 15€/h, quel que soit le savoir-faire requis.

Envie de rejoindre l’aventure ? C’est par ici : http://www.lestalentsdalphonse.com/

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« Il pleut ? Ah oui… »
« Comment ça le Trivial Pursuit a perdu un camembert ? Bon, on n’a qu’à le remplacer par un petit cheval ».

Vous voyez de quoi je parle ? Vision de cauchemar d’un après-midi ludique qui s’annonce mal. Non, ne vous jetez pas tout de suite sur votre jeu de 52 cartes pour savoir si celui-ci est complet, frais et dispos pour la venue prochaine de vos petits-enfants.

Tablez plutôt sur ces trois jeux indémodables, inaltérables et mémorables, choisis pour vous par une Grand-Mère qui ne peut plus voir le plastique et le made in China en peinture, j’ai nommé : moi !

Pour les petits (dès 3 ans) : Le jeu du corbeau
En Allemagne, les familles ne jurent que par ce plateau coloré sur lequel se plante un cerisier bien garni. Le premier à remplir son joli panier en osier avant que le corbeau ait tout dévoré, a gagné !

Pour les moyens (dès 5 ans) : Le jeu des sardines
Une version revisitée du célèbre « Memory », version piscicole. Ses qualités principales ? Il fait travailler la mémoire, la rapidité, l’observation, et une partie ne dure que 15 minutes.

Pour les grands (dès 6 ans) : Un vrai jeu de l’oie
Celui-là, normalement, il devrait vous durer toute la vie. Car il n’y a pas que le plateau qui est en bois : les oies, peintes en des couleurs vives, s’y promènent aussi.
Traditionnel et efficace : idéal pour tenir toute une après-midi.

 

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A vous, je peux le dire.
J’ai beau faire la maline, je ne saisis pas toujours tout ce que mes petits-enfants m’expliquent.
Cas typique : lorsqu’ils me voient – dépités – maltraiter les touches de mon portable et volent à mon secours à grand renfort d’un vocabulaire qu’eux seuls maîtrisent. Les uns me supplient de changer de téléphone; les autres (au pif, leurs parents) m’en offrent un d’office en me jurant que ça va «me changer la vie ». J’en ris encore…! Mais jaune.
Bilan des courses: j’ai décidé de tromper l’ennemi. Ils ont le téléphone parfait ? J’aurai le mien moi aussi !

Après une brève auto-critique, je me suis donc convertie au téléphone facile. Mon Doro a la forme d’un portable, le look d’un smartphone, des touches bien comme il faut et surtout – surtout! – je réussis enfin à tchater avec ma petite-fille sans avoir à passer par cinq étapes et douze clics : un luxe de simplicité !Une semaine que j’ai dans mon sac ce complice de tous les jours et personne n’a encore rien remarqué…  Ah si ! Mon ostéo. Avant, c’est lui qui recevait par erreur les photos de mes massifs d’hortensias. Aujourd’hui, c’est bel et bien mon amie Sybille.

Comme quoi, tout arrive ! Encore faut-il passer le cap en jetant un oeil juste ICI.

 

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Je n’irais pas jusqu’à dire que je mets tout le temps le nez dans l’assiette de mes petits-enfants…mais quand même ! Entre les consignes des parents, les phobies du moment et les tendances au « zéro tout », je n’ai pas le choix.
A telle enseigne que je ne sais plus très bien à quelle casserole me vouer.

Prenant mon courage à deux mains – et ravalant mon orgueil de Grand-mère omnisciente – je suis donc allée sonner à la porte du très médiatique Dr Jean-Michel Cohen, nutritionniste. Avec lui, au moins, j’y verrai plus clair sur ce qu’il faut faire et ne pas faire, croire ou ne pas croire.
« Ding-dong ! ». « Entrez ! » (même voix qu’à la radio). « Bonjour Granny » (même tête qu’à la télé). Je m’assieds, mon carnet de notes sur les genoux, et j’y vais franco.

1. Le Nutella est-il réellement mauvais pour leur santé ? (car oui, j’avoue, je leur en donne au goûter)
Ne culpabilisez pas ! Tout est dans le dosage. Contrairement à l’usage qu’on en fait, le Nutella est une pâte à tartiner. Vous devez donc expliquer à vos petits-enfants qu’une quantité mesurée suffit et qu’elle doit précautionneusement être étalée. Raclée, même, comme on le fait pour le beurre. Mais le Nutella à la petite cuillère, ça, non !

2. Lorsque je fais mes courses, dois-je fuir le gluten comme la peste ?
Tant qu’aucune intolérance n’a été démontrée chez l’enfant, il est hors de question de lui imposer un régime sans gluten, comme ça, sans raison. Si l’enfant n’est pas allergique, on lui donne de tout.

3. Ma belle-fille me dit que des protéines animales une fois par jour c’est suffisant (au déjeuner ou au dîner). C’est vrai ce mensonge ?
Il fut un temps où l’on en donnait deux fois par jour aux enfants de peur qu’ils soient carencés et que cela ralentisse leur croissance. Aujourd’hui, c’est l’inverse, la cuisson de la viande ou du poisson s’accompagnant généralement de matières grasses.
L’apport idéal pour un enfant, c’est 120 gr par jour.

4. Et les 5 fruits et légumes par jour, c’est obligé ?
C’est mieux, oui. Nous vivons dans une société de produits transformés qui conduit au renforcement de la consommation de féculents. Il ne s’agit pas de leur faire des brocolis et des haricots verts à l’eau, mais plutôt des trucs rigolos comme…un bon velouté de potiron !

Je suis repartie sans la recette du velouté de potiron mais avec un livre dédicacé. A savoir le tout dernier : Le Guide d’achat pour bien manger (First éditions).

 

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Mes enfants n’ont jamais compris. Limite s’ils ne me surnommaient pas Maurice Carême ou Raymond Queneau.

Pourtant, moi, il est un genre littéraire qui me transporte: la poésie.
Pour vous donner une idée: sur mon échelle des styles, un Pablo Neruda et sa Centaine d’amour valent dix fois plus qu’un Guillaume Musso et sa Fille de Brooklyn.

Voilà qui est dit ! Reste à savoir, maintenant, comment transmettre ce goût pour les mots et la musicalité à mes petits-enfants, sans les voir s’enfuir en courant ou – pire! – bayer aux corneilles.
Je ne m’en cache pas : il fut un temps où, avec les plus grands, je tentais une initiation à l’art délicat de la rime.

Pour le côté ludique, je visais l’heure des repas. Mais le jeu a cessé le jour où ni eux, ni moi, n’avons trouvé de rime à « yaourt ». Puis, en cachette de leurs parents ou presque, je me suis essayée à l’alexandrin. Ce qui donnait à peu près ça : « Mes chéris, s’il vous plaît, lavez-vous les cheveux / Si c’est moi qui le fais, ce sera deux par deux ». Je n’ai, évidemment, récolté que des éclats de rire.

Et puis, l’autre jour, je suis tombée en avant-première sur une petite merveille. Un CD, signé Domitille et Amaury, qui chantent Prévert. Autant vous dire qu’en musique Le cancre et Faire le portrait d’un oiseau ont déjà plus de succès que devant le tableau de la maîtresse.

Bilan : on l’écoute en boucle depuis dix jours et je les emmène bientôt voir le spectacle qui va avec. Son nom: « Simple comme bonjour ». Je savais que j’y arriverais !

Sortie du livre-CD le 13 octobre prochain (Gallimard Jeunesse), et sortie du CD le 28 octobre (Wagram Music). Spectacle au Théâtre Le Ranelagh (5, rue des Vignes, XVIe) du 8 octobre au 30 décembre (sam. à 17h, tous les mer. et sam. à 17h pendant les vacances de la Toussaint, tlj à 17h pendant les vacances de Noël). Durée : 55 min.

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Après l’éternelle supplique « Chéri, tiens-toi droit ! », il est une rengaine à laquelle Margaux, Paul et les autres coupent rarement : le fameux « J’ai rien entendu » (NB: la réponse généralement espérée sous peine de goûter sans Kinder étant : « Bonjour madame » / « Merci monsieur » / « Au revoir maîtresse »). Un travail de longue haleine que les parents n’entendent pas sacrifier sur l’autel d’un crochet par chez vous.

A grand renfort de clins d’oeil appuyés, de gloss en cul-de-poule ou de postures de chien d’arrêt, on vous fait donc gentiment comprendre que la politesse est le combat de tous.
Vous rétorquez qu’une grand-mère n’est vraiment « pas là pour ça », avant d’obtempérer et de faire rimer « Flamby » avec « Merci qui ? » ou « Tu peux m’aider ? » avec « S’il te plaît ».
Fatiguant, n’est-il pas ? C’est pourquoi il y a de fortes chances pour que vous fassiez l’impasse sur ces relances une fois la porte de chez vous refermée.
Inconvénient : c’est pas bien de faire semblant.
Avantage : vous aurez économisé un maximum d’énergie pour l’histoire du soir et autres parties de « ni oui, ni non ». On vous connaît par coeur !

Afin que « le métier rentre » (comme disaient nos grand-mères), mais aussi pour montrer aux parents que la question ne vous est pas égale, deux ouvrages à feuilleter d’urgence :

Avec eux (dès 3 ans) : Manuel des bonnes manières pour les filles et les garçons (éd. Circonflexe)

Dans votre coin : Bonnes manières et politesse, auriez-vous le prix d’excellence ? (éd. Larousse)

Avec mon Petit-Fils Boris, seize ans et des cordes vocales qui se cherchent, on ne peut pas dire que le dialogue soit d’une fluidité absolue. Il n’y a pas si longtemps (….ah bon ? Une dizaine d’années déjà ?), la moindre sortie au parc avec bonus pain au chocolat suffisait à son bonheur ; aujourd’hui, tout juste si j’ose innover en cuisine de peur qu’il ne boude le menu. Bref, Boris est un ado. Histoire de négocier le virage en beauté, m’est venue l’idée de faire un crochet par le cabinet de la précieuse Liliane Holstein (*), pro ès crises existentielles, ma lanterne, mon coach, bref : ma boussole.

Ce qu’il y a de bien, avec Liliane, c’est qu’elle désamorce tout de suite le « problème », en vous faisant comprendre – si je résume, hein – que ce n’en est pas vraiment un. L’adolescence, un âge ingrat ? Pensez-vous ! Plutôt une occasion rêvée de tisser un lien fort avec son Petit-Enfant devenu grand, à condition de respecter quelques règles de base.

1- Trouver sa juste place

En tant que Grand-Mère, me dit-elle, il ne s’agit pas de copiner avec votre Petit-Fils ni de vous forcer à parler son langage. Ca tombe bien : j’ai toujours été nulle en verlan ! De la même façon, inutile de se positionner comme le font les parents, c’est à dire en tant que censeurs et éducateurs. Bonne pioche : je me le suis toujours interdit ! Quoi, alors ? Miser sur la confiance et non sur le conflit. Oui mais s’il dépasse les bornes des limites ? Dans ce cas, me rassure Liliane, ne pas s’interdire de donner à Boris des règles de vie et des lignes de fonctionnement.

2- Faire preuve d’ouverture d’esprit

Plutôt que de se montrer choquée par les propos de mon Petit-Fils, je comprends que j’ai tout intérêt à ouvrir grand mes oreilles. Peu importe son langage, les fautes de syntaxe et le côté un peu olé-olé de l’anecdote dont il me gratifie entre la poire et le fromage : ne jamais prendre l’air étonnée, plutôt intéressée. En un mot : s’adapter. Car ce que les ados détestent, et ce qui les angoisse terriblement, me rappelle Liliane, c’est tout ce qui peut sembler dépassé, sur le déclin. Concrètement : le jour où je suis groggy en robe de chambre avec 40 de fièvre et Brahms en fond sonore, donc, j’évite de demander à Boris de passer me faire une bouillotte.

3- Lui parler de lui plutôt que de moi

J’ai quand même bien précisé à Liliane que, moi, ce qui me plaisait, c’était de raconter un peu à Boris l’histoire de notre famille, celle de mes propres Grands-Parents, ma jeunesse… Là, je me suis gentiment fait taper sur les doigts. Transmettre, oui. Mais ne surtout pas ramener le dialogue à ma propre expérience, précise la psy. Surtout si Boris ne lance pas lui-même le sujet avec la délicatesse qu’on lui connaît, du genre : « Et l’école, t’y allais comment ? A dos d’âne ? ». Alors la valeur sûre, c’est quoi ? Parler du futur, de l’avenir, des avancées technologiques… (pour ça, il faudrait déjà que je sois capable de faire les mises à jour sur mon iPad…).

4- Brancher mon radar

Avec Liliane, j’aime bien imaginer le pire. Alors je lui parle du gros hic : le coup du méga-secret. Imaginons qu’un jour, Boris s’épanche dans mon oreille et me fasse jurer de ne rien dire à ses parents. Je fais comment, moi ? Alors là, tout est dans la négo, me dit-elle. Après avoir bien écouté mon Petit-Fils, la meilleure façon de gérer consiste à se mettre en accord avec lui pour justement en parler avec les parents. Ne rien leur dire, c’est aller au devant d’une discorde qui pourrait vous coûter cher et rejaillir sur le cadre sécurisant qu’incarne la famille aux yeux de l’ado. A moi de convaincre Boris, donc, que lâcher le morceau à ses parents nous permettra de mieux l’aider, tout en restant soudés. Un vrai travail d’équilibriste façon Cirque du Soleil, en somme !

5- S’intéresser à lui

Alors là, il va falloir que je me mette à la page. Parler de la mode, des endroits qu’il fréquente, être au parfum des groupes de musique qu’il écoute… Et si vraiment je me sens l’inspiration (le courage ?), faire la surprise à Boris d’acheter deux places pour le concert de son idole et y aller ensemble. Petit moment de solitude : Liliane m’imagine-t-elle déjà en perfecto et bandana dans la fosse de Bercy ? « Une grand-mère dans un concert rock, personne ne s’en moquera, au contraire !, me jure-t-elle. Les jeunes vont adorer ! ». Soit. J’ai tellement bien intégré le truc que je lui promets de lui envoyer un selfie le jour J.

6- Ne surtout pas juger

Que les choses soient claires : être lapidaire ou vindicative quand Boris me raconte sa vie, c’est couper le fil d’emblée. Si je veux avoir une chance de nouer un lien complice avec lui – et ça, c’est merveilleux ! -, mieux vaut l’écouter, et l’écouter vraiment. Comme tous les ados envers leurs aînés, me dit Liliane, votre Petit-Fils va dans un premier temps tester votre écoute. Puis, se libérer. A moi de savoir décoder les messages subliminaux que cache son récit ; ce sera toujours ça de gagné pour la suite, quand il saura qu’il peut être entendu.

7- De la délicatesse, encore et toujours

Boris est de mauvais poil ? Il traîne des pieds ? N’est jamais content de rien ? Parle mal à ses frères et soeurs ? Une seule attitude : continuer à lui parler gentiment. « Et si je suis curieuse de savoir comment s’appelle sa petite amie ? », ai-je osé dans le cabinet de Liliane. « Ah ça, non ! Ne soyez pas intrusive…mais subtile ! ».

Forte de ces 7 clés, je repars le cœur léger et d’attaque pour gérer le moindre état d’âme de Boris. Ça tombe bien : il paraît qu’il est amoureux…

(*) psychanalyste spécialiste de la famille. Auteur de « Le burn out parental », éd. Josette Lyon.

©ShoeMakers Group – 10is

Il en va de la famille comme du rangement : une place pour chaque chose, chaque chose à sa place. Voici donc les 5 situations qui vous démontreront par A + B que vous êtes bel et bien la Grand-Mère…et que vos enfants sont bel et bien les parents. En résumé : que l’on ne peut vous confondre avec nulle autre.

1. En termes d’arbre généalogique élargi, option « mariage », vous êtes incollable. L’ordre de passage devant Monsieur le maire des uns et des autres est un peu votre Trivial Pursuit. Du prénom des témoins aux détails de la robe meringue portée le jour J par « la petite Cécile » de CM2 devenue grande, vous ne loupez aucune miette des mariages des anciens camarades de classe de vos enfants. Quant aux enterrements de vie de jeune fille/garçon, c’est tout juste si vous n’êtes pas au courant du programme du week-end avant tout le monde. Il faut bien ça pour tenir à jour votre propre agenda, pris d’assaut de mai à août par une série de croix rouges légendées « Garde petits-enfants ». Encore 10 ans et vous verrez le bout du tunnel.

2. Lapin nain, hamster à poil court, ragondin des plaines, poisson rouge à 3 €, cochon d’Inde boulimique…: périodiquement, votre cuisine se transforme en annexe d’une animalerie. Vos petits-enfants se repassent même l’adresse de votre pension all inclusive sous le manteau, sûrs et certains de votre générosité sans borne. Ce n’est pas faute d’avoir prévenu quelques mois plus tôt, alternant le perfide « Tu es sûr(e) que tu sauras t’en occuper ?» et l’alarmiste « Réfléchis bien à la façon dont tu le feras garder pendant les vacances… ». Ce que vous ignoriez alors c’est que, dans leurs yeux tendrement incrédules, se cachait déjà la réponse… La « nounou pour animaux » idéale, c’était vous.

3. Une réunion parents/professeurs est toujours synonyme de stress. Pour les parents – convoqués à deux sinon rien, manquant de se fouler la cheville en se relayant de salle en salle, accordant leurs violons sur le discours à tenir et les excuses à inventer – mais certainement pas pour vous. Ce rendez-vous jadis tant redouté s’assimile plutôt à un choix autrement plus cornélien : pendant que les parents attendront fébrilement leur tour, quel goûter la sereine grand-mère que vous êtes pourra bien apporter à leurs petits? Gaufre ou pain au chocolat ? Une vraie fête, vous dis-je ! Mon conseil : toute à votre joie de grand-mère nourricière, ne traînez pas trop aux abords de l’établissement… Une maîtresse en goguette pourrait venir vous chercher vous aussi !

4. C’est écrit en gros sur le frigo de vos enfants : 5 fruits et légumes par jour, protides à l’heure du déjeuner mais pas au dîner, lait bio et pâtes sans gluten, zéro grignotage. Admirative de tous ces scrupules alimentaires envers la chair de leur chair, vous gardez pour vous vos remarques et louez leur inventivité pour établir leurs 13 menus par semaine. En revanche, le quatorzième (celui du déjeuner du mercredi) est votre chasse gardée. Le lundi vous ne pensez qu’à lui, le mardi vous faîtes les courses, et enfin vous mettez les petits plats dans les grands. Les petits auront leur gratin adoré; les grands leurs rôti avec plein de jus. Ils pourront même (surtout!) se resservir. Toute la vie, ces plats seront pour eux votre signature et garderont le goût de l’enfance; certains cousins en seront jaloux mais obtiendront le leur aussi. Cerise sur le gâteau : vous avez encore tout le temps de leur imaginer des spécialités irremplaçables. Et laisser aux parents le soin d’équilibrer omega 3 et sucres lents. Preuve que la grand-mère, c’est bien vous.

5. Vous pouvez être fière d’avoir su relever deux défis. Le premier : avoir refusé de faire des « 101 façons d’élever son enfant façon Montessori » ou du « Manuel moderno-moralo-inutilo éducatif » votre livre de chevet. Votre seul gourou, c’était vous et votre instinct maternel.
Le second : avoir su faire entendre à TOUS vos enfants, gendres et belles-filles, votre satisfaction d’avoir des petits-enfants si bien élevés. Sans que personne ne vous demande jamais de vous en mêler. Et à ceux qui prônent le contraire ou s’érigent à la place des parents en chantres du « Bonjour madame » ou du « Au revoir monsieur », dîtes leur simplement « Non merci ». Cet article fait d’ailleurs office de certificat : la politesse reste le combat des parents, pas celui des Grands-Parents.

Je vous le disais un peu plus haut : une place pour chaque chose et chaque chose à sa place. Les parents s’occupent du métronome ; vous gérez la mélodie. Et les (petits-)enfants seront les plus heureux !

Deux trimestres au moins que vous trépignez, la main droite sur le museau d’une peluche immaculée et le pouce gauche sur un flacon de gel anti-bactérien. Le voici : votre petit-enfant, premier d’une longue série ou dernier arrivé, est né ! Vous l’attendiez au tournant ; ses parents aussi. Si la grand-mère parfaite n’existe pas, du moins peut-elle se montrer vraiment utile. Voici comment :

  • Sans aller jusqu’à espérer un bristol, dîtes-vous que vous ferez bel et bien partie des premières invitées dans la chambre maternelle. Dès lors, nul besoin de rester en embuscade à un pâté de maisons de la maternité, d’adresser messages subliminaux au papa ou SMS impatients à la jeune parturiente, qui – ne vous en déplaise – sont tout à leur félicité nouvelle.
  • Passées les présentations, dosez juste. Ligne de conduite parfaite = proposer sans s’imposer. Un biberon par-ci, une sortie au square avec les « grands » par-là, une nuit salvatrice, un plein de courses… Il y a mille façons de rendre service. Y compris à distance, par exemple en gardant son portable allumé H24 pour les coups de (baby)-blues et des questions aussi existentielles que « Mais pourquoi il pleure, là ? ».
  • Ça peut vous sembler dingue mais….3 heures de ménage hebdomadaire pré-payées font parfois plus plaisir qu’un lot de bodies taille 6 mois avec bavoirs assortis. Surtout si la poussière est devenue la meilleure amie du tapis d’éveil.

Chères grand-mères, fortes de ces préceptes, attendez-vous à recevoir le meilleur : la palme de l’efficacité, mais surtout l’éternelle gratitude de votre fille/belle-fille.

Du syndrome de la « super Grand-Mère » aux privilèges de la relation Grand-Mère/Petits-Enfants. La psychothérapeute Evelyne Féau et le Docteur Frédéric Kochman, pédopsychiatre et coordinateur médical de la Clinique Lautréamont à Loos (Nord), répondent à nos 5 questions sur le rôle que vous avez à jouer en tant que Grand-Mère. 

 

1. Être Grand-Mère, est-ce que cela s’apprend ?

Dr Frédéric Kochman : Etre Grand-Mère, comme être mère, ne s’apprend pas dans les livres, mais dans nos expériences de vie personnelles, transgénérationnelles. Beaucoup de Grand-Mères m’évoquent leur statut de Grand-Mère en le comparant à leur statut de mère : nettement plus apaisé, décomplexé, plus cool quoi !

Evelyne Féau : C’est en effet un apprentissage. On devient Grand-Mère en même temps que l’enfant devient Petit-Enfant. Mais si la Grand-Mère retrouve les mêmes gestes que ceux qu’elle avait en tant que mère, elle ne vit pas sa relation avec ses Petits-Enfants de la même façon, profitant d’une plus grande disponibilité. Moi-même, jamais je ne me serais dit – avant de devenir Grand-Mère – combien j’étais à ce point passée à côté de certains moments avec mes propres enfants. Grâce à leurs Petits-Enfants, auxquels elles sont entièrement dédiées, les femmes se découvrent autrement, sous une autre facette. Et malgré le stress et la responsabilité dont elles se sentent investies lorsqu’elles s’en occupent, cela reste un émerveillement.

2. La Grand-Mère, bien qu’elle s’en défende parfois, a-t-elle un rôle éducatif à jouer envers ses petits-enfants ?

E.F. : Si l’on veut pouvoir continuer à faire sereinement des choses avec eux, il faut se sentir respectée. Alors, évidemment, si les Petits-Enfants font des bêtises, mieux vaut sévir et couper court à l’accumulation des caprices. En revanche, en présence des parents, il est important de savoir s’effacer. Et si un parent refuse telle chose à son enfant, il ne s’agit pas d’aller ensuite à l’encontre de cette décision.

Dr F.K. : Le rôle éducatif de la Grand-Mère est majeur. Beaucoup de Grand-Mères de notre génération sont jeunes, modernes, bien souvent pleinement insérées dans une vie active, et ainsi très au fait des passions, des émotions, des centres d’intérêts de leurs Petits-Enfants. De ce fait, la Grand-Mère d’aujourd’hui peut bien souvent jouer le rôle de confidente de ses Petits-Enfants, donner des conseils avisés, avec plus de temps pour écouter et réfléchir avec eux. En cela, cela participe grandement à leur éducation.

Mais il est aussi important pour les parents d’adouber les Grands-Parents dans leur rôle de sécurité, d’autorité et de participation à l’éducation, lorsqu’ils ont la garde – même très temporaire (une soirée, un week-end….) – de leurs Petits-Enfants. En d’autres termes, cela signifie : « Mes chéris, nous vous confions ce soir à vos Grands-Parents ; nous leur déléguons pour ce temps notre autorité. En notre absence, ce sont eux les capitaines du bateau ».

3. La notion de transmission est fréquemment mise en avant dans le rapport intergénérationnel. Où commence et où finit-elle ? Quel rôle la Grand-Mère peut-elle jouer en matière de transmission ?

Dr F.K. : La transmission touche avant tout les valeurs, l’histoire d’une famille. Elle inclut les traditions parfois régionales, parfois internationales. Pour ma part, je suis un pédopsychiatre d’origine polonaise. Je continue à vivre avec plaisir et nostalgie les traditions culinaires polonaises des fêtes de Noël, par exemple. Nous savons aujourd’hui que cette transmission est inscrite dans les gènes, dans l’ADN de nos Petits-Enfants : c’est ce qu’on nomme l’épigénétique. L’ADN de nos enfants et Petits-Enfants a en mémoire des événements marquants de la vie de leurs ascendants.

# Transmettre l’histoire familiale : voilà un rôle pour la Grand-Mère

« Faire découvrir comme dans une saga l’histoire de la famille, parfois sur plusieurs générations, inscrit les Petits-Enfants dans une structuration solide de leur vie, dans le temps et l’espace. Un très beau projet à construire avec les Grands-Parents : un arbre généalogique géant de toute la famille ! »

# Raconter des anecdotes, des souvenirs amusants : autre rôle sympathique pour la Grand-Mère

E.F. : Personnellement, je préfère leur raconter des anecdotes ou leur parler de détails amusants. Une chose est sûre : avec des mots choisis, on peut tout dire à un enfant. Et s’il pose des questions, vous n’avez pas à fuir. Car il va se rassurer grâce à ce que vous lui direz ; sinon, c’est son imagination qui prendra le pas, et celle-ci est bien plus angoissante que la réalité.

4. Dans quelle mesure la relation qu’un enfant entretient avec sa Grand-Mère est-elle complémentaire de ce qui l’unit à ses parents ?

E.F. : L’un des rôles principaux de la Grand-Mère est de faire avec ses Petits-Enfants ce que les parents ne leur font pas faire, faute de temps. Ces moments de partage requièrent une certaine organisation ; des efforts auxquels les Petits-Enfants sont sensibles.

Dr F.K.: Dans de nombreux cas, les liens avec ses parents sont marqués par le stress, le manque de temps, la pression des jours de semaine, les devoirs, etc. En revanche, un week-end avec sa Grand-Mère va se visualiser souvent de manière plus positive : en mode « pause », au calme, comme l’évoquent les jeunes sur leurs réseaux sociaux (« oklm… », écrivent-ils en langage SMS).

La Grand-Mère, on l’imagine d’emblée plus sereine, souriante, avec le plaisir d’aimer ses Petits-Enfants sans la pression de l’éducation quotidienne, de la réussite scolaire. La Grand-Mère peut donc renforcer; amplifier ces moments forts et pleins d’amour par des moments passés ensemble, au cours desquels on a le temps de s’aimer, de rire, de réfléchir au présent, à l’avenir, en toute quiétude et douceur.

5. Que diriez-vous aux Grand-Mères qui mettent un point d’honneur à assumer seules la garde de leurs Petits-Enfants ? En particulier quand elle le font sans aide extérieure (de type nounou ou jeune fille) et sur des périodes plus ou moins longues (week-end, vacances…) ?

E.F. : Les Grand-Mères qui cherchent à tout contrôler espèrent une sorte de reconnaissance de leur rôle de « super Grand-Mère ». Personne ne doute qu’elles en soient capables, mais il est tout aussi important de connaître ses limites. Alors je leur dirais simplement : « Ce n’est pas parce qu’on vous prête main-forte que l’on vous considère comme une mauvaise Grand-Mère ».

Dr F.K. : De mon point de vue, cela est très positif ! Assumer la garde de leurs Petits-Enfants est une évidence pour beaucoup de jeunes Grand-Mères de 45 ans, qui font dix ans de moins que leur âge, en plein équilibre de vie, sportives, battantes. Elles sont de superbes modèles de vie pour leurs Petits-Enfants. J’ai très souvent entendu dans mon cabinet des jeunes patients me dire : « J’espère que je serai comme ma Grand-Mère à son âge ! ». C’est le plus beau compliment que l’on puisse leur faire !

 

Résumé des différents rôles pour une Grand-Mère évoqués dans cette interview :

  • S’investir pleinement avec ses Petits-Enfants
  • Savoir s’effacer en présence des parents
  • Rôle éducatif majeur délégué par les parents
  • Etre une confidente, pourvoyeuse de bons conseils
  • Transmettre l’histoire familiale
  • Apporter des espaces de tranquillité dans la vie trépidante des Petits-Enfants (et de leurs parents)
  • Faire avec les Petits-Enfants ce que les parents ne font pas, souvent faute de temps
  • Garder ses Petits-Enfants, s’en occuper le temps d’un week-end, de périodes de vacances, etc.

Et pour approfondir sur ce sujet des rôles des Grands-Parents, voici un peu de lecture sur le rôle du Grand-Père ou encore une enquête à ce sujet.

Droit de visite des Grands-Parents, autorité parentale, conflits en cas de séparation ou de divorce… Me Caroline Elkouby-Salomon, avocate au barreau de Paris et spécialisée en droit de la famille, répond en 5 points essentiels, aux questions épineuses du droit des Grands-Parents envers leurs Petits-Enfants.

En cas de séparation ou de divorce des parents, comment éviter que les relations avec eux s’enveniment ?

Le conflit existant entre les parents ne doit pas venir interférer avec la relation Grands-Parents/Petits-Enfants. Ni les priver de leur droit de visite. Il m’est ainsi arrivé de recevoir à mon cabinet une Grand-Mère qui ne voyait plus son Petit-Fils depuis 2 mois. Une rupture de communication entre son fils et elle était le sujet central. J’ai dû apaiser les choses en envoyant des lettres recommandées. L’inquiétude est légitime, en cas de séparation ou de divorce, mais le mieux est de rester à sa place de Grands-Parents et, surtout, de maintenir le dialogue avec ses Petits-Enfants sans prendre parti.

Quels sont les droits des Grands-Parents ?

La jurisprudence indique que les Grands-Parents ont des droits sur leurs Parents-Enfants :

  • le droit d’entretenir des relations personnelles avec ses Petits-Enfants
  • le droit de visite et d’hébergement
  • le droit de correspondance

Quelle est la décision la plus fréquemment rendue ?

Si le climat relationnel n’est pas trop pollué, les Grands-Parents peuvent espérer obtenir un droit de visite et d’hébergement. cela correspondant à 1 mercredi après-midi sur deux et une petite partie des vacances scolaires de Noël et de juillet/août. Le juge évite en revanche d’empiéter sur le week-end, un temps que les parents aiment consacrer à leurs enfants.

Le ou les parents peut-il contester la décision rendue ?

Il peut effectivement faire appel, comme pour n’importe quelle décision de justice. Mais il devra alors prouver que la relation que l’enfant entretien avec son ou ses Grand(s)-Parent(s) est contraire à son intérêt. Et de cela, il faut apporter la preuve. De la même façon, les Grands-Parents doivent apporter à l’audience des éléments précis démontrant qu’ils sont empêchés de voir leur(s) Petit(s)-Enfant(s), comme par exemple des traces de leurs demandes mais aussi des refus qui leur ont été opposés. Or, apporter les preuves d’une absence de relation n’est pas ce qu’il y a de plus simple. De la même façon, le juge peut considérer que l’environnement relationnel est trop sous tension pour que l’enfant vive de façon sereine tout séjour ou moment passé avec ses Grands-Parents. Dans le cas où il considèrerait que l’enfant bénéficie d’une ambiance plus sereine chez ses parents, le droit de visite peut être refusé aux Grands-Parents.

Qu’est-ce que le droit de correspondance ?

C’est un droit acquis par les Grands-Parents, leur permettant de communiquer avec leurs Petits-Enfants par téléphone, par courrier, par Skype, et même par mail. Il peut tout à fait venir compléter un droit de visite accordé aux Grands-Parents. Il peut prendre la forme d’un appel téléphonique hebdomadaire (à l’initiative de l’adulte, un enfant ne pouvant y être contraint). Avant d’en arriver là, toutefois, le juge tentera une médiation familiale, qui reste encore dans certains cas le meilleur moyen de préserver la sérénité des rapports.

 

Crédit : poup.org

Confidence pour confidence, je n’ai pas pour habitude de me comparer aux autres. Encore moins de comparer les autres entre eux (à commencer par mes enfants – ils détestent ça ! – et mes petits-enfants – drame garanti !).
Mais bon…il m’arrive quand même d’avoir envie de savoir si je suis « in », comme ils disent.
Comprendre : une VRAIE grand-mère.
Je me suis donc amusée à cocher les cases de ce sondage très sérieux, qui dit que :
– la France compte 7 millions de Grand-Mères (ouf ! J’en suis !)
– on devient Grand-Mère à 52 ans environ (à trois ans près, c’est moi)
– …et Grand-Père à 56 ans (ça lui a fait drôle, mais c’est vrai)
– chaque Grand-Mère a 3 petits-enfants en moyenne (là, j’explose les scores. 5 à mon actif)
– plus d’une Grand-Mère sur deux vit dans la même ville que ses petits-enfants (heureusement pour les parents ! Jusqu’au jour où tout ce petit monde déménagera à Singapour…)
– 40% d’entre elles les prennent sous leur aile le mercredi après-midi (si je n’ai ni gym, ni réunion de copropriété, ni migraine, la réponse est « oui »)
– …et 60% des Grand-Mères qui travaillent prennent le temps de déjeuner régulièrement avec les plus grands (quand ils sont libres seulement, je précise).
– 1 Grand-Mère sur deux s’en occupe au moins 2 semaines par an pendant les vacances (bon…des fois moins, des fois plus… On dira que ça dépend des ponts !)
– le plus beau cadeau qu’une Grand-Mère ait fait à ses petits-enfants est un voyage (pas aussi loin que ce que j’aurais voulu, mais c’est un début !)
– le moment le plus marquant de leur vie de Grand-Mère fut…la naissance du n°1 (comment l’oublier ?)Grosso modo, donc, je suis dans la moyenne. Mais ne nous leurrons pas, chères lectrices : d’ici un an, tout aura changé. Alors autant se dire, comme en cuisine, que ce qui compte quand on est grand-mère, ce n’est pas la quantité…mais bien la qualité  !

A partir de quel âge ? dès 5 ans

Combien de temps ? 1h

S’il y’a une chose pour laquelle les Grands-Parents prennent le temps de faire, c’est apprendre à leurs Petits-Enfants de nouvelles activités. Transmettre à sa tribu quelque chose qu’ils transmettront un jour à leur tour.
Et soyez bien certains que, l’art du pliage fait partie de vos missions de super Grands-Parents.
Pour cela nous vous proposons de commencer par organiser une matinée origami.

Choisissez une couleur qui leur plait,
Une forme qui les amuse,
Et montrez-leur tout ce qu’ils peuvent créer à leur tour !

Une fois la séance terminée, on crée un petit étalage d’origamis et on note les créations des uns et des autres !
Ne pas oublier de donner un nom à chaque réalisation.
“L’arbre magique de Chloé”
“Le dinosaure fou de Jean”
ou encore “La toupie inouïe de Granny !”

Avant de déjeuner, prenez une serviette en papier et faites-en une petite forme amusante, ils seront bluffés de voir que l’origami marche aussi avec les serviettes de table.

A partir de quel âge ? de 2 à 7 ans

Combien de temps ? entre 20 minutes et 1h

Principe de l’atelier :
– Vos petits-enfants créent en apprenant les formes et couleurs, ils développent leur dextérité
– Et vous pouvez ranger le matériel d’un mercredi à l’autre grâce à la jolie boîte de rangement

La gommette c’est l’activité qui sauve chacune des Grand-Mères.
Elle ne prend pas de place, ne salit pas, elle est calme et jolie !
La gommette c’est bien quand il pleut, avant un déjeuner qui se fait attendre, après un bon goûter et même en pyjama avant d’aller se coucher.
La gommette, elle nous suit depuis des générations.

Chez Grand-Mercredi on a découvert des gommettes intelligentes :
De jolies boîtes colorées qui contiennent des images à décorer de gommettes. C’est mieux qu’une planche d’autocollants et beaucoup plus amusant qu’un puzzle.
Avec des gommettes de couleur, les enfants devront recomposer un canard, un âne ou une vache. Guidés par les surfaces pointillées, vos Petits-Enfants choisissent les gommettes correspondantes afin de les placer au bon endroit.
Fiers de leurs créations, les enfants peuvent alors s’inventer des histoires.

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