Vous êtes déjà resté bouche bée face à une situation avec vos Petits-Enfants et vous vous êtes demandé : “Je dis tout aux parents… ou je laisse passer ?” Impossible de passer à côté de cette question. Et vous n’êtes pas seuls : c’est un vrai casse-tête. Entre votre instinct de Grand-Parent, votre complicité avec vos Petits-Enfants, et la vie parfois chargée des parents… la ligne est fine. Alors, que faire ?
Tout n’est pas information, parfois c’est juste ressenti
Votre Petit-Enfant vous confie une petite inquiétude ou un moment de tristesse.
Votre premier réflexe : “Je dois prévenir les parents”. Normal ! Mais attendez.
Parfois, il s’agit juste de laisser l’enfant s’exprimer et se sentir entendu.
Le simple fait de l’écouter, de nommer ce qu’il ressent, peut suffire à le rassurer.
Votre rôle n’est pas de remplacer les parents, mais de faire de la place pour que le Petit-Enfant existe pleinement.
Prévenir ou protéger ?
Certaines informations sont importantes : sécurité, santé, situations qui dépassent l’enfant. Là, pas de doute, les parents doivent savoir.
Mais parfois, ce qui vous préoccupe est… simplement un ressenti passager ou une phase de fatigue ou d’émotion.
Dans ce cas, transmettre tout, tout de suite, peut créer de l’inquiétude inutile.
Notre petit doigt nous dit que :
écouter, observer, puis choisir le bon moment pour en parler est souvent la meilleure option.
Parler sans juger, c’est votre super-pouvoir
Même quand vous décidez de tout dire aux parents, la manière compte.
Au lieu de :
“Il fait ça tout le temps, vous devriez le corriger !”
Essayez plutôt :
“J’ai remarqué qu’il semblait un peu triste hier. Je ne sais pas si c’est important, mais je voulais le partager.”
Pas de leçons, juste des observations. Vous gardez votre rôle de Grand-Parent complice et bienveillant, et vous ne mettez pas les parents sur la défensive.
Faites confiance à votre instinct… et à celui des parents
Vous connaissez vos Petits-Enfants depuis toujours, vous êtes sensibles aux moindres changements.
Les parents, eux, connaissent la vie de l’enfant au quotidien.
Entre votre instinct et le leur, il y a souvent un équilibre magique :
– vous repérez des signaux
– vous observez et notez
– vous partagez ce qui est vraiment utile, avec tact
Le reste ? Parfois, le silence bienveillant est aussi un cadeau.
L’art du “juste dire”
Faut-il vraiment tout dire ? Pas nécessairement.
Faut-il tout taire ? Non plus.
Le juste milieu, c’est :
– observer d’abord
– écouter votre Petit-Enfant
– choisir ce qui mérite vraiment d’être partagé
– parler avec bienveillance et sans jugement
Et souvent… ce “juste dire” renforce votre rôle de Grand-Parent, protecteur mais complice, sans créer de tensions inutiles.
En résumé
Vous n’êtes pas la police des émotions, ni le détective des secrets.
Vous êtes là pour :
– soutenir
– écouter
– aimer
Et parfois, ne pas tout dire est la meilleure preuve d’amour.
Votre Petit-Enfant le sent. Les parents le ressentent. Et vous… vous gardez cette place unique qui fait que votre présence est irremplaçable.
Alors, la prochaine fois que vous vous demandez si vous devez tout dire, souvenez-vous : le vrai super-pouvoir du Grand-Parent, c’est de savoir quand parler… et quand se taire.
Crédit photo : Pinterest




