J’ai découvert un secret sur mon Petit-Enfant, dois-je le dire aux parents ? - Grand-Mercredi

À la maison

J’ai découvert un secret sur mon Petit-Enfant, dois-je le dire aux parents ?

C’est le propre des Grands-Parents : être ce confident privilégié auprès de qui on vient déposer ses petits tracas et ses grands secrets. Mais que faire quand la confidence est un peu trop lourde à porter ? Entre le pacte de confiance avec votre Petit-Enfant et le devoir d’information envers vos propres enfants (les parents), le cœur balance. Une bêtise à l’école, une première amourette cachée ou une cigarette fumée en cachette… On vous aide à démêler le vrai du faux pour savoir quand parler et quand garder le secret.

1- Évaluer la “température” du secret

Avant de décrocher votre téléphone, posez-vous la question essentielle : le secret met-il votre Petit-Enfant en danger ?

  • C’est “léger” : Une mauvaise note, un gros mot, un amoureux secret… C’est le “jardin secret”. Ici, la complicité prime. Garder ce secret renforce votre lien unique.
  • C’est “sérieux” : Santé, sécurité, mise en danger (drogue, harcèlement, fugue)… Là, le rôle de protection prend le dessus sur la confidence. La sécurité de l’enfant passe avant le pacte.

2- Encourager l’enfant à dire la vérité

Plutôt que de “dénoncer”, devenez un coach ! Si votre Petite-Fille vous avoue une bêtise, dites-lui : “Je suis fier/fière que tu m’aies fait confiance, mais je pense que tes parents aimeraient aussi le savoir. Comment pourrais-tu leur dire ?”. Proposez-lui d’être présent(e) au moment de l’aveu pour servir de médiateur et apaiser les tensions.

3- Utiliser la règle du “temps de réflexion”

Ne réagissez jamais à chaud. Si la nouvelle vous choque, prenez 24 heures pour réfléchir. Un secret dévoilé trop vite peut briser la confiance de votre Petit-Enfant pour de longues années. Demandez-vous : “Si je le dis, est-ce pour aider mon Petit-Enfant ou pour me soulager, moi, d’un poids ?”.

4- Parler aux parents… sans trahir

Si vous jugez que les parents doivent savoir, mais que vous ne voulez pas briser le lien, vous pouvez utiliser la diplomatie. Au détour d’une conversation, suggérez une piste : “J’ai l’impression que Jules est un peu soucieux en ce moment, vous ne trouvez pas ? Peut-être devriez-vous discuter un peu avec lui”. C’est une façon de mettre la puce à l’oreille sans trahir le secret.

5- Se rappeler que vous êtes le “Grand-Parent”, pas le “Gendarme”

Votre rôle est différent de celui des parents. Vous êtes la soupape de sécurité. Si votre Petit-Enfant sait qu’il peut tout vous dire sans que cela finisse en “conseil de discipline” immédiat, il continuera de venir vers vous en cas de vrai problème. Parfois, être un bon Grand-Parent, c’est simplement savoir écouter et offrir une épaule, sans juger.

Porter un secret est une preuve d’amour, mais savoir quand le partager est une preuve de sagesse. Dans tous les cas, faites confiance à votre instinct : il est souvent votre meilleur guide !

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