Les 5 phrases qui blessent un Petit-Enfant sans qu’on s’en rende compte - Grand-Mercredi

Avec mes Petits-Enfants

Les 5 phrases qui blessent un Petit-Enfant sans qu’on s’en rende compte

On a tous déjà prononcé une phrase « comme ça », sans mauvaise intention. Une phrase qui sort vite, presque automatiquement. Et puis… quelque chose se ferme dans le regard de votre Petit-Enfant. Certaines phrases, dites sans y penser, peuvent marquer durablement. Bonne nouvelle : les repérer, c’est déjà les désamorcer. On regarde ça ensemble, sans culpabilité et avec bienveillance.

 

« Arrête de pleurer, ce n’est rien »

Ce que vous voulez dire : « Je veux te rassurer. »
Ce que l’enfant entend : « Ce que tu ressens n’est pas important. »

À la place, on peut dire :

« Je vois que tu es triste. Viens, on en parle. »

On ne supprime pas la peine. On l’accueille.

 

« Tu pourrais faire un effort »

Tiens, tiens, tiens… celle-là sort souvent quand on est fatigué.
Le problème, c’est qu’elle sous-entend que l’enfant ne fait pas assez, alors qu’il fait peut-être déjà tout ce qu’il peut.

À la place :

« Qu’est-ce qui te semble difficile là, maintenant ? »

On passe du jugement à la compréhension.

 

« Ton frère / ta sœur fait mieux que toi »

Impossible de passer à côté : la comparaison fait des dégâts.
Même dite sur le ton de la plaisanterie, elle installe un sentiment de dévalorisation.

À la place :

« Chacun avance à son rythme, et le tien me va très bien. »

Parce que oui, vraiment.

 

« De mon temps, on ne faisait pas comme ça »

Ah, la fameuse.
Celle qui crée instantanément un mur entre générations.

Ce que l’enfant entend : « Ton monde n’est pas valable. »

À la place :

« Raconte-moi comment tu vois les choses aujourd’hui. »

Quelque chose nous dit que vous pourriez être surpris… agréablement.

 

« Je suis déçu(e) de toi »

Celle-ci est sans doute la plus lourde.
Parce qu’elle touche directement à l’estime de soi, surtout quand elle vient d’un Grand-Parent.

À la place :

« Je n’aime pas ce qui s’est passé, mais je t’aime toujours autant. »

On sépare l’acte de la personne. Toujours.

 

Ce qu’il faut retenir, entre nous

Aucun Grand-Parent n’est parfait. Et heureusement.
L’essentiel n’est pas de ne jamais se tromper, mais de réparer quand une phrase dépasse la pensée. Que le Grand-Parent qui n’a jamais dit une phrase maladroite se manifeste ! Impossible de résister à cette vérité-là : les mots comptent, mais l’amour encore plus.

 

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