Mes Petits-Enfants ne veulent plus venir chez moi : comment réagir ? - Grand-Mercredi

Avec mes Petits-Enfants

Mes Petits-Enfants ne veulent plus venir chez moi : comment réagir ?

Rien que le dire fait un petit pincement. Avant, ils arrivaient en courant. Aujourd’hui, ils traînent des pieds… ou ne viennent plus du tout. Vous aussi vous vous demandez ce qui a bien pu se passer ?

Ce sujet-là touche beaucoup plus de Grands-Parents qu’on ne le croit. Et non, ce n’est ni un échec, juste une situation à regarder avec lucidité, douceur… et un brin d’audace.

 

D’abord, respirer (vraiment)

La première réaction est souvent intérieurement brutale :
« Ils ne m’aiment plus », « Je ne compte plus », « J’ai fait quelque chose de travers ».

Stop.

Les Petits-Enfants ne fonctionnent pas comme nous. Leur refus est rarement un rejet. Il est souvent le signe d’un besoin différent, d’une étape, ou d’un contexte qui a changé.

 

Se mettre dans leurs baskets (sans se juger)

Posez-vous la question, sincèrement :

– Est-ce que chez moi, ils s’ennuient ?

– Est-ce que les règles sont très différentes de chez leurs parents ?

– Est-ce que je parle beaucoup… ou pas assez ?

– Est-ce que je critique (un peu) leurs parents, l’école, leurs écrans, leur façon d’être ?

Que le Grand-Parent qui n’a jamais glissé un « de mon temps… » se manifeste.

 

Accepter que les Petits-Enfants grandissent (et que ça bouscule)

Un enfant qui grandit :

– a envie de voir ses copains,

– préfère parfois rester chez lui,

– peut trouver les adultes « fatigants » (oui, même les formidables Grands-Parents).

Ce n’est pas personnel. C’est une étape. Et bonne nouvelle : les étapes passent.

 

Éviter le piège de la culpabilisation

Dire (ou penser) :

– « Après tout ce que j’ai fait pour eux… »

– « Ils pourraient faire un effort »

– « De mon temps, on ne refusait pas »

Ça soulage peut-être sur le moment, mais ça crée de la distance.
Or ce que vous cherchez, c’est le lien, pas le rapport de force.

 

Oser en parler… simplement

Parfois, une phrase suffit :

« J’ai l’impression que tu n’as plus trop envie de venir chez moi. Tu sais, tu peux me dire pourquoi. »

Sans reproche. Sans pression. Sans drame.
Vous pourriez être surpris de la réponse. Très surpris.

 

Adapter sans vous renier

Non, il ne s’agit pas de transformer votre salon en parc d’attractions.
Mais peut-être de :

– prévoir un moment rien que pour eux,

– vous intéresser sincèrement à ce qu’ils aiment (même si ce sont des choses mystérieuses),

– lâcher un peu sur certaines règles,

– accepter qu’ils viennent… sans être constamment avec vous.

Parfois, être ensemble, c’est aussi être côte à côte, chacun dans son monde.

 

Créer de nouveaux rituels

Les souvenirs d’enfance se construisent souvent autour de petits rituels :

– un plat « spécial chez Grand-Mère ou Grand-Père »,

– une activité qu’on ne fait qu’avec vous,

– un moment calme, sans obligation de parler.

Impossible de résister à un endroit où l’on se sent attendu sans condition.

 

Faire confiance au lien

Le lien entre un Grand-Parent et un Petit-Enfant est solide. Bien plus qu’on ne le croit.
Même quand il semble s’effilocher, il ne disparaît pas.

Quelque chose nous dit que votre place est toujours là. Peut-être différente. Peut-être moins bruyante. Mais profondément précieuse.

 

Et surtout… rester ouvert

Un Petit-Enfant peut s’éloigner aujourd’hui et revenir demain, différemment, plus grand, plus curieux, plus présent.

Votre rôle n’est pas d’insister.
Votre rôle est d’être , disponible, accueillant, fidèle.

 

À retenir, entre nous


Ce n’est pas parce qu’un Petit-Enfant ne vient plus que l’amour a disparu.
Parfois, il se transforme. Et parfois, il a juste besoin qu’on lui laisse la porte grande ouverte.

Impossible de passer à côté de cette vérité-là.

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