Quelque chose nous dit que ce moment-là, vous le connaissez peut-être… ou que vous pourriez le connaître.
Votre Petit-Fils s’approche, le regard hésitant, et vous dit : “Je crois que je me fais harceler à l’école…” Un instant suspendu. Votre instinct vous pousse à agir vite, à protéger, à résoudre le problème immédiatement. Et c’est là que l’erreur peut presque se produire.
L’erreur que j’ai failli commettre
Mon premier réflexe a été de vouloir aller voir les parents ou l’école tout de suite, de tout régler, tout réparer, tout sauver.
Impossible de passer à côté : c’est naturel de vouloir protéger.
Mais quelque chose me disait que précipiter les choses pouvait avoir l’effet inverse.
Le Petit-Fils avait besoin d’abord d’être entendu, compris et rassuré, pas d’être livré à une action immédiate qui pourrait le faire se sentir dépassé ou trahi.
Ce que j’ai appris
Écouter sans interrompre, poser des questions simples, montrer que je le crois et que je le soutiens.
“Merci de me l’avoir dit, je suis là pour toi. Tu veux me raconter ce qui se passe ?”
C’est seulement après ce moment de confiance que nous avons réfléchi ensemble aux prochaines étapes.
Parfois, ce n’est pas l’action immédiate qui compte, mais le fait que le Petit-Fils se sente écouté et compris par quelqu’un en qui il a confiance.
Comment éviter l’erreur
– Rester calme. Même si votre cœur se serre, respirez et écoutez d’abord.
– Ne jamais minimiser ce qu’il raconte. Dire “ce n’est pas grave” ou “ça va passer” peut le faire se sentir seul.
– Valoriser le fait qu’il ait parlé. C’est courageux, et il faut le lui rappeler.
– Laisser l’enfant décider, avec votre soutien, du moment et de la façon d’informer les parents ou l’école.
– Proposer des solutions concrètes ensemble, plutôt que d’imposer vos décisions.
Le rôle irremplaçable du Grand-Parent
Votre place n’est pas de tout résoudre à la place du Petit-Fils.
Elle est de le soutenir, le rassurer et l’accompagner.
Votre écoute, votre calme et votre présence sont des gestes d’amour qui feront plus pour lui que n’importe quelle action précipitée.
En résumé
Quand votre Petit-Fils vous confie qu’il est harcelé, le réflexe peut être de foncer, mais le plus important est d’être d’abord un refuge et une oreille attentive. Grâce à cette patience et cette écoute, il se sentira compris, fort et soutenu.
Et vous, Grand-Parent, aurez joué votre rôle le plus précieux : être là, sans juger, sans précipiter, avec amour et complicité.
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