Votre Petit-Fils sera féministe - Grand-Mercredi
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Votre Petit-Fils sera féministe

2 minutes

La journée de la femme est la parfaite occasion pour interroger l’éducation féministe.

Aurélia Blanc, auteur de Tu seras un homme féministe mon fils, éclaire pour nous ce sujet !

Grand-Mercredi – Quelle est la valeur phare à transmettre à ses Petits-Enfants ?
Aurélia Blanc – L’égalité. Une fille et un garçon se valent et le sexe ne doit pas définir ce qu’on a le droit de faire.

Est-ce que les Grands-Parents sont un peu perdus face au changement perception des sexes ?
Oui, certainement. Nous sommes dans une période de grande remise en question. Notre génération est perdue, alors la leur encore plus. Et puis cela implique de remettre en question sa propre éducation : ce n’est pas évident.

Est-ce que les Grands-Parents ont des réflexes sexistes ?
Les phrases du type “ah ba ça c’est les garçons” ou “c’est une fille donc elle pleure” sont des réflexes sexistes. Les Grands-Parents achètent aussi beaucoup de jouets à leurs Petits-Enfants et cèdent au marketing genré. Sortir des jeux roses pour les filles et bleus pour les garçons, ce serait déjà pas mal.

Comment parler de féminisme à ses Petits-Enfants ?
Pas forcément en citant le mot “féminisme” qui est abstrait pour eux. Cela peut passer par le jeu ou par la littérature jeunesse. Là encore, il faut être vigilant. Certaines maisons d’éditions publient des ouvrages avec des schémas stéréotypés. Les Grands-Parents peuvent aussi parler des bouleversements sociétaux qu’eux-mêmes ont connu. Les plus jeunes sont souvent très curieux de tout ça.

 

 

Y a-t-il des freins à l’éducation féministe autour des Petits-Enfants ?
Le premier, c’est l’école. Son moule est encore assez sexiste. Les élèves et les adultes vont se moquer d’un petit garçon qui porte des baskets à paillettes, par exemple. Dès la crèche, on peut attendre des réflexions déplacées. Même de la part des adultes. Les magasins de vêtements pour enfants débordent de sexisme aussi. Les vêtements à slogans, ou bien roses pour les filles et bleus pour les garçons. Ils nourrissent des stéréotypes actifs pour les petits garçons et passifs pour les petites filles.

Dans votre livre, on comprend que l’on se pose encore la question de comment élever son fils de façon non sexiste, même en 2019. Cette interrogation est éternelle ?
C’est un questionnement qui se répète depuis les années 70. Aujourd’hui, nous avons quand même plus d’éléments de réponse. L’ère post “#Me Too” est un nouveau tournant qui nous apporte de nouvelles pistes.

Est-ce que c’est bien d’avoir des Grands-Parents féministes ?
Une Grand-mère féministe c’est chouette ! Ma propre Grand-Mère a passé son permis de conduire en cachette et s’est battue pour travailler. Elle m’a donc forcément influencé sur la femme que je suis devenue.

 

Mais avoir un Grand-Père féministe, c’est encore mieux !

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