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Rôle grand-père

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La place du grand-père dans la famille

Mon amie Nicole, qui n’est pas la dernière à s’épancher, m’a récemment avoué être un peu démunie.
Bien que sociable et fanfaron par nature, son mari Gilles se sent parfois un peu sur la touche lorsque leurs Petits-Enfants débarquent. Pas de place pour lui dans la cuisine au moment du goûter spécial gaufres, pas assez véloce à la pêche aux canards et assez peu réactif côté coiffures de princesse.

Vous le savez comme moi : il n’en faut pas davantage aux chérubins pour tourner les sandales. Pauvre Grand-Père !

Pour la rassurer, je lui ai confié être souvent confrontée au même problème avec Paul. Lui qui a le sentiment de mendier le moindre bisou auprès d’Auguste, voire se fait rabrouer par Chloé si le ketchup n’est pas versé dans l’assiette « comme Granny elle fait ». Je passe sur toutes les fois où, croyant bien faire, il a – pêle-mêle – acheté une sucette / dit « oui » pour la pâte à sel / organisé une bataille de polochons. Passons.

Mon truc à moi pour impliquer ces Grands-Pères déphasés et les remettre pile au centre de toutes les attentions s’appelle : le « BON POUR… ». Je les distribue au coup par coup à mes Petits-Enfants méritants (soit parce que l’un a mis le couvert ou que l’autre m’a aidée à ranger les jouets).
Exemples : « Bon pour…aller chez le marchand de journaux », « Bon pour…une glace en terrasse », « Bon pour…un plateau télé », et même « Bon pour…aller voir passer le Tour de France », le tout avec son Grand-Père. Et uniquement avec son Grand-Père !

Je vous laisse imaginer le temps que j’ai pour moi depuis que j’ai imprimé les BONS que Grand-Mercredi vous offre juste ICI. Imprimez, découpez, et gardez pour vous celui où est écrit : « BON pour…une sieste tranquille » !

 

Inscription à la lettre de Granny

Non mais…est-ce que vous m’avez bien regardée ? Est-ce que, selon vous, je suis du genre à cocher le 14 février sur mon agenda en espérant fébrilement que mon Paul – cet ours ! –  m’invitera à roucouler aux chandelles devant un menu dégustation en 3 services, avec un écrin à bijou en guise de dessert et maxi-gerbe de mimosa sur la lunette arrière de sa voiture ?
Franchement ? Non. Et vous avez raison ! Pour échapper cette année encore aux clichés de la Saint-Valentin, j’ai décidé de ruser en prenant les devants.
L’air de rien, pour la fête fatidique des amoureux, j’offre à ma presque-moitié bien mieux qu’une écharpe en alpaga : une parenthèse de nostalgie in-te-lli-gen-te.Me servant de la pauvreté légendaire des programmes télé, j’emmène Paul au cinéma voir une pépite du 7e art un peu loufoque : « Le Roi de cœur ». Une version magnifiquement restaurée sort ces jours-ci en salle, plus de soixante ans après, grâce à l’obstination des descendants du réalisateur Philippe de Broca. Une histoire de famille, encore.Je ne saurai donc trop vous recommander de jouer comme moi la carte du décalé pour marquer des points auprès de votre propre « roi de coeur ». Il y sera sensible, même hors calendrier !PS: quant à celles dont le cinéma ne repasserait malheureusement pas le film, je leur offre le DVD qui arrivera avant le 14 février !
Pour être tirée au sort par mes amis de Grand-Mercredi, envoyez-moi simplement votre adresse postale à l’adresse courrier@grand-mercredi.com

 

 

– Pour toutes celles qui sont en vacances avec leurs petits-enfants ou qui sont entrain de les préparer avec zèle, rendez-vous sur le site de Grand-Mercredi pour y retrouver tout un tas d’idées pour occuper vos petits vacanciers.
– Pour toutes celles qui sont chargées de garder « Pané », le poisson rouge dont la famille est partie aux sports d’hiver, dites-vous que vous n’êtes pas seule
– Et enfin, pour toutes celles qui rêvent de partager un moment culturel avec leurs petits-enfants pendant les vacances, suivez le guide !

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Les petits-enfants de Rao Pingru, un grand-père né en Chine dans les années 20, ont reçu un cadeau inouï : un lot d’histoires du soir garanti à vie. Comme nous le raconte « Le Monde des Livres » du 27 janvier, le nonagénaire avait entrepris – à la mort de sa compagne il y a presque dix ans – d’écrire le récit de soixante ans de vie commune.

Petit à petit, le grand-père s’est consolé en écrivant, mais aussi en dessinant : son enfance, sa rencontre avec Meitang (future mère et grand-mère), leur mariage… « Je l’ai fait pour mes petits-enfants. Ce qui est le plus précieux et le plus important, ce ne sont pas les richesses dont ils peuvent hériter, mais le témoignage que je peux leur laisser. Je ne pouvais pas raconter à chacun l’histoire de la famille, c’était plus simple d’écrire et de dessiner. Les jeunes d’aujourd’hui n’ont pas forcément le temps de lire, c’est pour ça que j’ai également utilisé l’image »…, raconte-t-il au Monde.

Ces vingt cahiers sont depuis devenus un vrai livre. Il raconte le destin d’un « couple ordinaire, qui a traversé un XXe siècle extraordinaire ». Et on peut tous le lire et le regarder, même avec ses petits-enfants.

Notre Histoire. Pingru et Meitang (Seuil). A commander chez votre libraire ou juste ici

Pingru-Meitang livre

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A vous, je peux le dire. Trois jours, déjà, que seaux, doudous et mini-maillots ont déserté la maison…et tout me semble dépeuplé. J’ai passé la piscine gonflable au Kärcher, fait l’inventaire des bricoles oubliées par les uns et les autres, refait les piles de draps dans l’autre sens et remisé au placard la vaisselle incassable. Vous voyez le tableau ? Las !

Pour ne pas m’appesantir sur mon sort de Grand-Mère en phase de crise post-estivale, j’ai appelé Liliane Holstein, psychanalyste spécialiste de la famille. Elle est, depuis toujours, mon oreille, et planche sur un nouveau livre dont le sujet est « le miracle des couples heureux » (parution à l’automne). Vaste programme !

Je vous fais cadeau ici de ses précieux conseils pour passer le cap de septembre. Par ici le recadrage…!

Depuis que tout le monde a regagné ses pénates, j’ai les paroles de « Et maintenant » de Gilbert Bécaud qui me trottent en boucle dans la tête. C’est normal ?  
Normalement, il ne doit pas y avoir de « grand vide » à gérer.
Ce qu’il faut vous dire, c’est : quand les enfants et les petits-enfants sont là, c’est bien. Et quand ils partent, c’est bien aussi. Cette absence, ce départ, va forcément apporter quelques chose de bon à chacun. C’est la raison pour laquelle il est très important de cultiver cette philosophie de contentement de chaque situation.

Etre plus au calme, se concentrer sur soi, lire tranquillement, penser, avoir le cerveau qui se repose : tout ceci est bénéfique. Et puis…c’est aussi le moment de se retrouver en tant que couple. Car, quand tout le monde est là, finalement, on n’a pas trop de temps pour l’autre et l’on se parle rarement si ce n’est pour donner telle indication ou directive.

Soit ! Et si je proposais au Grand-Père de fabriquer à quatre mains un album-photos de nos vacances en famille ?
Mieux vaut garder ça pour l’hiver…! L’heure est plus aux retrouvailles, aux moments en tête-à-tête.
Je vous conseille d’en profiter pour sortir en amoureux, déjeuner en terrasse, vous regarder vraiment, les yeux dans les yeux. Et de montrer que vous êtes contente de passer du temps seule avec lui plutôt que de vous lamenter avec nostalgie.
C’est le moment idéal pour sortir de son rôle de grand-parent et redevenir un homme/une femme. Se rapprocher physiquement de celui qu’on aime, ne pas le considérer comme un meuble mais comme un être qui évolue constamment, nécessite de prendre le temps.

Donc, si je résume : « Adieu la Grand-Mère, bonjour l’épouse modèle » ?
Bonjour « la femme amoureuse », ce n’est pas pareil. Un peu comme si vous faisiez un état des lieux après le départ de tout le monde.

Quant aux Grand-Mères qui vivent seules, il faut voir cette transition comme l’occasion d’un rebond salvateur et bénéfique. On passe du plein au vide ? Alors c’est le moment de remplir autrement.
Pourquoi pas en faisant un petit voyage avec un groupe de gens sympas, en reprenant une activité sportive, en sortant davantage… Même avec peu, il est possible d’être heureuse: que ce soit en buvant un thé dans son petit salon dans le Berry ou à la terrasse du Flore à Paris !

Bon, et une fois que j’ai fait tout ça, ai-je quand même le droit de dire à mes petits-enfants qu’ils me manquent ?
Cela risquerait de les culpabiliser, eux comme leurs parents d’ailleurs. Tous reprennent leur vie et c’est normal; vous avez eu la chance de les choyer, de leur apporter de la douceur, des rigolades… Mais, désormais, chacun retrouve son rythme et c’est dans l’ordre des choses.

N’oubliez pas, en revanche, que quand les Grands-Parents sont heureux parce qu’ils ont développé une relation solide de tendresse et de douceur, les enfants et les petits-enfants le voient! Cette harmonie, cette image du bien-être est l’un des éléments fondamentaux qui laisse un goût de bonheur aux vacances. Autant y travailler pour l’été prochain !

En ce qui me concerne, me voici sur les rails…! A vous de jouer, maintenant ! Ramassage des copies dans un mois !

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