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Grand-Mercredi: les coulisses sont par ici !

Depuis le temps que vous me demandez de vous raconter.

J’aimerais vous faire un petit film des bureaux de Grand-Mercredi, mais on me l’a formellement interdit !

 

Alors je vais essayer très humblement de vous retranscrire les coulisses de cette petite ruche. Sachez que tout a commencé avec un coup de téléphone d’une amie me disant « Des petits jeunes créent une société pour les Grands-Parents, ils cherchent une Grand-Mère, j’ai pensé à toi ».
Je me suis immédiatement dit que je ne pouvais pas être la bonne personne n’étant ni Grand-Mère (à l’époque, je disais que j’avais des Petits-Enfants mais que je n’étais pas pour autant et certainement pas Grand-Mère !!), ni capable de travailler à nouveau.

Et puis, quand je les ai rencontrés j’ai écouté leur histoire à chacun : ils ont des enfants dont les Grands-Parents sont hyper présents, source d’inspiration inépuisable me disent-ils, et un objectif simple : simplifier la vie des Grands-Parents en France (rien que ça !). Dans le lot, certains de leurs parents sont des Grands-Parents à distance formidables, d’autres les ont toutes les semaines ou presque, mais surtout ils ont un point commun tous mes petits jeunes : ils respectent profondément ce que font les parents et beaux-parents pour eux. Et c’est ce que j’ai le plus aimé chez eux avant de dire OUI fébrilement.

Depuis, j’écris des « lettres » que je leur livre chaque semaine en fonction de mon humeur, de leur humeur à eux, ou de vos besoins.
Je passe au bureau deux fois par semaine pour donner des idées, et trouve toujours quelqu’un pour me lancer « Granny tu tombes bien on a besoin de toi! ». Ils sont souvent en train d’expédier vos commandes quand moi j’arrive avec une nouvelle idée ou un petit coup de gueule (récemment la livraison de commandes en retard ou une faute d’orthographe dissimulée dans une de mes lettres,  grrr).

De temps en temps j’entends des « C’est quoi les plus beaux manèges à Paris Granny ? » ou « Tu ferais quoi toi pour les vacances de Noël ? »
Mais ce que je préfère par dessus tout, c’est leur capacité à transformer mes petites adresses en des cartes de Paris.
Exemple par ici pour mes manèges,
Ou par là pour les animaux à montrer à nos Petits-Enfants.
Et mieux encore, tous mes spots préférés pour se prendre en photo avec eux et les envoyer aux parents.
C’est pas génial ?

Alors, c’est à mes petits jeunes que je m’adresse ce matin : merci pour cette aventure incroyable qu’est Grand-Mercredi.
Et surtout, à vous chères lectrices : merci de votre immense fidélité !

 

Le « c’était mieux avant », ça vous parle ? Moi oui.
J’avoue, parfois, lorsque j’entends mes Petits-Enfants et leurs Parents me parler d’ « ateliers bleus » et de « rythmes scolaires », je suis un peu perdue. Au risque de passer pour une Grand-Mère rétro, je me dis, surtout, que tout était plus simple « à notre époque ».

Pour me donner raison – mais aussi pour éclairer votre lanterne sur l’école d’aujourd’hui – j’ai donc fait venir au tableau deux institutrices : Sabine, mon amie de toujours, qui a connu les encriers et la blouse grise, et Charlotte, une petite nièce pour qui l’enseignement est une vocation.
Je les ai installées toutes les deux sur un canapé et je les ai écoutées. Vous verrez : c’est on ne peut plus…instructif !

Granny,

 

Sabine,
Grand-Mère de 9 Petits-Enfants
Institutrice entre 1969 et 1973 à Lille

Devenir institutrice, une vocation?
A cette époque, on est en mai 68, tout le monde pouvait enseigner : il suffisait d’avoir son bac.
J’avais toujours rêvé de faire une dictée à voix haute à une classe d’élèves et l’idée que, dans les petites classes, les petits-enfants entrent en ne sachant ni lire ni écrire, et ressortent avec ce bagage, me réjouissait.
Alors je suis allée toquer à la porte d’une école privée de Lille, celle de la rue St-Sauveur.
Et, du jour au lendemain, on m’a mise à la tête d’une classe.

Un souvenir ?
Ma plus belle déclaration d’amour, c’est celle d’un élève, Frédéric.
Il m’a dit un matin : « Tu sais Maîtresse, j’aimerais que tu sois ma Maman ». Alors je lui ai demandé, très intriguée : « Mais ta Maman, que ferait-elle ? »
« Et bien elle serait ma Grand-Mère ! »
C’est dans ces moments-là que je prenais conscience de la place essentielle qu’une institutrice tient dans le cœur des enfants. Tout particulièrement dans les plus petites classes où les enfants sont très attachés à nous.

Les Grands-Parents étaient-ils impliqués ?
Pas vraiment. Les mères venaient évidemment chercher leurs enfants à l’école et, lorsque nous voyions les Grands-Parents, c’était exceptionnel.
Il faut imaginer qu’à cette époque, soit on ne travaillait pas et on s’occupait de ses enfants, soit on travaillait et c’était le plus souvent les aînés qui prenaient le relais.

Un livre ?
Lorsque je lisais un livre à ma classe, les enfants me regardaient comme si j’était une magicienne.
Je jouais avec le ton, je les passionnais.
Mais LE livre, celui que je considère comme symbolique c’est : « Le Petit Prince ».
Lorsque j’ai passé mon CAPES, l’inspecteur m’a demandé pourquoi j’avais choisi « Le Petit Prince » et si je ne trouvais pas mes élèves trop jeunes pour un tel ouvrage ? Je lui ai répondu : « Mais tout est tellement beau, qu’ils prendront ce qu’ils veulent. »
Et je pense que c’est ça les enfants : ils prennent ce qu’ils veulent.

 

Charlotte,
Institutrice aujourd’hui en classe de CP à Paris, 17ème arrondissement.

Devenir institutrice, une vocation?
En quelque sorte, oui ! C’est si long de le devenir que, le jour de ma première rentrée fut pour moi comme un sacre !
J’allais m’asseoir en face d’une classe d’élèves et leurs apprendre ce que j’avais appris moi-même à leur âge. Je n’en revenais pas !

Un souvenir ?
Le souvenir de ma première réunion de Parents d’élèves. Leurs inquiétudes, leurs questions, leur attentes. Et moi « Serai-je être à la hauteur du rôle qui m’est confié ? »
Quelle responsabilité nous avons, nous, de faire grandir tous ces enfants et de ne passer à côté de rien !

Voyez-vous les Grands-Parents à l’école ?
Bien sûr ! Certains viennent même aux réunions parents-professeurs.
Ils s’impliquent dans la vie de l’école en apportant des fruits ou des livres pour la classe, par exemple. Ils viennent chercher les enfants le Mercredi, pour beaucoup d’entre eux, ou le soir.
Et pour nous, les maîtresses, ils sont un vrai relais. Je me souviens avoir confié à une Grand-Mère que le chagrin de son petit-fils était peut-être dû à celui qu’éprouvait sa Maman en le quittant chaque matin !
Comme un coup de baguette magique, la semaine suivante, c’était le papa qui déposait le petit garçon, tout sourire !
Les Grands-Parents ont un pouvoir que nous ne soupçonnons pas. Celui de pouvoir, en un conseil, débloquer un petit tracas. Ça s’appelle l’expérience !

Quel rôle doivent-ils jouer?
Un rôle de relais, de conseil et de soutien, surtout quand il s’agit d’organiser les choses : rentrée, devoirs, allers-retours, activités extra-scolaires.
Une famille bien organisée, c’est la sérénité assurée.

Un livre ?
Bien sûr ! Lisez-leur ceux de votre génération. C’est ça, le vrai cadeau à leur faire.
Et moi je dis à tous les parents que « Le Petit Prince « : un, il n’a pas d’âge, et deux, il ne se démode pas !

 

1. Un selfie tous les mois de vous et eux au même endroit

2. Un pique-nique pour un petit déjeuner

3. Un tatouage éphémère

4. La tournée des meilleurs glaciers de la ville

5. Une crêpe baptisée de votre petit nom de grand-mère : la granny , la mam, la mamounette…

6. Un  conte à écrire à deux

7. Une collection à démarrer ensemble

8. Un lieu à visiter pour la première fois et pour vous et pour eux

9. Une pyjama party improvisée : au programme secrets et pop-corns

Les études se suivent et se ressemblent  : oui, aider son prochain, c’est bon pour la santé. Une récente étude australienne le confirme même : l’altruisme booste la longévité.

Et si aider les autres n’était pas qu’un geste altruiste ? Une étude parue dans « Evolution and Human Behavior » suggère que les comportements d’aide envers les enfants, petits-enfants, ou l’entourage plus lointain donneraient un coup de pouce à la longévité. Les scientifiques de l’université de Bâle, en Suisse, ont passé au crible le comportement de 500 personnes âgées de 73 à 103 ans. Ils ont remarqué que celles qui prenaient soin de leurs petits-enfants vivaient plus longtemps que les autres : la moitié des aidants sont encore en vie dix ans après le début de l’étude, tandis que la moitié des grands-parents moins dévoués décèdent dans les cinq ans.

En l’absence de petits-enfants, l’aide apportée directement aux enfants, comme sur le plan des tâches ménagères par exemple, a les mêmes effets sur la longévité. Un comportement pro-social des grands-parents envers les enfants et petits-enfants permettrait de montrer l’exemple de l’altruisme pour les générations futures et d’inscrire ainsi ce modèle dans leur système nerveux et hormonal.

Aider sans s’oublier
Et pour ceux qui n’ont pas eu d’enfants, aider quelqu’un s’avère toujours synonyme de longévité : la moitié des participants ayant apporté un soutien émotionnel à un tiers sont encore en vie sept ans après le début des recherches, contre 4 ans chez les non-aidants. Mais, comme pour tout, point trop n’en faut. A haute dose, aider peut devenir source de stress: les aidants, familiaux ou non, qui en font trop risquent l’épuisement. L’aide doit rester modérée pour conserver ses effets bénéfiques sur la santé.

Source : Top Santé

Bouton inscription lettre de Grand-Mercredi

 

Petit manuel à l’usage des grands-parents qui prennent leur rôle à coeur – Etienne Choppy
Les grands-parents occupent, aux yeux de leurs-petits enfants, une place privilégiée dans le monde des adultes. Leur action est très variable. Elle va des soins au nourrisson à l’écoute d’un adolescent en difficulté. La bonne relation avec les parents ou le parent en charge de l’enfant est capitale. Et les grands-parents d’aujourd’hui se demandent parfois comment se situer. Quel rôle, quels rôles peuvent-ils jouer ? Ont-ils un droit d’ingérence ? Jusqu’où peuvent-ils aller dans les conseils ? Comment trouver leur place lors de la recomposition de la famille ? Comment aider leurs petits-enfants face aux difficultés de la vie ? Comment intervenir dans la transmission de l’histoire familiale ?… Loin des idées reçues, Etienne Choppy, psychanalyste et plusieurs fois grand-père, et Hélène Lotthé-Covo, agrégée de lettres, enseignante en littérature et en audio-visuel tentent d’aider les grands-parents modernes face aux réalités concrètes et aux difficultés qu’ils rencontrent avec leurs petits enfants. Ils insistent aussi sur l’importance de la transmission à travers les générations et proposent aux grands-parents une réflexion sur leur fonction symbolique.

 

Grands-parents, à vous de jouer – Marcel Rufo
Clinicien avant tout, dans ses livres Marcel Rufo s’appuie sur ses rencontres avec ses patients et leur famille pour éclairer et faire le lien avec la théorie psychiatrique ou psychanalytique. Dans ce nouveau livre, il a choisi de réfléchir à partir d’une expérience personnelle : les relations qu’il a eues, petit, avec son unique grand-mère, une femme extravagante, autoritaire, d’origine italienne. Replongeant dans cette histoire, il développe ce que le pédopsychiatre qu’il est devenu peut maintenant en comprendre. Comment ce petit garçon introverti a pu devenir un pédopsychiatre extraverti, un grand communicant à l’aise avec les médias… On voit là que rien n’est jamais joué au niveau de l’enfance. Dans un troisième temps, Marcel Rufo, pas encore grand-père, se projette dans l’avenir et écrit à son petit-fils ou sa petite-fille imaginaire, en se mettant dans la position quasi idéale du grand-père parfait qu’il imagine devenir et ne sera sans doute jamais.

Grands-parents à vous de jouer

 

Grands-parents, le rôle de votre vie – Frédéric Kochman
Les grands-parents d’aujourd’hui incarnent une nouvelle figure au sein de la famille dont les repères ne sont pas forcément simples à trouver !
Cet ouvrage, fruit de l’expérience d’un pédopsychiatre passionné, aide les nouveaux grands-parents à découvrir et à s’épanouir dans ce nouveau rôle :
Transmettre leurs valeurs et leur philosophie de vie à leurs petits-enfants, sans perturber les principes éducatifs donnés par les parents.
Utiliser la  » psychologie positive  » en famille (apprendre de ses propres erreurs, cultiver le bonheur et l’optimisme, utiliser la communication non violente avec les petits…)
Prendre le temps du partage, avec les meilleurs jeux et activités à faire avec leurs petits-enfants, de la naissance à l’adolescence…

50 idées pratiques et astucieuses et des analyses de cas concrets, pour une réponse rapide et adaptée à tous les besoins.

 

Chère Mounine, cher Papy !

Je vous écris cette lettre au nom de tous les petits-fils et petites-filles de la terre.

Vous avez entre vos mains un trésor fabuleux, une vie toute remplie de péripéties ubuesques, une histoire tout simplement unique, un cheminement bien à vous, des idées qui vous ont forgés, des combats qui vous ont enivrés, et de si belles histoires à conter.

Nous, les petits enfants, même si c’est vrai nous l’avouons rarement, nous aimons découvrir ce qui se cache derrière ce que vous êtes aujourd’hui, connaître ces façons de vivre, de penser qui ne sont plus le standard aujourd’hui !

Parfois vous vous apercevez que certaines paroles que vous croyiez prononcer avec délicatesse froissent les oreilles des nouvelles générations.

Mais ne croyez pas que cela signifie que nous ne voulons plus vous entendre… Au contraire, nous aimons vous écouter ! Et finalement le problème n’est pas le fait de transmettre, mais plutôt l’art de communiquer. Bonne nouvelle, non ?

Alors si vous le permettez, quelques conseils que les petits-enfants peuvent proposer, pour rendre les conversations plus détendues, plus paisibles, plus efficaces, plus fructueuses !

Tout d’abord, raconter oui, mais comparer non. Dire « de mon temps » oui, mais sans ajouter systématiquement, « aujourd’hui, tout fout le camp » ! Les jeunes ont une vie qui débute à peine, encore bien longue devant eux : il est alors difficile d’entendre trop souvent que le monde dans lequel ils grandissent est décadent. Il est bien normal qu’une certaine nostalgie vous saisisse, mais pour une meilleure entente, il vaut mieux ne pas l’imposer : ceux qui vous écoutent l’acquerront sans doute de leur plein gré !

Ensuite, partager avec les jeunes leur sens de l’humour, savoir les écouter sans les brusquer, savoir s’emparer de leur humour pour transmettre subtilement des éléments qui vous tiennent à cœur. Au détour d’un livre, d’une musique. Les questionner, les écouter, les comprendre pour leur suggérer d’autres manières de vivre, de voir, de penser, d’agir.

Enfin de temps à autre, leur partager un souvenir précis, une anecdote qui vous a bouleversés, leur montrer un souvenir, leur confier quelque chose que vous gardiez précieusement pour vous. Créer un climat de confiance, par du donnant-donnant. Et vous verrez la jeunesse venir quémander timidement, discrètement un petit conseil.

Le jeune est comme un petit animal sauvage, qu’il faut apprivoiser. Mais lorsqu’on s’y prend bien, il peut devenir un fidèle animal de compagnie. Alors faites-lui confiance !

Un petit-enfant.

Source : Aleteia

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